Les Émotifs anonymes : critiques
- Film
- Bandes-annonces (6)
- Photos (4)
- Casting
- Critiques (15)
- Avis internautes (70)
- Interviews (1)
- DVD/Blu-ray
La critique de Premiere
(1) 3- Christophe Narbonne3Après une série de mélos chargés (Mauvaises Fréquentations, C’est la vie, Je m’appelle Élisabeth), Jean-Pierre Améris signe une première comédie étonnamment stimulante et réussie, tirée de sa propre expérience d’hyperémotif. Tout, dans Les Émotifs anonymes, rappelle les classiques américains du genre, de l’élégance de la mise en scène (mention spéciale aux costumes et aux décors) au sens du tempo, sans oublier l’inévitable discours social. (...) Évitant tout cynisme (autre symptôme de notre époque tristouille), il signe une comédie sentimentale absolument inoffensive mais parfaitement bouleversante.
Les autres avis de la presse
(16) 2- Pariscope (Arno Gaillard) 4Qu’elles sont tendres et douces, ces quatre-vingt minutes passées en compagnie de ces deux grands « malades » de la vie et qui redoutent tant de se jeter dans ses bras. Isabelle Carré est une Angélique à la frêle petite silhouette qui s’évanouit dès qu’elle explique au groupe qui l’écoute une fois par semaine son émotivité anormale. Chaplinnienne, gauche et hésitante, pauvre jeune fille perdue, elle est la jolie flamme de cette belle histoire. Benoît Poelvoorde tient son plus beau rôle depuis bien longtemps avec ce personnage de patron droit dans ses bottes, ce vieux garçon qui bafouille. Jean-Pierre Améris signe un véritable petit chef d’œuvre de poésie et d’émotions; un magnifique objet cinématographique qu’on regarde tout en ayant peur de déranger ce duo de tourtereaux névrosés qui n’osent se dire qu’ils s’aiment. Quand Jean-René rencontre Angélique, nos cœurs fondent tout comme le chocolat, et les larmes ne sont pas loin.
- Les Cahiers du cinéma (Jean-Philippe Tessé) Rien de remarquable dans cette comédie poussive qui exploite son pitch sans jamais fertiliser les situations potentielles qu'il recèle.
- Positif (Olivier De Bruyn) 3Stylisé et distancié, le film doit ce qu'il doit aux comédies américaines de l'âge d'or et bénéficie en outre des prestations emballantes d'Isabelle Carré et Benoît Poelvoorde qui avaient déjà tourné dans Entre ses mains. La réussite réelle du film doit beaucoup à leur complicité, sensible au coeur de chaque scène.
- Fluctuat.net (Vanessa Aubert) 2Dans cet esprit un brin naïf, le scénario semble pouvoir se résumer en 3 points : un duo d'émotifs, un ermite génie de la création chocolatière et une entreprise artisanale en faillite. Au final, on est loin de la richesse que son sujet singulier, l'hyper-émotivité, laissait présager. Le traitement même du "handicap" semble rester en surface et n'être que la source de ressorts comiques déjà vu dans les comédies sentimentales, entre rouge au joues, transpiration excessive et balbutiements.
Heureusement le duo de héros fonctionne. Le regard malicieux de Carré se conjugue parfaitement à celui de Poelvoorde dont l'ingénieux travail d'adoucissement de voix participe à la création de son personnage. C'est à eux que l'on s'attache à défaut de l'histoire elle-même qui plaira sans doute aux amateurs des Choristes et autres univers nostalgiques. A l'instar de son sujet, Les émotifs anonymes aurait donc toutes les vertus d'un chocolat de bonne facture : une douceur agréable dénuée de piquant et dont on regrette qu'il ne nous étonne pas plus. - Les Inrocks (J.B. Morain) 2D’abord un montage assez léger, mais surtout deux acteurs au sommet de leur art, qui balancent leurs répliques, même attendues, avec un timing d’une extrême précision, et qui brillent surtout par une sincérité absolue.
