Little New York : critiques
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La critique de Premiere
(1) 2-
Alex
Masson
2
Premier film d’un scénariste chevronné (Négociateur, Assaut sur le central 13), Little New York confirme les talents d’écriture de James DeMonaco à travers un récit fracturé. Cette embrouille chorale contourne les figures classiques du polar par un supplément d’émotion et une bonne dose d’excentricité et d’imprévisibilité. Il serait cependant un peu facile de comparer cette chronique violente à Pulp Fiction. Car au-delà d’une truculence et d’un sens du montage tarantinesques, DeMonaco fait entendre sa propre voix par une absence d’ironie et un regard inattendu et attendri sur ses personnages. Little New York devient alors une peinture sous influence très européenne de mœurs profondément américaines. Un portrait compassionnel
de la solitude urbaine qui n’aurait probablement pas déplu à Raymond Carver.
Les autres avis de la presse
(4) 2-
Télérama (Jérémie Couston) 2Le réalisateur a opté pour une narration déstructurée (...), parsemée de scènes complètement loufoques (...)... On sent l'influence des frères Coen et de Tarantino. Scénariste inspiré (on lui doit, notamment, le remake américain d'Assaut), James DeMonaco tricote habilement son suspense pour nous permettre d'entrer dans l'intimité des personnages. Et de nous y attacher.
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Le Monde (Thomas Sotinel) 1James DeMonaco s'applique à s'écarter des convention d'un genre (le film de gangster en banlieue new-yorkaise) établies entre autre par Martins Scorsese (Les Affranchis) et David Chase (Les Sopranos). Cet effort le conduit a faire passer sont film par tant de registres que Little New York perd bientôt toute cohérence pour devenir un assemblage d'idées, d'images, de personnages qui ne fait pas tout à fait un film.
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Fluctuat () 3La structure alambiquée de Tarantino, la poésie visuelle de Chaplin et l'humour noir des Coen, telles sont les influences prononcées, mais jamais écrasantes du premier film de James De Monaco. Dans l'ombre du « vrai » New York, Manhattan, qui les nargue avec ses fringants buildings, juste en face, les trois personnages de Little New York ressemblent à leur quartier, Staten Island. Ils vivent un véritable complexe d'infériorité. Parmie Tarzo (Vincent D'Onofrio), mafioso mégalo, aspire au contrôle du district. Mais il pourrait tout aussi bien établir un record d'apnée, ou n'importe quoi d'insensé, pourvu que son nom apparaisse enfin dans les journaux. Sully (Ethan Hawke), vidangeur de fosses septiques et futur papa, rêve tellement d'avoir un bébé intelligent qu'il décide de trouver 50 000 dollars pour financer une fécondation miracle vantée par une publicité. Jasper (Seymour Cassel), petit épicier vieillissant, est sourd-muet, ce qui arrange bien la mafia : il peut ainsi oeuvrer pour le crime contraint et forcé, sans moufter. Staten Island (véritable titre du film), est le décor mi-tragique mi-absurde du premier film de James De Monaco. Dès la séquence d'ouverture, qui parodie les anciens bulletins d'information projetés dans les cinémas, le réalisateur témoigne à la fois de son attachement à son « burrough » natal et de son humour plein de dérision : cette zone glauque dont la moitié des lieux-dits contient le mot « kill » est aussi infestée de losers et de mafieux que son sol comprend de déchets - c'est le plus grand site d'enfouissement de déchets de New York ! Saucissonné en chapitres tarantinesques, le film s'intéresse à trois destins parallèles qui se croisent et s'entrechoquent. Asphyxiés par Staten Island, Parmie Tarzo, Sully et Jasper cherchent de l'air, mais chacun a sa solution, son chapitre et sa tonalité : le premier, fils à maman déphasé et véritable clown triste (excellent Vincent D'Onofrio), monte sur un arbre. Le second, plus tragique (Ethan Hawke dans le même rôle que 7h58 ce samedi-là) a tellement la poisse qu'il doit prendre deux douches pour s'en défaire. Logiquement, il tente un cambriolage chez la mauvaise personne. Le dernier (Seymour Cassel), plus mélancolique et chaplinesque, joue inlassablement aux courses et gagne. Mais pour en faire quoi, hormis une émouvante danse muette ? De Monaco croque plutôt bien ces losers à la Coen, et en tire trois portraits justes, parfois émouvants, à travers un petit polar savoureusement décalé.Little New YorkDe James De MonacoAvec Vincent D'Onofrio, Ethan Hawke, Seymour CasselSortie en salles le 5 août 2009[mediabox id_media="101783" align="null" width="500" height="333"][/mediabox] Illus © EuropaCorp Distribution Eric Vernay- Exprimez-vous sur le forum cinéma- Lire les fils film policier, acteur sur le blog cinéma
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