Affiche London River

London River : critiques

La critique de Premiere

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    (...) le réalisateur tisse un film sensible, émaillé d’improvisations, où le scénario, au-delà d’une idée forte, fait parfois défaut. Mais il y a les acteurs, Brenda Blethyn (Secrets et Mensonges) et Sotigui Kouyaté (Tombés du ciel). Deux pointures dans leur catégorie.

Les autres avis de la presse

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  • StudioCiné Live () 4
    Avec pudeur et discrétion, l’auteur d’Indigènes cerne leur angoisse et leur incompréhension qui croissent et s’entremêlent. Dans ce drame, magnifiquement interprété, il prolonge sa réflexion sur le déracinement et une nécessaire communication entre les peuples. Du cinéma généreux.
  • Fluctuat.net () 4
    Loin des excès du Dogme, dont on pourrait soupçonner - à tort - l'évocation, London River se rapproche plutôt du courant socio-réaliste britannique. Une filiation qui aussitôt constatée entraîne une inévitable conclusion : Ken Loach et Mike Leigh n'ont qu'à bien se tenir, car ce film n'a rien à envier à leur filmographie. On se moque que le réalisateur soit un français d'origine algérienne ou que la langue de Voltaire prédomine, cette « rivière londonienne » affiche un parfait accent british qui sonne juste de bout en bout.
  • L'Express () 3
    Un homme et une femme partent à la recherche de leur enfant respectif, à Londres, en 2005, le jour des attentats. Beau film sobre, simple, émouvant.
  • Chronic'art ()
    Fébrile constat sociétal, London river déroule sa mécanique à message (respectons nos différences - Obama élu, il faudra s'attendre à un déferlement de bouses mondialistes du même acabit) au rythme de ces deux destins et d'un montage parallèle étouffant de redondance, exposition de deux vies ne faisant que se traduire et se répéter.
  • Le Parisien () 2
    Sans jamais céder à la tentation de filmer Londres en touriste, il [Rachid Bouchared] signe un film simple, modeste et humaniste, dont l'intrigue semble toutefois un peu ténue et prévisible. L'incontestable atout de «London river», c'est son duo d'acteurs : la bouleversante Brenda Blethyn ( «Secrets et mensonges») et l'impressionnant Sotigui Kouyate, récompensé par un prix d'interprétation à Berlin.
  • Les Inrocks () 1
    (...) mélo au déroulement trop linéaire. Prêcher platement l'antiracisme et le respect des religions ne peut pas être une fin en soi.
  • Le Monde () 3
    C'est sur l'évocation du fossé arbitraire séparant l'homme noir et la femme blanche que se joue la réussite du film. Père et mère murés dans leurs silencieuses solitudes, gens de campagne désarmés par la jungle urbaine, unis par une même panique et par des métiers symétriques mais auxquels les préjugés sociaux imposent des routes parallèles, le réflexe ridicule de se tenir à distance.
  • A voir à lire () 3
    Sublimé par l’interprétation magistrale de Brenda Blethyn (découverte dans Secrets et mensonges, palme d’or de Mike Leigh), London river est un film bouleversant qui émeut par petites touches impressionnistes jusqu’à un final déchirant. En quelques plans, Rachid Bouchareb nous fait ressentir toute l’absurdité de cette violence aveugle qui frappe nos populations depuis quelques années déjà.
  • Télérama () 3
    Brenda Blethyn reprend, en l'affinant légèrement, son personnage de Secrets et mensonges, de Mike Leigh. Sotigui Kouyaté, lui, est aussi bouleversant que dans Little Sénégal, du même Rachid Bouchareb. Le cinéaste est en perpétuel équilibre – fragile, tendu – entre fiction et documentaire. Il semble constamment à l'affût de ces deux solitaires tendres, paumés dans cette ville mutante (...)
  • Le Figaro () 2