Isabelle Carré (à croquer), Benoît Poelvoorde (à craquer), un duo comico-romantique qui marche et qui n’en fait jamais trop. Ces deux grands acteurs insufflent à leurs personnages respectifs une dose de tristesse qui n’a rien à voir avec les habituelles tentatives forcées des comiques de prouver qu’ils sont aussi de grands tragédiens : ici, Carré et Poelvoorde jouent léger, sur la faiblesse, la fragilité, la nervosité, davantage que sur le désespoir ou la méchanceté.
Le tout baigne dans une ambiance musicale (violons omniprésents) qui offre deux beaux moments : la scène chantée-dansée de Carré, la reprise des Yeux noirs (numéro 1 au box-office de la chanson tzigane) en français par Poelvoorde : ça devrait être grotesque, et c’est parfait. - Nouvel Obs (Nicolas Schaller) 2De la romance naissante entre ces deux hypersensibles, Améris tire une fable charmante, sauvée d’un excès de joliesse à la "Amélie Poulain" par sa facture modeste et de la mièvrerie qui guette par son couple d’acteurs, aussi prodigieux que bouleversants dans deux rôles casse-gueule à souhait.
- StudioCiné Live (Thomas Baurez) 3Isabelle Carré et Benoît Poelvoorde - déjà couple dans Entre ses mains, d'Anne Fontaine, en 2005 - composent leurs personnages avec une connivence d'autant plus savoureuse que le scénario les oblige à avancer sur un même terrain psychologique. L'un étant en quelque sorte le miroir de l'autre. Enfin, le choix assumé de la théâtralité, avec notamment ce décor de chocolaterie tout droit sorti d'une comédie musicale désuète, donne à ce joli spectacle des sentiments une force et une modestie singulières qui tranche avec la plupart de nos comédies nationales, trop sûres d'elles.
- Le Parisien (Marie Sauvion) 3S’ensuit une comédie au charme fou, qui séduit à la fois par son ambition—son style rend joliment hommage à l’âge d’or hollywoodien—et sa modestie.
Face à Isabelle Carré, adorable, Benoît Poelvoorde n’en finit pas d’étonner, d’amuser, d’émouvoir. Et on ne se lasse pas de l’admirer. - Le Monde (Jean-Luc Douin) 2Auteur de ce sketch sentimental, Jean-Pierre Améris confesse faire un film quasi autobiographique, affligé qu'il est des mêmes maux que ses personnages. Aucune prétention dans ce divertissement volontairement campé dans des décors plutôt kitsch, surannés, aux couleurs de confiserie, avec hôtel vieillot, vestes en tweed, et qui ne peut fonctionner que sur les ressources comiques des deux acteurs concernés. Aubaine, c'est le cas avec Isabelle Carré et Benoît Poelvoorde, elle jouant sur le charme discret de ses réactions hypersensibles, et lui sur l'éventail de ses irrésistibles mimiques.
- A voir à lire (Virgile Dumez) 2Honnête divertissement, cette comédie enlevée aborde de manière légère un sujet grave. Parfois maladroit, l’ensemble demeure suffisamment drôle pour emporter l’adhésion.
- Télérama (Cécile Mury) 2Ces personnages, croqués à la manière des Caractères de La Bruyère, sont attendrissants, drôles, mais résolument univoques : la névrose, et rien d'autre. Servi dans un écrin rétro et pimpant à la Jeunet (les petits manteaux colorés de l'héroïne semblent avoir été fauchés dans la garde-robe d'Amélie Poulain), ce conte psychologique reste gentiment à la surface (rougissante) des émotions.
L'atout majeur du film, ce sont les prestations d'Isabelle Carré et de Benoît Poelvoorde, entre séances chez le psy pour l'un et thérapie de groupe pour l'autre - les fameux « émotifs anonymes » du titre. Il y a entre eux une indéniable complicité, une jubilation partagée à interpréter ce couple de violettes effarouchées. - Journal du dimanche (Barbara Théate) 2On déguste cette comédie, légère et réjouissante, avec le même plaisir qu’on croque dans un chocolat. Isabelle Carré campe avec beaucoup de candeur une sorte de Mary Poppins qui n’hésite pas à pousser la chansonnette et à exécuter quelques pas de danse. Benoît Poelvoorde est formidablement émouvant dans le costume étriqué d’un romantique en panique. Charmant.
