Mademoiselle Chambon : critiques
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La critique de Premiere
(1) 2-
Isabelle
Danel
2
(...) en adaptant (avec Florence Vignon) le roman d’Éric Holder et en le transposant des années 50 à nos jours, il n’évite pas l’écueil d’une intrigue simplissime et un peu datée.
Les autres avis de la presse
(18) 3-
Pariscope (Virginie Gaucher) 2Tout passe par les regards, les mains qui se prennent, les mots qui cachent les sentiments. Il fallait deux grands acteurs pour faire passer cette subtilité : Vincent Lindon et Sandrine Kiberlain sont au diapason. Cette brève rencontre pudique sur les choses de la vie, qui s’achève comme un vieux classique sur un quai de gare, émeut durablement.
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StudioCiné Live (Thomas Baurez) 3(...) Stéphane Brizé compose ici un film délicat et fragile. Il réussit parfaitement à capter l'indicible et cristallise ces forces de l'ombre qui préfigurent la passion. Un regard, une voix, un geste puis une musique qui doucement dévaste les coeurs.
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Brazil (Véronique Kientzy) 3(...) le film n'aurait certainement pas cette force sans ses deux comédiens principaux : la présence aérienne de Sandrine Kiberlain et l'interprétation magnifique de Vincent Lindon, toujours époustouflant de naturel et de force fragile.
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Positif (Jean A. Gili) 4Le miracle de Mademoiselle Chambon est de ne chercher aucune échappatoire et d'affronter, sans la moindre fioriture, la douleur de l'attachement passionnel qui ne peut s'épanouir sereinement. (...) En tout cas dans le cinéma, il est rare de parvenir à une telle finesse dans l'analyse des tourments qui peuvent affecter l'âme humaine quand il s'agit de choisir entre deux options de vie, toutes deux parfaitement justifiables.
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Elle (Anne Diatkine) 3Un film modeste sur des gens modestes, qui n'ont pas grand-chose à dire mais beaucoup à éprouver, peut être plus émouvant que beaucoup d'oeuvres grande genre et virtuoses, dont on nous rabat les oreilles.
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Le Parisien (Marie Sauvion) 2On peut trouver ça lent ou, au contraire, savourer la finesse de l’ouvrage et la force des sentiments, en dépit d’une certaine froideur. Surtout, il y a les acteurs. Magnifiques.
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Télé 7 jours (Viviane PESCHEUX) 4[...] Stéphane Brizé rend palpable toute une palette d'émotions. S'il le doit à la subtilité de sa mise en scène, les acteurs y sont pour beaucoup. Entre silences et sensualité, Sandrine Kiberlain et Vincent Lindon sont d'une rare intensité contenue.
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A voir à lire (Frédéric Mignard) 3Stéphane Brizé, à travers la peinture fine d’un milieu social, travaille sur la passion malheureuse et la répression des sentiments, donnant systématiquement aux deux protagonistes l’impression révoltante de passer à côté du bonheur. Il parvient, notamment à travers une direction d’acteurs exemplaire et à des plans gracieux, à créer un suspense sur l’issue d’une histoire d’amour, somme toute bouleversante, qui ne parvient pas à s’assumer physiquement. D’après le roman d’Eric Holder, il s’agit là d’une approche brillante qui permet aux comédiens d’offrir l’une de leurs meilleures compositions, tout dans la subtilité.
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Fluctuat.net (Julie Deh) 4Le ton juste, sorte de semi douceur qu'il [Stéphane Brizé] étire et gonfle progressivement d'intensité, une structure épurée qui joue l'alternance sans frénésie, un rythme tranquille qui installe la dramaturgie sans à-coups, un usage fort de la BO. Il métaphorise, confronte habilement le monde du maçon à celui de l'institutrice. D'un côté le bruit et la poussière, de l'autre le calme et le violon. Le quotidien, la réflexion. Le bon sens pragmatique, le raffinement instruit. Tout cela se répond puis se mélange naturellement jusqu'à l'amour, aussitôt renforcé par la promesse latente d'une prochaine nostalgie. Et tout cela fonctionne car c'est de nature humaine qu'on nous parle, ce terrain familier où le cœur et la raison s'affrontent, au travers de gens ordinaires et touchants.
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Nouvel Obs (Lucie Calet) 3Dans ce film à la grâce infinie, tout passe par les regards, et les scènes principales (séduction ou séparation) se déroulent de dos. Un père que son fils lave au gant de toilette, le souffle entêtant du vent dans les arbres, une fête d’anniversaire où l’acuité du trait sidère… Aidé de comédiens formidables, Brizé signe là une remarquable épure.
