Affiche Les Beaux Gosses

Les Beaux Gosses : critiques

La critique de Premiere

(1) 3
  • 3
    Si Les Beaux Gosses a bien des airs d’American Pie made in France, c’est avant tout un film très personnel qui brasse des influences diverses : Larry Clark (Kids) pour le côté naturaliste et cru, Patrick Schulmann (P.R.O.F.S.) pour l’héritage franchouillard assumé, les BD Fluide Glacial pour l’esprit punk et régressif. D’autant plus tordant qu’il est à peine caricatural, Les Beaux Gosses dresse en creux un portrait terrible de l’adolescence, cet âge où les pulsions hormonales se heurtent aux limites d’un physique souvent ingrat et d’un mental friable. Derrière son apparente nonchalance, le mol Hervé subit à la fois son prénom et une mère envahissante (Noémie Lvovsky, décidément taillée pour la comédie) qui lui demande chaque jour s’il s’est bien branlé ! Déjà culte.

Les autres avis de la presse

(9) 2
  • Pariscope () 3
    La vie d’un ado est un décalage permanent, un pas en avant, deux pas en arrière. Si le réalisateur s’attarde quelque peu sur les particularités physiques de ses personnages - le nez trop gros, les boutons, les cheveux gras, les apareils dentaires, la voix en pleine mue-, c’est pour mieux montrer qu’elles reflètent un état intérieur chaotique. Non il ne faut laisser personne dire que 15 ans est le plus bel âge de la vie : cette chronique de mœurs en témoigne avec une fraîcheur, un humour et un sens de l’observation réjouissants !
  • Journal du dimanche () 3
    Pour son premier long-métrage très applaudi, l'auteur de BD de 31 ans manie la caméra aussi habilement que le crayon. Et réussit là où tant de comédies d'ados ont récolté de mauvaises notes : on est loin de la bluette romantico-gnangnan, sans pour autant sombrer dans la farce potache et vulgaire façon American Pie. Riad Sattouf esquisse une étude de moeurs naturaliste, un humour corrosif formidablement dialogué, des situations crues mais jamais grossières.
  • Télé 7 jours () 3
    Dessinateur de BD poilantes, Riad Sattouf passe avec succès derrière la caméra. Sa verve comique, son sens du trait juste crèvent l'écran dans cette plongée en adolescence qui revisite le genre en lorgnant davantage du côté du réalisme cru à la mode SuperGrave que vers le bling-bling frimeur de LOL. Bienvenue dans la vraie vie.
  • Elle () 3
    A quoi ressemblerait un remake de Diabolo Menthe, vu du côté des garçons et qui substituerait l'humour à la sentimentalité ? Peut-être aux Beaux gosses.
  • Le Monde () 3
    Voici un film rare qui réconcilie divertissement et subtilité, gaieté et amertume, esprit potache et justesse de touche. Un film frais comme un gardon, capable de mettre le spectateur en joie à partir d'une réalité pourtant maussade et d'une intrigue rebattue. (...) Tout cela semble déjà vu. Mais quel sens de l'observation, du détail, du timing !
  • Télérama () 2
    La force du film réside dans son drôle de réalisme décalé. Il ne s'agit pas de décrire la société d'aujourd'hui, mais de dire des angoisses de toujours. Avec sa voix grave, ses doutes et ses convictions, Vincent Lacoste, le jeune amateur qui joue le rôle principal (il faudrait citer l'ensemble de la distribution, épatante), est parfois plus adulte que ceux qui l'entourent. Il y a fort à parier que ses interrogations ne le quitteront jamais, comme elles n'ont pas tout à fait quitté les spectateurs adultes du film. Les Beaux Gosses ? Un film d'ados pour tous les âges.
  • Paris Match () 2
    Sorte d'anti-Boum et de Supergrave à la française, ce film potache ne donne pas envie de retomber en enfance. Derrière les rires et les grosses vannes, le réalisateur, connu pour ses BD, dessine un portrait quasi sociologique de cet âge ingrat qui n'incite pas à crier "Puberté, puberté chérie"!
  • Fluctuat ()
