Affiche Lebanon

Lebanon : critiques

Les critiques de Premiere

(2) 2
  • 2
    (...) le film de Samuel Maoz perd toute force contextuelle pour devenir un théâtre de l'ébsurde fabriqué, un huis clos maniériste qui se dilue dans un universalisme manichéen et perd de sa force.
  • 2
    Descendant direct de cette prestigieuse lignée, avec pitch d’enfer façon « la guerre du Liban vue depuis l’intérieur d’un tank » et Lion d’or vénitien à la clé, Lebanon faisait donc partie de ces films que l’on a l’impression d’aimer avant même de les avoir vus. Sauf que cet a priori enthousiaste subit au fil des minutes un pénible morphing qui, à l’arrivée, affiche tous les traits d’une déception.

Les autres avis de la presse

(9) 3
  • StudioCiné Live () 3
    Bien sûr, ce premier film à des défauts. Maoz a parfois recours à des artifices extérieurs comme la conversation interceptée sur le canal de Pluton. Mais c'est dans le traitement des émotions que le cinéaste est le plus fort.
  • Brazil () 4
    Avec Lebanon, nous pouvons une nouvelle fois remercier l'Art en général d'exister. Comme de pouvoir et de savoir rendre à nos regards cette palette de nuances qui nous est nécessaire afin de vivre avec les autres et nous-mêmes.
  • Elle () 4
    Film de guerre, bien sûr, mais aussi film d'apprentissage, Lebanon est surtout un très beau film.
  • Nouvel Obs () 2
    (...) le jeune cinéaste, dont c’est le premier film, parvient grâce à un travail entre réalisme et surréalisme sur les images (il entremêle les prises de vue subjectives à celles visualisées depuis les écrans de visée) et le son à nous claquemurer sensoriellement dans cet habitacle anxiogène. Et nous faire ressentir ainsi la dimension abstraite et ambiguë de la violence extérieure. Une rigueur qu’il délaisse par la suite, sans toutefois atténuer la force organique et testimoniale du film qui a remporté le lion d’or à Venise en 2009.
  • Les Inrocks () 3
    Après le récent Beaufort, Lebanon est un autre film de guerre israélien ne lâchant pas le point de vue d’une petite unité de soldats enfermés dans un lieu étroit, cernés par un ennemi réel ou fantasmé, ne connaissant plus que la trouille, l’agressivité, l’instinct de survie. On peut y voir la métaphore, volontaire ou pas, de ce que devient la société israélienne actuelle. Ce serait là la seule et vraie “nouveauté” de Lebanon, film carré, gardant obstinément son cap esthético-politico-théorique, mais trop réductible à une démonstration de force sommaire et sans mystère pour convaincre pleinement.
  • Le Figaro () 4
    Le réalisateur a tiré de ses propres souvenirs, profondément traumatisants, un film qu'il a conçu non comme un récit mais comme une véritable expérience de la guerre, vécue de l'intérieur du char.
  • Chronic'art () 3
    Il s'agit simplement de voir aussi où Lebanon brille d'une indiscutable force, lorsque plongés dans l'obscurité de la carlingue défoncée du char, livrés à une agonie interminable, les soldats tentent de se frayer un chemin hors du bourbier. Peu de films auront atteint un tel degré d'intensité à partir d'un si maigre dispositif (et l'on sait pourtant combien l'idée même de dispositif a quelque chose de révulsant), et il n'est pas impossible de voir en Lebanon, déjà, l'un des meilleurs films de guerre de l'année. Sans discussion possible.
  • Fluctuat () 3
    Faisant revivre la première guerre du Liban depuis l'intérieur d'un tank israélien, Lebanon propose une solide expérience physique, qui fait à la fois la force et la limite du film.Lion d'Or au dernier Festival de Venise, Lebanon propose de suivre 24 heures de la première guerre du Liban (juin 1982) à travers le regard de quatre soldats israéliens confinés dans un tank. Le point de vue sur les évènements se limite donc à celui des personnages, tout ce qui se passe à l'extérieur du tank n'étant visible que par le biais du viseur.Samuel Maoz, qui a lui-même vécu les évènements, aura eu besoin de 25 ans pour mettre en images les sensations de cette traumatisante journée. L'extrême soin qu'il apporte à sa mise en scène rend palpables la chaleur, la claustrophobie, la peur ou même les odeurs. Le cinéaste fait surgir plusieurs visions cauchemardesques : qu'il s'agisse des corps déchiquetés à l'extérieur du tank ou de la carcasse visqueuse - filmée comme un organisme malade - à laquelle l'intérieur de l'engin finit par ressembler, le rapport à la matière s'avère saisissant.Lebanon s'inscrit dans la droite lignée du récent cinéma israélien, très préoccupé par le souvenir de la première guerre du Liban. Après Beaufort, Valse avec Bachir et - dans une moindre mesure - Mes plus belles années, voici une nouvelle illustration de la violente césure morale que ce conflit a engendré dans la société israélienne.Si Samuel Maoz se dit inspiré par Hiroshima mon amour et La Jetée, grands films sur la mémoire, Lebanon ne possède pas la profondeur mélancolique d'un Valse avec Bachir et se vit bel et bien au présent. Cet éprouvant récit témoigne de la rapidité avec laquelle la logique, la lucidité ou le droit peuvent imploser face à l'urgence de décisions militaires à prendre sur le champ.Parfaitement rendue, la soumission à ce présent immédiat constitue aussi la limite du film. Le cinéaste a en effet souhaité qu'on ne sache rien des soldats ni des causes de la guerre, et il en résulte un certain automatisme des comportements. De même, la narration n'échappe pas à quelques effets faciles. Reste une puissante expérience physique, qui laissera des traces.LebanonDe Samuel Maoz Avec Yoav Donat, Itay Tiran, Oshri CohenSortie en salles le 3 février 2010[mediabox  id_media="121286" align="null" width="500" height="333"][/mediabox] Damien Leblanc - Exprimez-vous sur le forum cinéma- Suivez le fil guerre sur le blog cinéma
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