Toutes les critiques de Les Seigneurs de la mer (Documentaire)

Les critiques de Première

  1. Première
    par Claire Fortier-Durand

    Il a un physique de surfeur, un nom qui ressemble étrangement à un chanteur de rock britannique et a décidé de faire un docu sur des requins. Improbable ? Et pourtant Rob Stewart l’a fait. En 1975, Spielberg sort ses Dents de la mer. On n’aurait jamais cru qu’un film puisse traumatiser les spectateurs et, semble-t-il, fausser à ce point notre vision des requins. Du Costa-Rica au Guatemala, sur les îles Galapagos, Stewart filme les requins. Nage avec eux. Joue avec eux. Et surtout, veut les sauver. D’où l’aspect pédagogique de ce documentaire aux images sublimes, qui nous donne toutes les infos sur le requin, de la chasse au trafic des ailerons, de sa mort brutale à sa cruauté. Et quand on nous apprend que notre survie dépend de la sienne…

  2. Première
    par Christophe Narbonne

    Stewart se pose en avocat compétent et dresse un réquisitoire édifiant contre les idées reçues. Son témoignage, aussi pédagogique soit-il, ne dépasse cependant jamais l'enjeu d'un documentaire ordinaire diffusé sur Planète. Sans doute conscient que le matériel à sa disposition est limité pour un long-métrage, Stewart fait basculer le récit dans un docu militant à la Michael Moore, sans aucune cohérence stylistique ni narrative.

Les critiques de la Presse

  1. Le JDD
    par Stéphanie Belpêche

    Un documentaire écolo à la Michael Moore, où l'aventurier n'hésite pas à se mettre en scène et à multiplier les images choc pour sensibiliser le public à sa cause. Non seulement il bouleverse les idées reçues, mais il parvient à nous faire éprouver de l'empathie pour le redoutable prédateur.

  2. Le Monde
    par Jean-Luc Douin

    Ce reportage passionnant n'a qu'un petit défaut, celui de sacrifier au culte de la personnalité. Celle de l'auteur, cet intrépide canadien qui s'autoglorifie en se montrant risquant la prison et la mort (à cause d'une infection), et celle de Watson, baroudeur dont Greenpeace s'est séparé à cause de ses méthodes radicales, et dont on retrouve un portrait inquiétant dans un roman récent de Frédéric Roux, L'Hiver indien (Grasset), sous les traits de Saul Holmes.