    Avec Riad Sattouf, auteur de BD réputé, la France a enfin trouvé son Judd Apatow : Les Beaux Gosses est une grande teen-comedy, crue, piquante, et sans doute le film le plus drôle au cinéma cet été.- Voir l'entretien vidéo avec Riad Sattouf On connaissait Riad Sattouf pour ses BD (Manuel du puceau, Retour au collège, Pascal Brutal), il se met au cinéma avec Les Beaux Gosses. Mais pas façon Satrapi (qui fait d'ailleurs un cameo dans le film), en adaptant un de ses albums en un film d'animation (Persepolis). Non, pour Les Beaux gosses, Sattouf change vraiment de medium, il écrit un scénario original, et abandonne son crayon et ses feuilles pour aller chercher des acteurs réels. Et les bouilles filmées par Sattouf sont assez extraordinaires d'authenticité. Acné, coupes mulet, pulls informes, bagues dentaires... Les corps subissent tous les outrages de l'âge ingrat, retranscrit ici dans une vérité atemporelle. Comme le suggère le titre ironique, ces « beaux gosses » ne sont pas vraiment les lovers du préau. Complexé mais volontaire, Hervé le mutique ne pense qu'à une chose, sortir avec une fille. Son pote Camel le hardosse aussi, mais lui « à la romantique », « façon orientale ». Néanmoins, Camel est toujours partant pour une petite branlette-chaussette devant une video du site « mamans chaudasses.com » (Valeria Golino, magnifique MILF), parce qu'il aime les femmes mûres...« Les plus chaudes ».Constamment drôle, Les Beaux gosses ne fait jamais dans le trash vulgos à la American Pie. Le film cherche un crudité plus âpre, plus authentique. Sattouf se réfère d'ailleurs, dès la première scène de baiser (une soupe de langues) en gros plan, à Kids de Larry Clark. Mais, même s'il jure ne pas l'avoir vu avant Les Beaux Gosses, c'est surtout à SuperGrave qu'on pense ici. Les héros sont des nerds obsédés sexuels, peu à l'aise avec les filles. La fameuse touche Judd Apatow n'est jamais loin dans ce tableau désopilant et sans fard de l'adolescence mâle. La mise en scène est soignée (belle photo), tonique et près des visages, en mutation (les boutons évoluent). Les dialogues sont crus et cul, mais bien sentis, plus vrais que nature, et relevés d'émouvantes plages mélancoliques mises en son par l'excellent Flairs (score discoïde proche de la BO de Naissance des pieuvres, par Para One). Avec son style pétillant, Sattouf trouve le ton juste pour croquer ce groupe de collégiens légèrement loser (jeux de rôle, pages lingerie de La Redoute, et looks atroces) qu'on a tous connu, et dans lequel on se reconnaît forcément un peu. Il n'occulte pas la violence, constante, subie ou perpétrée (ce ne sont pas de pures victimes) par ces collégiens. Entre parents déglingués (« Tu veux te masturber ? », demande régulièrement la mère d'Hervé, jouée par l'hilarante Noémie Lvovsky) et impitoyables joutes de récré, Sattouf cherche et trouve la note juste pour évoquer l'état adolescent : en mélangeant les références temporelles (BO d'influence 80's, looks 90's, Internet, etc.) il réussit un anti- « film générationnel ». L'adolescence vue par Sattouf est un combat plus palpitant que pathétique. Une suite ininterrompue d'épreuves et d'humiliations, d'aventures triviales mais excitantes, où un simple baiser donne le vertige, et où le sexe - cette Terre Promise - ressemble à la gueule dégoulinante et rose d'un gros chien baveux. Voilà enfin la grande teen comedy que le cinéma français attendait.Les Beaux gossesDe Riad SattoufAvec Vincent Lacoste, Anthony Sonigo, Alice TremolièresSortie en salles le 10 juin 2009[mediabox  id_media="94128" align="null" width="500" height="333"][/mediabox] Illus © Pathé Distribution Eric Vernay- Exprimez-vous sur le forum cinéma- Lire les fils comédie, festival de cannes, quinzaine des réalisateurs sur le blog cinéma - - Voir l'entretien vidéo avec Riad Sattouf
Cannes live !
  • Kristen Stewart, beauté fatale ! 26/05/2012 - 10h45
  • Elijah Wood à Cannes 26/05/2012 - 10h12
  • VIDEO - "On tournait La playa camoufflés, avec une petite équipe de tournage" Interview du réalisateur de La Playa 26/05/2012 - 09h36
  • La Quinzaine des Réalisateurs récompense Noémie Lvovsky, Gael Garcia Bernal et Merzak Allouache Les vainqueurs de la Quinzaine 25/05/2012 - 23h51
  • Robert Pattinson sur les marches ! 25/05/2012 - 20h47 1
> Tout le Festival de Cannes