Date de sortie 15 novembre 2017
Réalisé par Sara Forestier
Avec Sara Forestier , Redouanne Harjane , Jean-Pierre Léaud
Distributeur Mars Distribution
Année de production 2017
Pays de production france
Genre Histoire d’amour
Couleur Couleur

Synopsis

Mo (Redouanne Harjane) est beau, charismatique, et a le goût de l'adrénaline. Il fait des courses clandestines. Lorsqu'il rencontre Lila, jeune fille bègue et timide, c'est le coup de foudre. Il va immédiatement la prendre sous son aile. Mais Lila est loin d'imaginer que Mo porte un secret : il ne sait pas lire.

Dernières News

M : premier film convaincant de Sara Forestier

Sara Forestier passe derrière la caméra et signe une jolie fable amoureuse. 

Le message féministe fort de Sara Forestier : "J’étais pas assez une femme objet, en fait"

"On dit que les actrices doivent être désirables, glamour, sexy. Je ne vois pas les choses comme ça."

Critiques

  1. Première
    par Christophe Narbonne

    Depuis L’esquive et Le nom des gens, on sait de Sara Forestier qu’elle est déterminée et singulière. Culottée aussi. Il en fallait –du culot- pour raconter cette improbable histoire d’amour entre un mec de banlieue honteusement analphabète (Redouanne Harjane, très charismatique) et une bègue honteuse (Forestier, parfaite), réfugiée dans le silence. Dès la scène d’ouverture, mettant en scène un groupe de parole autour du bégaiement, on comprend que le but de la néo-réalisatrice n’est pas de viser le mélodrame réaliste mais la fable urbaine, avec une très légère distanciation permettant tous les écarts. L’humour, la rage et l’émotion qui parcourent le film relèvent ainsi davantage de l’expressionnisme que du naturalisme, sentiment renforcé par le montage décousu et par la musique de conte employée.

    L’élève de Kechiche

    Dans M, les garçons se font gazer intentionnellement pour attirer l’attention des filles et jouent leurs vies au volant de bolides customisés. Sara Forestier se joue des clichés sur la banlieue et montre des types romantiques en diable qui tutoient la mort pour se prouver qu’ils existent. L’élève d’Abdellatif Kechiche préfère au commentaire social efficace mais banal la poésie casse-gueule qui interpelle. On préfère cette liberté de déplaire.