Date de sortie 2 décembre 2015
Durée 103 mn
Réalisé par Valérie Donzelli
Avec Anaïs Demoustier , Jérémie Elkaïm , Frédéric Pierrot
Scénariste(s) Valérie Donzelli, Jérémie Elkaïm, Jean Gruault
Distributeur Wild Bunch
Année de production 2015
Pays de production france
D’après l’œuvre de Jean Gruault

Synopsis

Julien et Marguerite de Ravalet, fils et fille du seigneur de Tourlaville, s'aiment d'un amour tendre depuis leur enfance. Mais en grandissant, leur tendresse se mue en passion dévorante. Leur aventure scandalise la société qui les pourchasse. Incapables de résister à leurs sentiments, ils doivent fuir…

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La 19e édition du festival d’Albi offre une carte blanche à Valérie Donzelli et programme 18 films en avant-première.

Photos

DR
Wild Bunch Distribution / Rectangle Productions
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Wild Bunch Distribution / Rectangle Productions
Wild Bunch Distribution / Rectangle Productions
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Marguerite et Julien

Marguerite et Julien

Marguerite et Julien

Marguerite et Julien

Marguerite et Julien

Marguerite et Julien

Critiques

  1. Première
    par Stephanie Lamome

    Au final, ce n’est qu’un film de Donzelli, pas du tout révérencieux, comme un chaînon manquant totalement punk entre Truffaut et Demy qui aurait vendu la peau d’âne avant de l’avoir tué. Moins qu’au tabou et aux questions d’(a)moralité dont elle se fout, Donzelli s’intéresse surtout à une histoire d’amour fou entre deux enfants du même sang qui finiront par baigner dans le même. Le point de vue est important : cette légende de Marguerite et Julien sera racontée comme une histoire à faire peur dans un pensionnat de jeunes filles plein de petits cris et de chuchotements. Il faut donc aimer les contes de fées avec des princesses à aller délivrer dans des donjons, des princes charmants blafards qui surgissent par les fenêtres, des ogres ventrus qui rôdent, des marâtres qui veillent au coin du feu etc. Avec ça, Donzelli se permet tout : on est au dix-septième siècle et il y a des hélicos, ce sont des enfants mais Jérémie Elkaïm a 36 ans, on n’entend que des prénoms prononcés dans des soupirs mais Blondie crache son son, Donzelli ne filme que des élans mais elle s’amuse à les figer tout le temps etc... C’est du romanesque et du romantisme hard core, sublimement beau, grotesque parfois, lyrique et pop tout à la fois. Après La reine des pommes, La guerre est déclarée et Main dans la main, Donzelli continue d’écrire son histoire avec Jérémie Elkaïm et ça aussi, c’est bouleversant. Sa façon de le filmer, éclairé à la bougie, comme la figure ultime du héros tragique à couper au couteau, dans tous les sens du mot, le transcende définitivement, à tel point que le fait de savoir s’il est bon acteur n’entre même plus en ligne de compte. Marguerite et Julien. Valérie et Jérémie forever. Midinettes, ne pas s’abstenir.

  2. Première
    par Daniel De Almeida

    Marguerite de Ravalet et son frère Julien sont en fuite. Dans les orphelinats, les petites filles rivalisent d’imagination pour (se) raconter la légende de ces deux amants maudits. En adoptant la structure du conte terrifiant qui privilégie la fantaisie du mythe à la vérité factuelle (il s’agit d’une histoire vraie), Valérie Donzelli laisse libre cours à son cinéma de l’excès : maréchaussée en costume d’opérette, anachronismes permanents, adolescence irréaliste d’acteurs trentenaires... Certes, parfois emporté un peu hors piste par ses élans, Marguerite & Julien permet à la cinéaste de refermer un cycle dévolu à l’amour fou et impossible par un sommet de beauté formelle et de romantisme suicidaire.