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Télérama (Juliette Bénabent) 4Mais Stéphane Brizé et sa coscénariste Florence Vignon subliment cette trame simple, presque pauvre, en un récit authentiquement romantique et jamais mièvre. [...] En leur imposant la frugalité, le cinéaste façonne ses personnages en funambules que l'on regarde avancer, conscients du vide sous leurs pieds.
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Télérama (Louis Guichard)Il y a deux façons d'être lourd, l'une consistant à en faire des tonnes, l'autre à ne faire rien en croyant produire un effet maximum. Mademoiselle Chambon relève de la seconde. [...] pétri de la présomption qu'en ajoutant du moins à du moins on obtiendra du plus. [...] Quitte à célébrer l'infime et l'inaccompli, il aurait fallu le faire jusqu'au bout .
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Le Monde (Thomas Sotinel) 3Stéphane Brizé et ses interprètes ont construit un film d'une grande délicatesse, qui assume parfaitement sa condition de spectacle tout en s'approchant au plus près de la vérité des sentiments.
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20 Minutes (Caroline Vié) 3«C'est une histoire simple», précise le cinéaste qui, pour porter à l'écran un roman d'Eric Holder, a privilégié les jeux de regards au choc des corps. Le film, sensible, évoque Sur la route de Madison par sa façon délicate de traiter les amours de deux êtres parvenus à un carrefour de leur vie.
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Le Figaro (Eric Neuhoff)Le film est fait de petits riens. Ces petits riens, au bout d'un moment, finissent par ne pas former grand-chose.[...] L'adultère, oui, est aussi triste qu'un bol de café qui refroidit, avec en fond sonore, une chanson de Barbara.
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Libération (Gilles Renault) 3Proche de l'épiderme, le jeu de séduction laisse d'autant moins insensible qu'il passe là, qu'on le veuille ou non, par une forme de "reconstitution".
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Paris Match (Christine Haas) 3Stéphane Brizé se fait minimaliste pour filmer l'évidence des sentiments, le combat entre le désir et l'interdit. Dans le bel écrin du Scope, l'alchimie entre Vincent Lindon et Sandrine Kiberlain est magique.
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Fluctuat () 4Une histoire d'amour sans bavardage, portée par un Vincent Lindon brillant et une mise en scène pudique. Un rendez-vous riche en émotions, à l'équilibre entre un amour au présent et une latente promesse de nostalgie.Mademoiselle Chambon est un film de peu de mots. Et quand les mots sont rares, il faut faire passer les choses autrement. Ce n'est vraisemblablement un problème ni pour Vincent Lindon, ni pour le scénariste réalisateur Stéphane Brizé. Le premier interprète sans faux pas un maçon laconique mal à l'aise en conversation. Parfaitement taillé pour le rôle, il livre une performance très inspirée, chaque centimètre carré de sa peau transpirant au diapason du personnage. Dans l'effort du métier, dans le cocon familial qui s'étiole soudain, dans la tendresse adultère retenue, il est toujours vrai. Privé de mots il fait parler le corps, des gestes avortés, des regards brefs ou qui se détournent, une épaule qui s'affaisse... La présence est énorme, l'émotion aussi.Stéphane Brizé adopte quant à lui une mise en scène pudique, à l'image du sujet. Simple et néanmoins hautement casse-gueule, le pitch tient en quelques lignes mais il fallait une bonne dose de finesse pour ne pas en faire un gouffre d'ennui larmoyant. Inspiré d'un roman (de Eric Holder, éditions Flammarion), le film ne pouvait utiliser les outils de la littérature pour décrire les sentiments et faire passer le temps via de jolis mots. Qu'à cela ne tienne, Brizé trouve autre chose. Le ton juste, sorte de semi douceur qu'il étire et gonfle progressivement d'intensité, une structure épurée qui joue l'alternance sans frénésie, un rythme tranquille qui installe la dramaturgie sans à-coups, un usage fort de la BO. Il métaphorise, confronte habilement le monde du maçon à celui de l'institutrice. D'un côté le bruit et la poussière, de l'autre le calme et le violon. Le quotidien, la réflexion. Le bon sens pragmatique, le raffinement instruit. Tout cela se répond puis se mélange naturellement jusqu'à l'amour, aussitôt renforcé par la promesse latente d'une prochaine nostalgie. Et tout cela fonctionne car c'est de nature humaine qu'on nous parle, ce terrain familier où le coeur et la raison s'affrontent, au travers de gens ordinaires et touchants.Mademoiselle ChambonDe Stéphane BrizéAvec Vincent Lindon, Sandrine Kiberlain, Aure AtikaSortie en salles le 14 octobre 2009[mediabox id_media="109415" align="null" width="500" height="329"][/mediabox] Illlus © TS Productions / Michaël Crotto Julie Deh- Exprimez-vous sur le forum cinéma- Suivez le fil adaptation sur le blog cinéma
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