Affiche de Le scaphandre et le papillon

Le Scaphandre Et Le Papillon : critiques

Les critiques de Premiere

(2) 2
  • 3
    Avec une certaine dose de licence poétique, Julian Schnabel retrace un récit vécu en utilisant les propres mots de l'intéressé. Son épreuve est l'occasion d'évoquer ses mémoires, ses regrets, les femmes qu'il n'a pas suffisamment aimées, le bonheur qu'il n'a pas su saisir. Heureusemeent peu chargé en effets lacrymogènes, le film évite les ornières attendues en offrant une passionnante réflexion sur le langage, les limites comparées du parlé et de l'écrit, la dépendance, et la confiance qu'elle implique.
  • Dans la redoutable tradition du genre, le chantage à l'émotion étend partout ses principes. Scènes (très) récurrentes de rééducation orthophoniste, gros plan sur le visage martyrisé de Mathieu Almaric, séquences insistantes sur la douleur des intimes. Pirouettes formelles et grosses ficelles lacrymales: dans un cas comme dans un autre (et, pire encore, dans l'alliance des deux), c'est raté. Vraiment.

Les autres avis de la presse

(5) 3
  • Télérama () 3
    Ce qui donne sa cohérence à cet étonnant patchwork, c’est la qualité, à la fois morale et esthétique, du regard de Schnabel. Il n’est pas dans la commisération, pas dans l’accompagnement, mais dans l’admiration. (...) Nous avons tous besoin de visions, d’échappées, et nous avons tous à apprendre de celui qui a écrit Le Scaphandre et le Papillon. Et de celui qui met aujourd’hui ce livre en images, comme on dirait en musique, pour le faire retentir magnifiquement.
  • Paris Match () 4
    Aujourd'hui, Julian Schnabel a réussi à adapter cette oeuvre considérée comme impossible à mettre en images. Pourtant, avec une sensibilité et une intelligence rares, ce réalisateur nous transmet ce que ce prisonnier, confiné dans son cerveau comme un poisson dans son bocal, a pu vivre dans cet "intérieur" indicible où la folie et le désespoir le guettaient comme un banc de requins maléfiques.
  • Télé 7 jours () 2
    Evitant les pièges du mélo, Julian Schnabel livre une oeuvre d'une grande originalité, filmée le plus souvent en caméra subjective. Autour de Mathieu Amalric, poignant, une superbe troupe d'acteurs. Cette leçon de vie et d'espoir touche au plus profond.
  • Journal du dimanche () 3
    On pouvait tout redouter de cette adaptation du libre de Jean-Dominique Bauby, victime d'un accident cardio-vasculaire cérébral, et ne pouvant plus communiquer qu'avec une paupière. Schnabel a posé son regard d'immense artiste et de metteur en scène. Il réussit un drame qui est surtout un hymne à la vie, porté par des acteurs inspirés. Brillant.
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