Le Vilain : critiques
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- StudioCiné Live 3
- Fluctuat.net 2
- Les Inrocks 3
- Télérama 2
- Nouvel Obs 1
La critique de Premiere
(1) 2-
Alex
Masson
2
Que ce soit à travers ce pitch pas très catholique (une mère et son fi ls essaient de s’entretuer) ou à travers une seconde partie dans laquelle il n’est pas interdit de voir une allusion à la politique sociale française du moment, la petite voix contestataire de Dupontel est reconnaissable, mais un ton en dessous, comme étouffée par une candeur bon enfant à la Jean-Pierre Jeunet.
Les autres avis de la presse
(13) 3-
StudioCiné Live (Sandra Benedetti) 3On est chez Gotlib, pour prendre une référence BD qui n'a rien de gratuit au vu de la mise en scène comics look. Mais, est-ce que la présence de la grande Frot ou Dupontel qui se rassérène avec les ans, il y a, dans le Vilain, une tendresse pour les gens de peu qui ensoleille chaque scène, chaque personnage, même les plus farces.
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Fluctuat.net (Damien Leblanc) 2Rythmée et enjouée, cette comédie réussit donc à mêler la gravité et l'aspect cartoon. Le surjeu excessif des seconds rôles, parfois éreintant, participe à la description d'un monde malade et nauséeux. Quant au travestissement final de Dupontel, pont de passage entre différents âges et différents sexes, il provoque à la fois le rire et un malaise volontaire.
Légèrement statique dans son écriture, Le Vilain offre au final un joli conte atemporel, qui parvient à jouer sur la corde émotive tout en évitant le sentimentalisme. Attachant, drôle, speedé (1h25), jamais mielleux, le film ressemble beaucoup à son auteur et mérite le déplacement. -
Les Inrocks (Axelle Ropert) 3Passons sur l’imaginaire plastique formol du film, qui empoisonne un certain cinéma français par sa manière de fantasmer sur un état embryonnaire de l’humanité. Et regardons précisément comment Dupontel joue, enfin délivré de ses carcans. Animé d’une fébrilité scrogneugneu, le corps comme faisant une allergie au monde entier, tenté par une méchanceté radicale qu’il maintient comiquement en laisse, il n’est jamais aussi bon que lorsqu’il joue la confusion : un ange boiteux passe dans sa tête, léger brouillard dans le regard et dans le cerveau, répliques obscures pour se sortir de la situation, bref une forme de survie totalement hasardeuse, puis fuite en trombe. Rien que pour ça, allez-y.
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Télérama (Jacques Morice) 2On aime bien le Dupontel dingo et méchant. Pourquoi s'obstine-t-il alors à vouloir paraître bon ? Le personnage de la sainte mère, malgré son basculement dans le mal, reste assez lisse : Catherine Frot a peu de marge de manoeuvre. Dupontel devrait oublier la sensiblerie et assumer pleinement son sens de la singerie et de la farce.
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Nouvel Obs (Nicolas Schaller) 1(...) l’imaginaire de l’acteur-réalisateur se fait ici plus enfantin, sa manière plus proche d’un Jean-Pierre Jeunet, au risque d’affadir un peu cet amusant cartoon social, dont on n’oubliera ni le gag à répétition de la tortue revancharde ni les délectables apparitions de Nicolas Marié en docteur maboul.
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Journal du dimanche (Barbara Théate) 3Sous les traits de Catherine Frot, habilement travestie en vieille dame aux cheveux blancs. Avec, en fond, une petite musique qui fait penser à du Jeunet et une galerie de personnages secondaires très barrés, Dupontel signe une fable franchement burlesque, souvent acide, toujours drôle et finalement tendre. Moins foutraque et survoltée aussi.
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L'Express (Christophe Carrière) 3On sent la complicité du tandem, prêt à envoyer valser les diktats de la comédie consensuelle. On navigue dans le loufoque, le semi-fantastique, le vachard, et la tendresse aussi, un peu, parce qu'il faut de tout pour faire un bon film.
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20 Minutes (Caroline Vié) 3Cette comédie burlesque se révèle plus accessible que Bernie ou Enfermé dehors. Dupontel n'a pas perdu son insolence revigorante, ni son goût pour les courses-poursuites délirantes. Son Vilain est un régal vitaminé pour toute la famille.
