Affiche Les Contes de la nuit

Les Contes de la nuit (3D) : critiques

La critique de Premiere

(1) 3
  • 3
    Cinq ans après Azur et Asmar, merveilleux conte sur la tolérance qui mélangeait 3D et 2D, Michel Ocelot revient avec un nouveau projet atypique où il pousse encore plus loin l’expérimentation grand public. Il s’agit une nouvelle fois de théâtre d’ombres (comme dans Princes et Princesses), mais mis en relief, soit le mariage contre nature entre un univers tout à fait plat – celui des silhouettes découpées – et la profondeur de champ. L’effet qui en résulte peut être assimilé à celui que procure un livre pop-up, l’impression de volume en moins. On s’émerveille alors doublement de la prouesse technologique que cela représente et de la richesse visuelle proposée. Que l’action se passe à l’époque médiévale ou au temps des Aztèques, en Afrique ou au Tibet, Ocelot ne perd jamais de vue l’essence des contes qui consiste à transmettre des valeurs par le biais de paraboles simples. Les six histoires en question, bâties sur un schéma récurrent (un gars, une fille), défendent un idéal de générosité et d’intégrité, pourfendent le calcul et le mensonge, dénoncent les fanatismes et les dictatures. Ocelot ne prend surtout pas les enfants pour des imbéciles. Il ne leur facilite par la tâche, ne donne aucune explication de texte. Il sait pertinemment que le propre des contes est de stimuler l’intuition et d’inviter à la réflexion – mieux, à la parole.

Les autres avis de la presse

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  • Nouvel Obs () 1
    D’abord diffusés sur Canal+, puis gonflés en 3D avec l’adjonction d’un épisode inédit pour justifier leur passage au cinéma, ces six courts-métrages d’animation en ombres chinoises confirment le génie de plasticien et de coloriste de Michel Ocelot. Mais leur relative absence d’originalité, leur rythme parfois languissant et une propension marquée à la leçon de morale font regretter, malgré quelques beaux éclats, l’élan qui irriguait de bout en bout le sublime "Azur et Asmar".
  • Le Figaro () 4
    Ocelot ensorcelle une fois encore (...) Un feu d'artifice de couleurs, un pur concentré de beauté.
  • Les Cahiers du cinéma () 3
    Michel Ocelot fait du recueil de contes animés un florilège précieux dont il devrait être interdit de réserver la jouissance aux jeunes enfants et à leurs parents
  • Le Parisien () 3
    Le merveilleux petit théâtre d’ombres de Michel Ocelot nous balade de la France au Tibet, en passant par l’Afrique ou l’Amérique du Sud. Somptueux.
  • L'Express () 3
    A la pertinence des messages sous-jacents s'ajoute un graphisme somptueux, ombres découpées sur des décors flamboyants de couleurs. Du coup, pour une fois, la 3D relief apporte un indéniable plus. Ocelot ne cède pas à la mode, mais à l'esthétique de sa poésie.
  • Télérama () 3
    En six contes autour du monde, l’auteur de Kirikou crée un ensorcelant théâtre d’ombres chinoises. Un voyage humaniste magnifié par la 3D.
  • StudioCiné Live () 2
    la succession des tableaux est un tantinet répétitive et a tendance à disperser l'intérêt. Cependant, Ocelot dote ses récits d’une belle démarche esthétique qui ne fait qu’ajouter de la valeur à ces Contes de la nuit.
  • Le Monde () 2
    Les Contes de la nuit nous baladent aux quatre coins de la culture mondiale. Jouant avec les accents de ses personnages, le style graphique, les musiques, Ocelot façonne un exotisme décoratif mais dépourvu de saveur
  • Les Inrocks () 2
    La beauté des décors foisonnants, des enluminures d'Ocelot issues de l'imagerie traditionnelle des contes folkloriques, s'en trouve rehaussée.
  • Fluctuat.net () 4
    Dix ans après Princes et princesses, Michel Ocelot est de retour avec de nouvelles adaptations d'anciens contes, en silhouette. Après les images de synthèses 3D pour Azur et Asmar, l'auteur de Kirikou, toujours avide d'expérimentation, se met à la 3D relief : son petit théâtre d'ombres est une splendeur.
  • A voir à lire () 3


