Le syndrome du Titanic : critiques
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La critique de Premiere
(1) 2-
Jean-Baptiste
Drouet
2
Plus efficaces qu’un beau discours, émouvants, souvent choquants ou tout simplement beaux même si parfois déjà vus, certains plans, tel celui sur le visage ravagé d’une SDF américaine ou encore celui qui montre ces Nigérians triant des déchets cancérigènes sous un soleil de plomb, se passeraient volontiers du commentaire, un brin naïf et « poétoc », de Nicolas Hulot.
Les autres avis de la presse
(11) 2-
StudioCiné Live (Laurent Djian) 2Certes, son film n'évite pas les longueurs. On se félicite néanmoins que puisse exister un tel plaidoyer, jouissant par ailleurs d'un montage fort audacieux et d'images d'une beauté graphique surprenante.
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Télé 7 jours (Julien Barcilon) 4Cette fois le globe-trotter de la cause environnementale délaisse les paradis terrestre pour nous faire toucher du doigt l'enfer sur Terre.[...] Pas de sensationnalisme, un commentaire d'une justesse et d'une clairvoyance salutaire: Hulot et Lièvre ne signent pas un plaidoyer écolo de plus mais bien le film définitif sur le sujet.
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Le Figaro (Eric Neuhoff)Nicolas Hulot a réalisé un film. Dommage Collatéral: il s'est mis à penser.[...] Sur des images de dévastation, la voix de l'auteur assène de solides banalités.[...] Le commentaire évoque la copie d'un collégien aux dons limités qui aurait beaucoup lu "Télérama". Dans la marge le professeur note au feutre rouge: beaucoup d'application, une sincérité évidente mais manque de maturité.
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Chronic'art (Ricard Burton)(...) le plus grand défaut du Syndrome du Titanic, de ses réalisateurs et producteurs, est de ne pas avoir mentionné la source de leur inspiration.(...) Comme il est, le film a le niveau d'un programme en alternance les samedis matins au Futuroscope, et c'est toujours mieux que de se faire détruire pour contrefaçon.
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Libération (Guillaume Launay) 3Le Syndrome du Titanic est simplement un film fort, parfois déroutant, qui ne tente pas d'être séducteur, et n'en déplaise à Claude Allègre, est loin d'être "imbécile".
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Fluctuat.net (Vanina Arrighi de Casanova) 2(...) après 1h30 de dénonciation de notre système et des valeurs de l'humanité, les auteurs du film le plus déprimant de l'histoire ne livrent pas ne serait-ce qu'une mini lueur d'espoir, une miette à laquelle se raccrocher. Rien, que dalle. On ne ressort pas de leur film indifférent, et c'est le but. Mais on n'en reste paralysés par l'ampleur de la tâche, désemparés, désespérés. Pour un sursaut mondial et radical, c'est pas encore gagné.
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Nouvel Obs (Jean-Philippe Guerand) 1(...) on est fasciné par ce kaléidoscope qui devrait nous choquer, au point d’en arriver à prendre pour une cohorte de SDF des geeks faisant le pied de grue afin d’être les premiers à s’offrir un iPhone. Etait-ce véritablement l’effet escompté ?
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Télérama (Juliette Bénabent) 1Le film a le mérite d'évoquer une crise globale - humaine et sociale autant qu'environnementale -, et certaines séquences très fortes devraient déclencher une véritable prise de conscience. Mais le ton, à la fois intime et pompeux, qu'adopte Hulot ne laisse place ni à la pédagogie, ni à des solutions concrètes. Pas même à un peu d'espoir.
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Le Monde (Jean-Luc Douin) 2Cet aspect institutionnel [...] empêche Le Syndrome du Titanic d'être une œuvre cinématographique enthousiasmante en plus d'un plaidoyer pour la survie de la planète et de l'humanité.[...] L'essentiel reste le propos, incontestable.
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Fluctuat () 2Film catastroph(ist)e, Le syndrome du Titanic n'est pas simplement un pamphlet écolo, il tape plus dur. Nicolas Hulot en a fini de dénoncer gentiment les effets du réchauffement climatique, il s'attaque à notre système tout entier, à l'égarement de l'humanité. De ce testament altermondialiste, vous ressortirez touchés certes, mais découragés.Si vous n'avez pas trop le moral ces temps-ci - et les raisons ne manquent pas -, n'allez voir Le syndrome du Titanic que pour tenter de relativiser vos soucis. Car vous sortirez du film de Nicolas Hulot et du documentariste Jean-Albert Lièvre totalement abattus. Le message qu'il porte ? Sauf miracle, on est tous foutus. L'humanité court à sa perte - le titre du film faisant référence aux passagers du Titanic qui continuaient de festoyer avec insouciance tandis que leur paquebot fonçait vers l'iceberg fatal. Nous sommes déjà tellement avancés sur le mauvais chemin qu'il faudrait un sursaut immédiat, radical et général du monde entier pour s'en sortir. Ca va mieux ? Sur la forme, on est loin de Yann Arthus-Bertrand et ses images nostalgiques de notre belle terre nourricière en péril, et c'est déjà ça. Nicolas Hulot et Jean-Albert Lièvre préfèrent choquer par l'horreur déjà installée qu'à travers une beauté menacée. Sur une bande son particulièrement réussie et originale pour un documentaire de ce type, des images des quatre coins du monde en forme de « worst of », des villes surpeuplées, des habitants en cage, des poulets en batterie, des décharges à ciel ouvert, qui tapent tous azimuts : famine, pauvreté, surpopulation, désastres écologiques, vanités économiques... Si le propos est évidemment sincère et sans doute juste, le montage est facilement misérabiliste et peu subtil : on passe de plans de fétus dans le ventre de leur mère à l'explosion de la bombe atomique, ou de l'activité débordante d'une ville occidentale à un regard d'enfant désabusé en Afrique, passé au ralenti. Les commentaires du présentateur d'Ushuaïa à la première personne, témoignage qui a le mérite de ne pas être lénifiant, finissent tout de même par agacer par leur grandiloquence, à la fois donneurs de leçon et faussement modestes. Si YAB vous énerve, il y a des chance que l'écolo devenu altermondialiste radical vous tape un peu sur le système aussi.D'autant qu'en définitive, après 1h30 de dénonciation de notre système et des valeurs de l'humanité, les auteurs du film le plus déprimant de l'histoire ne livrent pas ne serait-ce qu'une mini lueur d'espoir, une miette à laquelle se raccrocher. Rien, que dalle. On ne ressort pas de leur film indifférent, et c'est le but. Mais on n'en reste paralysés par l'ampleur de la tâche, désemparés, désespérés. Pour un sursaut mondial et radical, c'est pas encore gagné. Le Syndrome du TitanicDe Nicolas Hulot et Jean-Albert LièvreSortie en salles le 7 octobre 2009[mediabox id_media="108753" align="null" width="500" height="333"][/mediabox] Illus © Mars Distribution Vanina Arrighi de Casanova - Exprimez-vous sur le forum environnement - Suivez le fil documentaire sur le blog cinéma- Suivez le fil écologie sur le blog société- Lire aussi : Dix raisons de ne pas aimer Yann Arthus-Bertrand
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