Lost River

Lost River

Internautes
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Moyenne : 2.3 (3 votes)

Première
3.75

(1 critique)
Presse
2.99107

(29 critiques)
Votre avis

La critique de Premiere
3.75

Vanina Arrighi de Casanova
3.75

Son titre définitif est joliment poétique, mais Lost River portait mieux son working title : How to catch a monster. Le premier film de Ryan Gosling évoque un train fantôme, peuplé de monstres et de mort-vivants, de fantasmes et de visions cauchemardesques nés d’un imaginaire d’enfant – perturbé le gamin, mais gamin quand même.

Contrairement à ce que laissaient penser les différentes versions du synopsis auxquelles on ne comprenait rien, la trame de Lost River est limpide. Dans la banlieue sinistrée de Detroit (dont la moiteur et la chaleur de l’été évoquent plutôt la Louisiane), des villes entières sont désertées de leurs habitants asphyxiés sous les dettes et les maisons croulent et brûlent. Parmi les derniers survivants du quartier, une mère célibataire (superbe Christina Hendricks) et ses deux fils luttent pour leur survie. Pour la mère, la lutte passera par une (très étrange) forme de prostitution, pour le fils aîné (Iain de Caestecker, clone de Gosling), par un combat contre ses démons. Cliché ? Naïf ? Puéril ? Absolument. Comme le sont les grands contes pour enfants, qui laissent parfois des images indélébiles en tête.

C’est le plus frappant du film, ses fantasmagories visuelles et son délire graphique. Gosling fait de l’Amérique post-crise des subprimes un monde post-apo sauvage et dégénéré, le décor d’une fable gothique habitée de visions cauchemardesques et fantasmatiques, où le malheur est lu comme une malédiction. Le fils aîné, horrifié de voir sa mère se compromettre, entame une quête où il devra vaincre des monstres (symboliques) pour sauver sa famille et conjurer le mauvais sort. Pour l'anecdote, on rencontre quand même aussi Reda Kateb, en genre de chevalier servant de la belle rousse de Mad Men. Comme tout premier film, celui là croule sous les références, mais pas les pires. On croise Lynch - Twin Peaks mais surtout Lost Highway - Winding Refn et Argento – convoqué par une Barbara Steele hallucinante et hallucinée, que Gosling filme comme une statue de cire du musée Grévin. Résultat : son récit parfois foutraque dont la noirceur et les obsessions évoquent les chansons du groupe du Goz, Dead Man’s Bones, est traversé de visions sublimes. Un village englouti, des quartiers abandonnés, un club des bas-fonds qui marche au goût du sang, des salons privés où les femmes sont exposées dans des caissons en latex aux fantasmes des hommes… Le train fantôme de Ryan Gosling, shooté par Benoit Debie (le chef op de Spring Breakers ou Enter the Void) à grand renfort de néons fluos, fait parfois l’effet de montagnes russes mais offre son lot de sensations fortes. Prêt pour un deuxième tour ?

Les autres avis de la presse (29)
2.99107

CinémaTeaser
(Renan Cros)
3.75

Gosling ne tranche pas entre le conte de fées déglingué ou le cauchemar adouci et cette demi-teinte du fond jure un peu avec le jusque-boutisme de la forme. Il n’empêche que petit à petit, on se laisse véritablement happer par ce film incontrôlable et peut-être incontrôlé. Il y a de véritables visions de cinéma dans ce premier long-métrage bordélique, qui chasse les monstres à grand coup de cauchemar.

Metro
(Jenifer Lesieur)
3.75

Un choc visuel, un univers morbide et vénéneux bâti sur les ruines de Detroit : le très attendu premier film de Ryan Gosling derrière la caméra est une splendide révélation.