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Le Monde (Thomas Sotinel) 3Peut-être est-ce le postiche gris de Catherine Frot ou la capacité de Dupontel à faire traverser les épreuves les plus terribles à ses personnages, mais ces deux-là évoquent la mémé et le Grosminet qui entourent Titi le canari, de Fritz Freleng. [...] Le Vilain est un film qui emporte ses acteurs dans un univers régi par des lois comiques qui, quoique incompatibles avec la gravité, ont fait leurs preuves, de Mack Sennett à Tex Avery. [...] C'est qu'Albert Dupontel est une espèce de Mel Gibson du burlesque, qui aime se montrer en grande douleur, passant vite du stade méchant à l'état de benêt victime de sa maladresse. On croyait toutes ces vieilles recettes retirées de la circulation, remplacées par la parodie et le second degré. En fait, il suffit d'y croire pour leur redonner toute leur saveur.
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Le Figaro (Olivier Delcroix) 3Avec la vivacité d'un cartoon Tex Avery et la fluidité d'un conte de fées à la Frank Capra, Dupontel orchestre une comédie vivace et colorée, qui rappelle par instant l'esthétique Amélie Poulain d'un Jean-Pierre Jeunet au mieux de sa forme. Mais le petit grain de folie qui emporte l'adhésion des spectateurs c'est la performance de Catherine Frot, qui transcende ce tragique affrontement oedipien en une comédie rythmée, hilarante, empreinte d'un revigorante folie douce.
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Le Parisien (Hubert Lizé) 3Ceux qui ont aimé « Bernie » ou « Enfermés dehors » apprécieront ce nouveau Dupontel. Moins noir, il creuse la même veine burlesque et témoigne d’une dinguerie assumée, au service d’une histoire truffée de personnages attachants et d’inventions rigolotes. A part la tortue du film, héroïne d’un gag animalier, qui s’en plaindrait ?
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Fluctuat () 3Conte semi-fantastique qui mêle la satire aux éclats de rire, Le Vilain bénéficie d'une Catherine Frot en état de grâce. Le style d'Albert Dupontel évolue mais n'a rien perdu de son acidité...Avec sa trame qui évoque les comédies anglaises des années 1950 (un duel sans merci entre une mère et son braqueur de fils, sur fond de malédiction divine), la quatrième réalisation d'Albert Dupontel lorgne du côté de la fable fantastique. Le personnage de Catherine Frot, petite vieille qui lutte contre la destruction de son quartier, rappelle les dernières productions Pixar (on songe inévitablement à Là-haut) tandis que la satire sociale semble se réduire à une attaque contre les cyniques promoteurs immobiliers (incarnés par le savoureux Bouli Lanners).Si l'esthétique du Vilain paraît donc moins trash et plus assagie que celles de Bernie ou du Créateur, c'est pour mieux déployer, derrière le vernis pavillonnaire, une profonde acidité. Au-delà de l'audace burlesque des situations (voir l'hilarant running gag du médecin), Le Vilain traite ainsi d'un échec éducatif et des douleurs - autant physiques que morales - qu'il engendre. Albert Dupontel accorde également une place de choix à la pulsion de mort, le garnement cherchant à plusieurs reprises à assassiner sa maman, qui souhaite elle-même être rappelée aux côtés du bon Dieu. Et le superbe duo que le comédien forme avec Catherine Frot dégage un vague parfum incestueux... Rythmée et enjouée, cette comédie réussit donc à mêler la gravité et l'aspect cartoon. Le surjeu excessif des seconds rôles, parfois éreintant, participe à la description d'un monde malade et nauséeux. Quant au travestissement final de Dupontel, pont de passage entre différents âges et différents sexes, il provoque à la fois le rire et un malaise volontaire. Légèrement statique dans son écriture, Le Vilain offre au final un joli conte atemporel, qui parvient à jouer sur la corde émotive tout en évitant le sentimentalisme. Attachant, drôle, speedé (1h25), jamais mielleux, le film ressemble beaucoup à son auteur...Le VilainD'Albert DupontelAvec Albert Dupontel, Catherine Frot, Bouli LannersSortie en salles les 25 novembre 2009[mediabox id_media="114197" align="null" width="500" height="333"][/mediabox] Illus © StudioCanal Damien Leblanc - Exprimez-vous sur le forum cinéma- Lire le fil comédie sur le blog cinéma- Albert Dupontel sur Flu : lire les critiques du Créateur (1999) et Enfermés dehors (2006)
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