Date de sortie 14 août 2013
Réalisé par Arnaud des Pallières
Avec Mads Mikkelsen , Mélusine Mayance , David Kross
Scénariste(s) Arnaud des Pallières, Christelle Berthevas
Distributeur Les films du losange
Année de production 2013
Pays de production France, Allemagne
Genre Drame
Couleur Couleur

Synopsis

Alors qu'il revient chez lui par son chemin habituel, il se heurte à un baron, qui a décidé d'installer un péage. N'ayant pas d'argent sur lui, le marchand doit laisser en gage ses chevaux et un valet pour s'en occuper. Michael Kohlhaas, qui est protestant, tente d'obtenir réparation, en allant chez un avocat, mais il est débouté trois fois par le tribunal, car le baron bénéficie de l'influence d'un parent à la cour. Sa femme Judith le convainc de la laisser aller à la cour, car elle pense qu'elle aura plus de facilité, en tant que femme, à approcher la princesse. Judith L'enterrement a lieu, avec uniquement Kohlhaas, Lisbeth et un pasteur protestant. Ensuite, Kohlhaas confie Lisbeth à ce pasteur, et part avec ses valets se venger contre le baron.

Photos

Michael Kohlhaas

Critiques

  1. Première
    par Gaël Golhen

    Les premiers plans de Michael Kohlhaas laissent penser qu’en adaptant une nouvelle philosophique de Kleist, Arnaud des Pallières va signer son 13e Guerrier, un western ou un
    chambara plein de bruit et de fureur. Des cavaliers sur la crête, une longue cavalcade filmée en contre-plongée : cadrée comme du John Ford ou du Akira Kurosawa, l’introduction du film fait planer un souffle épique qui va pourtant être vite démenti. Des Pallières change de registre au bout de quelques minutes et, dans un dénuement quasi bressonnien, organise une réflexion abstraite sur la justice et le politique. C’est précisément le problème de Michael Kohlhaas : la friction suicidaire entre, d’un côté, le grand film viscéral, la puissance brute de Mads Mikkelsen et, de l’autre, la distance janséniste, glaciale, de la parabole politique. Tout cela finit par se neutraliser et laisser le film – et le spectateur –
    se perdre dans un no man’s land arty fascinant, mais un peu trop théorique.