Télé 2 Semaines
(Thomas Colpaert)
2.5

Difficile à résumer et parfois à suivre, son film s’avère aussi beau qu’opaque. Privilégiant l’atmosphère et de longues plages contemplatives à une intrigue linéaire, la star, également scénariste, propose une plongée hypnotique dans un monde en pleine déliquescence. Sa mise en scène, bourrée de couleurs saturées, est sublime.

CinémaTeaser
(Renan Cros)
2.5

Gosling ne tranche pas entre le conte de fées déglingué ou le cauchemar adouci et cette demi-teinte du fond jure un peu avec le jusque-boutisme de la forme. Il n’empêche que petit à petit, on se laisse véritablement happer par ce film incontrôlable et peut-être incontrôlé. Il y a de véritables visions de cinéma dans ce premier long-métrage bordélique, qui chasse les monstres à grand coup de cauchemar.

Gala
(Camille Choteau)
2.5

Ryan Gosling conçoit Lost river comme un “conte de fées sombre” inspiré “des films fantastiques grand public des années 80 avec lesquels il a grandi”. Il nous intrigue avec sa citadelle engloutie, nous terrifie, avec cet adepte du coup de ciseau qui transforme ses rivaux en zombies, et livre, en définitive, un film de genre doublé d’un tableau social.

Ecran Large
(Simon Riaux)
3.75

Déstabilisant, visuellement somptueux et référentiel, le pemier film de Ryan Gosling désarçonne mais fascine durablement.

Télérama
(Pierre Murat)
3.75

Peut-être hésite-t-il encore entre divers styles — entre le clip et le roman d'aventures à la R.L. Stevenson, pour faire court —, mais Gosling a déjà — et c'est le plus important — un regard.

Les Inrocks
(Romain Blondeau)
3.75

Entre quelques scènes un peu gadget et des instants de pure sidération plastique, le film dessine ainsi un autoportrait mental de son auteur qui serait vain, ou simplement décoratif, s’il n’était habité par une forme de contradiction passionnante.

StudioCiné Live
(Sophie Benamon)
3.75

Une première oeuvre ambitieuse dans son contenu et dans son esthétique.

StudioCiné Live
(Christophe Chadefaud)
0

Quand Gosling filme "Lost River", ça ne raconte rien. Il court après son sujet en capitalisant sur son décor d'apocalypse. C'est bien joli tout ça, mais il n'y a pas de fond.

Le Monde
(La redaction du Monde)
3.75

Un premier film baroque, parsemé d’incendies, foisonnant de visions de cinéma et d'hommages à ses maîtres, dont Terrence Malick et Nicolas Winding Refn.

Le Figaro
(La Rédaction du Figaro)
2.5

Nous n'avions pas été tendres avec Ryan Gosling au moment de Cannes. Sa première réalisation ne méritait pas tant de haine. Après un léger remontage, ce conte gothique tourné à Detroit, décor de ruines fantasmagoriques du XXIe siècle, se laisse regarder.

Metro
(Mehdi Omaïs)
3.75

Un récit cauchemardesque, atmosphérique et poétiquement macabre. Celui de deux destins brisés qu’il apaise avec un baume d’un noir incandescent. La fascination est totale.

20 Minutes
(Caroline Vié)
3.75

Un film exigeant de cinéphile.

Direct Matin
(La rédaction de Direct Matin)
3.75

Annoncé comme un hommage à ses deux réalisateurs de prédilection, Derek Cianfrance pour son côté social et Nicolas Winding Refn pour l’aspect mystique, "Lost River" lorgne également vers l’univers lynchien.

Le Parisien
(Hubert Lizé)
1.25

L'histoire charrie des clichés à la pelle -- personnages postapocalyptiques caricaturaux et peu consistants, musique branchouille électro lancinante -- et un paquet d'influences de style (...) Le problème, c'est qu'on s'y ennuie ferme.

