Affiche Margin Call

Margin Call : critiques

La critique de Premiere

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    Dès les premières images, cliniques et implacables, où s’organise un plan social brutal dans les locaux qui serviront de décor presque unique au film, le débutant J.C. Chandor fait preuve d’une assurance stupéfiante en montrant des fantassins en costard se déployant sur le champ de bataille. Ils ne le savent pas encore, mais les rescapés vont ensuite devoir mener une guerre – nous sommes en 2008, à l’aube (littéralement) du krach boursier qui a plombé l’économie mondiale. Heure par heure, Margin Call retrace de l’intérieur cette nuit où tout a basculé et raconte comment quelques cols blancs ont sciemment précipité le naufrage en emportant toutes les bouées avec eux. Un cauchemar éveillé en open space où l’on compare la taille de son cynisme pendant que les derniers sursauts de conscience sont étouffés par des promesses de parachutes dorés. Question ressources humaines, le réalisateur a mis le paquet. Tous déments, Spacey, Bettany, Irons, Quinto et les autres se renvoient les dialogues brillamment affûtés de Chandor avec une virtuosité déconcertante. Oubliez la décevante suite d’Oliver Stone : ce que Wall Street 2 aurait dû être – un impitoyable thriller financier en prise directe avec l’époque – s’appelle Margin Call. Vous pouvez y investir les yeux fermés.

Les autres avis de la presse

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  • Be ()3
    Ce film captivant réussit à transformer le monde de la finance en drame shakespearien.
  • Voici ()3
    Un film brillant, au casting top, et moins austère qu'il n'y paraît.
  • Version Femina ()2
    Courez voir ce film signé J.C.Chandor (...) C'est réaliste, intelligent, saisissant (...) les acteurs sont excellents.
  • Télé 7 jours ()4
    Cotation très élevée côté casting (...). Cette plongée cynique et passionnante dans le monde impitoyable de la finance impressionne autant qu'elle donne à réfléchir sur les dérives du capitalisme.
  • Excessif / TF1 News ()3
    (...) la crise économique avec un langage clair et une approche didactique. Ce qui chez d'autres aurait pu constituer un écueil se révèle ici un atout puisque la grande qualité du film réside dans sa capacité à rendre simple des notions abstraites ou complexes. (...) En l'état, ce coup d'essai se révèle fort honorable, bien dialogué et supérieurement interprété (...).
  • L'Express ()3
    (...) une sorte de thriller passionnant chez les traders et autres financiers de tout poil (...). Chandor décrypte les mécanismes économiques avec limpidité pour mieux les dramatiser (...).
  • Critikat.com ()1
    "Margin Call" ne serait que lâchement hypocrite si en plus il ne développait pas une fascination souterraine pour le monde qu'il décrit, en usant de la métaphore de manière franchement douteuse.
  • Nouvel Obs ()3
    Clarté d’une intrigue où la mise à mort est une seconde nature, pas de deux entre liquidateurs cyniques et boucs émissaires résignés (le casting va de Jeremy Irons à Kevin Spacey), unité de temps et de lieu (un building filmé comme une forteresse) « Margin Call », thriller bien mené en huis clos, montre l’horreur économique dans toute sa bassesse.
  • A voir à lire ()3
    J.C. Chandor signe un thriller palpitant, d’une brûlante actualité, dans les hautes sphères de la finance, moins de 24 heures avant la crise des subprimes. Wall Street : l’argent ne dort jamais peut aller se coucher...
  • A nous Paris ()4
    le film livre une brillante analyse du milieu financier et de la crise. Il bénéficie en outre d'un scénario époustouflant et d'un casting réellement jouissif (...) une petite merveille.
  • Ecran Large ()2
    "Margin Call" c'est un peu l'explication de la crise financière actuelle pour les Nuls, le pendant trivial de "Inside Job". Le pire c'est que cela marche...
  • CinémaTeaser ()4
    Derrière ses airs de pièce de théâtre de luxe, loquace et vigoureuse, "Margin call" est un gros morceau de cinoche. (...) Un premier film brillant.
  • CinémaTeaser ()3
    Derrière ses airs de pièce de théâtre de luxe, "Margin Call" est un gros morceau de cinoche.
  • StudioCiné Live ()3
    La mise en scène est un peu théâtrale et bavarde, et les métaphores visuelles un peu appuyées, mais le casting est impeccable, de Kevin Spacey et ses débuts de scrupules à Jeremy Irons en P-D.G. glacial dont la devise est "pour gagner, il faut être le premier, le plus intelligent ou tricher", en passant par Zachary Quinti qui, malgré son apparente candeur, est un future P-D.G.
  • Le JDD ()3
    J.C.Chandor orchestre de façon clinique un passionnant thriller financier quasiment en huis clos, et offre une plongée dans l'univers des requins de la finance. Cynique, cruel, impitoyable... Margin Call réussit le tour de force de rendre presque clair comme de l'eau de roche les mécanismes complexes du tsunami financier de 2008.
  • 20 Minutes ()4
    Le premier film [de J.C. Chandor], "Margin Call", est un bijou d'écriture parvenant à rendre passionnants les coups bas d'une bande de traders de Wall Street le temps d'une nuit avant le krach de 2008.
  • Le Figaro ()4
    Voilà un film intelligent, fluide et très féroce sur le monde implacable de la finance (...) Tendu comme un arc, ce thriller financier est servi par des acteurs exceptionnels, confondants de vérité.
  • Les Inrocks ()4
    J. C. Chandor a réalisé là un film très critique sur le monde de la haute finance, pas un brûlot caricatural et prévisible. (...) Il signe surtout un film remarquablement écrit, interprété et mis en scène, un film intimiste sans gros budget ni pyrotechnie.
  • Télérama ()4
    Des documentaires sur la crise de 2008, on en a vu (...). Rien qui égale la force, l'intensité de ce premier film. On l'inconnu qui le signe a vu tous les grands films hollywoodiens et les imite si bien qu'il en devient génial. Ou il est génial, lui, qui fait se croiser, à la manière de Robert Altman, une dizaine de personnages sans en sacrifier aucun. Ils sont tous passionnants.
  • Le Monde ()3
    Sous l'influence de Stanley Kubrick, une nuit dans le cerveau malade d'une banque d'investissement, en 2008, aux prémices de la crise. Vertigineux.
  • Libération ()3
    En optant pour la très efficace règle classique des trois unités, un crescendo dramatique plonge les voyeurs que nous sommes dans une consternation mêlée de peur et de colère qui, peu à peu, laisse place à l'impuissance et la résignation.
  • Metro ()3
    Nommé à l'oscar du meilleur scénario, ce premier film doit beaucoup à son casting cinq étoiles (Kevin Spacey, Jeremy Irons, Simon Baker).
  • Paris Match ()3
    Un huis clos tendu et glaçant lorsque les projections d'un analyste financier annoncent l'arrivée du tsunami économique (...) Les interprétation nuancées des dialogues évoquent un "Glengarry Glen Ross" apocalyptique. On est au coeur d'une tragédie shakespearienne, mais sans la moindre possibilité de rédemption.