    La rencontre d'une chrétienne et d'un musulman : émotion, justesse et deux acteurs magnifiques, Brenda Blethyn et Sotigui Kouyaté.
  • Fluctuat ()
    De retour après Indigènes, Rachid Bouchareb n'a rien perdu de sa fibre humaniste. Au contraire, elle est l'essence et la raison d'être de son nouveau film, qu'il a en parallèle allégé de toute considération esthétique parasite. Résultat : une réalisation simple, juste assez en retrait pour laisser la place aux émotions fortes, les vraies.Après Little Senegal et Indigènes, Rachid Bouchareb continue plus que jamais de tisser son oeuvre humaniste. Misant cette fois sur l'épure cinématographique, il met de côté tout artifice pour faire reposer le coeur du film sur les personnages. Pas de lissage photo ou d'effet de caméra, ni lumières savantes, ni travellings compliqués. C'est la simplicité qui domine, sans pour autant tomber dans les travers du reportage mal fini. Le résultat sobre et sans prétention, en totale harmonie avec le sujet, est un idéal terrain d'expression du naturel.Loin des excès du Dogme, dont on pourrait soupçonner - à tort - l'évocation, London River se rapproche plutôt du courant socio-réaliste britannique. Une filiation qui aussitôt constatée entraîne une inévitable conclusion : Ken Loach et Mike Leigh n'ont qu'à bien se tenir, car ce film n'a rien à envier à leur filmographie. On se moque que le réalisateur soit un français d'origine algérienne ou que la langue de Voltaire prédomine, cette « rivière londonienne » affiche un parfait accent british qui sonne juste de bout en bout.A son service, Brenda Blethyn (Secrets et mensonges) et Sotigui Kouyate (Little Senegal), exceptionnels, livrent des prestations magistrales, toutes en finesse et retenue - de quoi rafler d'ailleurs l'Ours d'argent du meilleur acteur à Berlin pour Sotigui Kouyate. Indépendamment l'un de l'autre, ils pénètrent leurs personnages comme une seconde peau, sans pli ni faute de goût. Transcendante, la rencontre de ces deux individualités accentue encore la pertinence de leurs talents comme si, non contents de s'ajouter, ils se multipliaient.Partant du fort contraste initial entre ces personnages (lui noir et musulman vivant en France, elle blanche et protestante installée à Guernesey), le rapprochement pudique qu'ils connaissent ensuite génère une émotion authentique, née d'une foule de sentiments parfois contradictoires mais toujours profondément empathiques. De la grande silhouette hésitante du malien à la rondeur inquiète de l'anglaise, le chemin a priori semé d'embûches se trace avec une évidence subtile et déconcertante. C'est une expérience riche et positive d'assister à cette ouverture vers l'autre, et de voir ainsi chuter les préjugés. Le premier trait de génie de Rachid Bouchareb est donc d'avoir composé le duo parfait pour incarner l'humanité touchante de gens ordinaires. Sa deuxième force ? Toucher du doigt la vérité dès le départ, et ne jamais plus perdre le contact. En se concentrant sur une histoire simple à portée universelle. Une histoire qui raconte comment les parents, par-delà origines et religions, sont partout habités par le même souci de leur progéniture. Une histoire qui se nourrit de tension silencieuse et du désarroi des regards, pointe puis balaye progressivement les a priori, refuse la facilité binaire, guette l'essence de l'être. Une histoire capable d'élever un peu chacun, et que personne ne devrait manquer.London RiverDe Rachid BoucharebAvec Brenda Blethyn, Sotigui Kouyate, Sami BouajilaSortie en salles le 23 septembre 2009[mediabox  id_media="106789" align="null" width="500" height="333"][/mediabox] Illus © Tadrart FilmsJulie Deh- Exprimez-vous sur le forum cinéma- Suivez le fil réalisateur sur le blog cinéma - Rachid Bouchareb sur Flu : lire la critique d'Indigènes (2006)
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