Libération
(Julien Gester)
2.5

Avec ses flots hantés, son climat fantastique de Grande Dépression atemporelle et ses rêveries au noir d’orphelin en déroute érigées en projections de la condition cinéphile, "Lost River" a fatalement quelque chose d’un remake ingrat d’un autre film d’acteur, la "Nuit du chasseur" (1955), transplanté dans la dévastation, les ruines et les ronces de l’ex-fabrique à rêves américains Detroit.

A voir à lire
(Marianne Renaud)
2.5

Un long-métrage au scénario des plus intrigants, onirique et original, mais à travers lequel on perçoit encore les tâtonnements d’un réalisateur qui cherche son identité visuelle et cinématographique.

Excessif / TF1 News
(La rédaction de Excessif / TF1 News)
3.75

Maisons en feu, prises de vue baignées de lumière rouge, inquiétants personnages de cabaret, atmosphère musicale étrange, synthétique, mâtinée d'échos de voix féminines... Les références à l'univers de David Lynch sont pléthore.

Culture box by france Tv
(Pierre-Yves Grenu)
2.5

Flous, ralentis, plans savamment composés, bande son étouffante. Le premier film du jeune Canadien se distingue d'abord par sa forme, qui n'est pas sans rappeler celle des films de David Lynch.

Cinenews.be
(Sophie Rizzi)
3.75

Un film sombre et angoissant où l’influence du grand pote de Ryan Nicolas Winding Refn, à qui l’on doit "Drive" et "Only God Forgives", est plus que palpable.

Clapmag.com
(Ava Cahen)
2.5

Le réalisateur embarque l’œil, mais le cœur n’y est pas vraiment – la faute à un scénario impressionniste (pour ne pas dire poreux) et à des personnages plus fantomatiques qu’incarnés. Du bon et du moins bon dans "Lost River", mais une B.O aux petits oignons. Mention honorable.

Elle
(Ophélie Meunier)
2.5

Assez long à démarrer, le film peut néanmoins se targuer d'une photographie et d'une mise en scène assez léchées. (...) Au final, si le film est intéressant, il n’est pas incontournable.

Ses dernières critiques :

Paris Match
(Alain Spira)
2.5

"Lost River" n'est peut-être pas le chef-d'œuvre qui va bouleverser l'histoire du cinéma, mais c'est un film foisonnant, une jungle parfois trop luxuriante, où l'on prend plaisir à s'égarer en se laissant emporter dans un cauchemar post-apocalyptique flamboyant.

Le JDD
(Press du JDD)
2.5

Parfois poseur et maladroit, le film, à l'atmosphère hypnotique et sophistiquée, traversée de fulgurances de violence, n’en demeure pas moins un travail d’introspection étonnant de la part de son auteur, qui révèle une noirceur fascinante.

A nous Paris
(La rédaction d' A nous Paris)
1.25

Une plongée dans la pauvreté et le fantastique, émaillée de rencontres glauques, filmée par Ryan Gosling qui s’essaie à la réalisation avec ce conte étrange. Une tentative façon Leos Carax mal carrossé : son "Lost River", avec ses plans bien léchés mais vides de sens, prend l’eau et nous laisse sur la rive.

Fiches du cinéma
(Michael Ghennam)
3.75

"Lost River" s'apparente à un joyeux melting-pot d'influences stylistiques qui pourrait ne jamais trouver une quelconque cohérence. Gosling en impose pourtant une avec franchise et simplicité en optant pour le ton du conte initiatique.

TLC - Toute la Culture
(Goeffrey Nabavian)
2.5

Un décor pas croyable, et des personnages excessifs… Ensuite, le scénario se limite un peu trop à ces éléments d’installation. Virtuose, donc, mais aussi un peu creux

Chronic'art
(Louis Blanchot)
2.5

Malgré quelques secousses graphiques, la mise en scène maintient à distance son récit et, à la façon d’une séance de spiritisme ratée, donne l’impression de concentrer ses efforts à l’invocation de quelque chose qui ne viendra jamais.

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Sur la période du 29/11 au 05/12 2017
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