Le Refuge : critiques
- Film
- Bandes-annonces (1)
- Photos (13)
- Casting
- Critiques (13)
- Avis internautes (2)
- DVD/Blu-ray
- Première 2
- Pariscope 3
- Elle 3
- Nouvel Obs 1
- Chronic'art 4
- L'Express 4
La critique de Premiere
(1) 2-
Alex
Masson
2
Le mystère François Ozon s’éclaircit de film en film. Le cinéaste français le plus énigmatique et le plus productif du moment sème de plus en plus d’indices permettant de l’appréhender. À ce titre, Le Refuge peut faire office de compilation de ses thèmes récurrents – la force de la volonté féminine, le poids de l’absence, le refus de la norme, la transmission… – mais pas de redite. La bienveillance générale avec laquelle est filmée la convalescence émotionnelle de cette héroïne pas forcément sympathique qu’est Mousse peut laisser perplexe. Jusqu’à cet épilogue troublant, aussi lumineux que dérangeant, où Ozon dissipe le symbolisme facile et les raccourcis pris jusque-là, offrant à cette compagne et à ce frère endeuillés une renaissance différente de celle à laquelle on s’attendait. Ce film inégal trouve alors un sens profond et dense, confirmant qu’Ozon est bel et bien une valeur refuge
du cinéma français.
Les autres avis de la presse
(14) 2-
Pariscope (Arno Gaillard) 3La maternité confrontée au deuil est le thème central de ce nouveau film de François Ozon, mais comme souvent avec ce réalisateur, « Le refuge » est aussi une pertinente suite de questionnements sur nos identités. Qui sommes-nous réellement ? Comment rencontrer l’autre, l‘affronter même, avec notre propre sensibilité si elle est hors les murs et des schémas habituels ? Isabelle Carré, réellement enceinte durant le tournage, et Louis-Ronan Choisy portent magnifiquement, dans leur subtil et sensible face à face, toute cette histoire. On est bouleversé par plusieurs séquences, comme celle dans laquelle une inconnue voyant Mousse solitaire avec son gros ventre se promener sur une plage l’aborde et lui parle de sa propre grossesse, avant de se faire violemment éconduire par cette jeune femme mal dans sa vie, qui pourtant va donner la vie. Certainement un des plus beaux films du cinéaste de « Sous le sable » auquel, décidément, les plages réussissent.
-
Elle (Anne Diatkine) 3En dépit du sujet - enceinte seule et droguée -, une étrange douceur émane du Refuge, en partie grâce à Isabelle Carré, qui tient le rôle principal et qui attendait effectivement un enfant pendant le tournage. Si François Ozon capte l'attention alors même qu'il plonge son film dans une machine à broyer les aspérités et à supprimer les contradictions, c'est sans doute parce que Le Refuge a le charme puissant des contes.
-
Nouvel Obs (Olivier Bonnard) 1La maternité, le deuil, la plage et ses vertus réparatrices, la famille déréglée : "le Refuge", sorte de mix en apesanteur du cinéma d’Ozon, tourne un peu à vide. Le ventre rond d’Isabelle Carré, enceinte pour de bon, fascine visiblement le cinéaste mais ne suffit pas à faire un film.
-
Chronic'art (Olivier Père) 4La grande surprise du film vient du chanteur Louis-Ronan Choisy, qui incarne Paul. Pour sa première apparition à l’écran, il apporte beaucoup de douceur et un jeu antinaturaliste qui évoque les héros surannés des films de Rohmer. Après l’incompris et sous-estimé Ricky, Le Refuge confirme qu’Ozon vieillit bien, mieux que ses débuts tapageurs pouvaient le laisser craindre. La prolificité du cinéaste a fini par porter ses fruits et l’on est en droit d’attendre ses prochains opus avec une confiance et une curiosité renouvelées.
-
L'Express (Christophe Carrière) 4Si son regard sur la maternité était dérangeant, voire choquant, dans Regarde la mer, Ozon la filme, cette fois, avec fascination. Porté par le talent d'une Isabelle Carré réellement enceinte au moment du tournage, il réussit à mettre une dose d'insolence et d'ironie dans un monde d'aujourd'hui qu'il sait impitoyable.