    Un nouveau grand film d’animation par le père de Kirikou, à peine miné par la structure à sketches du concept. L’utilisation de la 3D est tout simplement merveilleuse.
  • Fluctuat ()
    Dix ans après Princes et princesses, Michel Ocelot est de retour avec de nouvelles adaptations d'anciens contes, en silhouette. Après les images de synthèses 3D pour Azur et Asmar, l'auteur de Kirikou, toujours avide d'expérimentation, se met à la 3D relief : son petit théâtre d'ombres est une splendeur.Michel Ocelot vient chasser sur les terres d'Avatar. Modestement, en conservant son style minimaliste. Réalisé avec une caméra stéréoscopique, Les Contes de la nuit s'inscrit dans le prolongement des expérimentations opérées par le père de Kirikou, qui s'est déjà essayé par le passé à l'infographie et aux images de synthèse 3D (Azur et Asmar), tout en s'inscrivant dans son univers de prédilection, le conte. Les Contes de la nuit reprend d'ailleurs à son compte le découpage en histoires courtes, la mise en abîme, et le théâtre d'ombres chinoises déjà mis en oeuvre par Ocelot dans Princes et princesses, en 2010. Sauf que cette fois, l'auteur-dessinateur-animateur-réalisateur français s'essaie à la 3D, si chère à James Cameron. Le résultat de cet alliage entre technologie de pointe et procédé ancestral hérité des dessins de profils de L'Egypte antique, est tout à fait probant. Découpés sur des fonds de couleurs bien plus sophistiqués que les monochromes de Princes et Princesses, les personnages ascétiques font bientôt oublier leur statut de pure silhouette noire, par le seul jeu des contrastes. Les flamboyantes tapisseries d'arrière-plan, colorées selon les traditions picturales des lieux ou civilisations dans lesquels se déroulent les six contes (Tibet, Antilles, Amérique Aztèque, la Cour de Bourgogne au Moyen Age), loin de ne fournir qu'un décor abstrait, offrent au contraire une source de lumière dont bénéficient les silhouettes. L'aura lumineuse comble ainsi l' « espace » généré par le 3D entre la surface noire au premier plan et le fond.La grande force du cinéma de Michel Ocelot est de croire en l'intelligence du spectateur - petit ou grand - et en sa faculté créatrice. On entre dans son film progressivement, sur la pointe des pieds. Puis comme par magie, après un léger temps d'adaptation pour l'oeil, gêné par l'effet de contre-jour, les volumes seulement suggérés par la surface opaque et noire se révèlent. Les corps-vignettes du prince loup-garou et du garçon tamtam, de la fille-biche et de l'élue de la ville d'or, de la Belle sans connaître et du garçon qui ne mentait jamais, et de bien d'autres créatures encore, sculptent alors leur galbe à même notre rétine. La moitié du film se fait dans notre regard, qui, stimulé par l'imagination, peut se perdre à loisir dans les ombres majestueuses d'une cathédrale gothique, dont les vitraux redoublent en négatif l'écrin du second plan, ou dans les surimpressions bleutées des luxuriantes forêts tropicales, ou bien encore être surpris par le surgissement d'une pluie d'étoiles dans la salle. « C'est hyper beau, on se croirait au théâtre !», s'exclamait une fillette lors de la projection de presse. Michel Ocelot aurait sans doute goûté le compliment, même s'il est insuffisant : ivre d'hybridation culturelle et formelle, Les Contes de la nuit crée l'illusion d'un théâtre à l'ancienne via la mise en espace de la 3D, si bien que ses prouesses techniques s'effacent pudiquement derrière la (fausse) facture artisanale du spectacle de marionnettes-ombres, mystérieux, ludique, totalement enchanteur.Les Contes de la nuitDe Michel OcelotAvec les voix de Julien Beramis, Marine Griset, Michel EliasSortie en salles le 20 juillet 2011Eric Vernay- Suivez le fil animation sur le blog cinéma  - Michel Ocelot sur Flu : lire les critiques de Kirikou et la sorcière (1998), Princes et princesses (2000), et Azur et Asmar (2006)
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