- Paris Match (Alain Spira) 2S'ils sont à croquer, ils ne parviennent pas à mettre un peu de sel dans cette comédie trop sucrée. Visiblement, Jean-Pierre Améris joues les Jacques Demy, et la mousse ne prend pas. Heureusement, quelques éclats de gags et une belle tablette de seconds rôles font que ce film se laisse voir.
- Télé 7 jours (Julien Barcilon) 3La complicité et le talent du couple Isabelle Carré - Benoît Poelvoorde font merveille pour transformer l'anodin en pur moment de comédie : impossible de ne pas ressentir une immense empathie pour leurs personnages. Et pour ce film très attachant.
- Fluctuat () Emotivité et chocolat font-ils bon ménage ? Si la question vous a toujours turlupinés (!), Jean-Pierre Améris vous répond. En plaçant Isabelle Carré et Benoît Poelvoorde dans une ambiance surannée, il réalise une comédie au charme désuet, simpliste voire naïve. En s'intéressant aux "Emotifs anonymes", jean-pierre ameris semble trouver un sujet en or : méconnu, pas encore abordé au cinéma et source de situations multiples pour alimenter un scénario. Ce groupement associatif qui soigne l'émotivité comme d'autres le font de l'alcool donne alors toute sa singularité à son héroïne chocolatière interprétée par Isabelle Carré. En lui affligeant un autre "emotivity addict" en guise de patron (le très juste Benoît Poelvoorde), le réalisateur entend créer l'émulsion nécessaire à la réussite de sa recette.Dans un décor suffisamment épuré de toute référence chronologique, l'histoire prend forme avec des personnages aux sentiments simplistes et aux valeurs de solidarité qui semblent d'un autre temps. Améris joue sur cette perte de repères volontaire et fait de Carré une vendeuse ambulante que l'on croit tout droit sortie d'une comédie des années 50. Les parties chantées et dansées y concourent également, même si leur nombre restreint nous fait douter de leur logique - Améris aurait-il finalement décider de supprimer au montage plusieurs de ces scènes de comédies musicales ?.Dans cet esprit un brin naïf, le scénario semble pouvoir se résumer en 3 points : un duo d'émotifs, un ermite génie de la création chocolatière et une entreprise artisanale en faillite. Au final, on est loin de la richesse que son sujet singulier, l'hyper-émotivité, laissait présager. Le traitement même du "handicap" semble rester en surface et n'être que la source de ressorts comiques déjà vu dans les comédies sentimentales, entre rouge au joues, transpiration excessive et balbutiements.Heureusement le duo de héros fonctionne. Le regard malicieux de Carré se conjugue parfaitement à celui de Poelvoorde dont l'ingénieux travail d'adoucissement de voix participe à la création de son personnage. C'est à eux que l'on s'attache à défaut de l'histoire elle-même qui plaira sans doute aux amateurs des Choristes et autres univers nostalgiques. A l'instar de son sujet, Les émotifs anonymes aurait donc toutes les vertus d'un chocolat de bonne facture : une douceur agréable dénuée de piquant et dont on regrette qu'il ne nous étonne pas plus.Les émotifs anonymesDe Jean-Pierre AmérisAvec Isabelle Carré, Benoït Poelvoorde, Laurella CravottaSortie en salles le 22 décembre 2010 Illus © StudioCanal Vanessa Aubert- Suivez le fil comédie sur le blog cinéma
À découvrir également
Virginie Efira / Isabelle Carré / La chance de ma vie / Les Émotifs anonymes / C'Est La Vie / Mauvaises Fréquentations / Penelope Cruz : elle sera la vedette du prochain Lars Von Trier / Prix lumière 2011 : nouveau triomphe pour Des Hommes et des dieux / Benoît Poelvoorde / 20th century boys, Chapitre 2 - Le dernier espoir
Cannes live !
-
Déjà des prix à Cannes
26/05/2012 - 19h11 -
Stars surprises dans Cannes I Come
26/05/2012 - 18h39 -
Christa Theret, négligée
26/05/2012 - 16h14 2 -
Les scènes de sexe à Cannes
26/05/2012 - 15h23 -
Janet Jackson épiée par les paparazzi
26/05/2012 - 15h21
> Tout le Festival de Cannes
Bandes-annonces
> Toutes les bandes-annonces
Plus de cinéma