-
Le Parisien (Marie Sauvion) 2En abordant la maternité sous un jour dramatique et dérangeant, sensuel aussi, François Ozon sort des sentiers battus du bonheur obligatoire. Le scénario peut sembler trop ténu, le jeune premier trop fragile, pourtant le film fait forte impression. Il montre un visage inédit d'Isabelle Carré, et pas seulement parce qu'elle attendait son premier enfant sur le tournage. Dure, perdue, rebelle, troublante, l'actrice est magnifique.
-
Le Monde (Thomas Sotinel) 3François Ozon joue de la condition de son actrice avec délicatesse. Entre la jeune femme et Paul s'est noué un dialogue qui est à la fois une élégie au père disparu et la liquidation d'un héritage trop lourd à porter. En filigrane, se pose la question de la place de l'enfant à venir. Une place impossible à assigner, si l'on se réfère au bébé volant de Ricky.
Peut-être parce que Louis-Ronan Choisy, musicien qui fait ici ses débuts d'acteur, reste un peu transparent, le regard reste rivé sur Isabelle Carré. Alors qu'elle pourrait être en congé maternité, elle accomplit son travail de comédienne. Mousse est un personnage changeant, qui passe d'une admirable sérénité à des accès de mesquineries effrayants. -
A voir à lire (Frédéric Mignard) 2Les plus hermétiques aux derniers films d’Ozon auront sans nul doute bien du mal à adhérer à cette nouvelle introspection des obsessions du cinéaste. Mais si certains défauts inhérents à ses derniers opus perdurent (on a notamment toujours l’impression d’abandonner les personnages à mi-chemin et de repartir avec un goût d’inachevé dans la bouche), le souvenir de moments lumineux l’emporte sur ces menus soucis alors que le cinéaste fait entrer la formidable Isabelle Carré dans le cercle très restreint des comédiennes "ozoniennes".
-
Télérama (Pierre Murat) 3Dans Le Refuge, avec une empathie qu'on ne lui connaissait pas - parce qu'il ne tenait pas à ce qu'on la devine -, Ozon filme les hésitations, les fluctuations - les vagissements - d'adultes qui semblent naître en même temps que leurs bébés... Une génération finie, mais pas prête : pour tout assumer, assurer, elle demande juste un peu de temps. C'est à la fois désarmant et passionnant.
-
StudioCiné Live (Sandra Benedetti) 2Humainement, l'alchimie ne se fait pas, les êtres ne se rencontrent pas, le chagrin tu n'en est que plus désincarné. Ne reste qu'une sensation de froid.
-
Brazil (Alexandra Louvet) 2On a connu Ozon bien plus inspiré, Faisant de ses angoisses de belles réflexions alors en attendant des jours meilleurs, il tourne Potiche avec... Catherine Deneuve ! Et on espère bien rire (mais de bon coeur, cette fois-ci !).
-
Journal du dimanche (Danielle Attali) 3Ozon s’est emparé de son sujet et du ventre d’Isabelle Carré avec une grande tendresse. Fasciné par la maternité, il alterne la brutalité des premières scènes avec la douceur des suivantes, donne un rythme sensuel à sa partition. Il y a beaucoup d’amour dans ce Refuge, complexe et subtil, auquel Isabelle Carré apporte à la fois sa fragilité et sa force.
-
Fluctuat ()Avec Le Refuge, François Ozon s'enlise dans un mélo laborieux et paresseux où le corps de ses acteurs sert de maigre prétexte au tournage. En quête d'ambigüité et d'éternelle provoc, le cinéaste signe ici son pire film.Si la notoriété de François Ozon n'est plus à faire, en revanche sa filmographie zigzague parfois du pire (5x2) au meilleur (Angel, Ricky), en allant vite. Concourant dans la première catégorie, Le Refuge se hisse facile jusqu'à son podium. Sommet de laideur et de fainéantise : l'image est sans relief et la mise en scène d'une pauvreté hallucinante, il n'y a rien à sauver du film, à part peut-être son acteur, Louis-Ronan Choisy, probablement prétexte au tournage. Sinon ? Sauf à considérer la présence d'Isabelle Carré enceinte comme un tour de force pornographique, expliquant peut-être la pesanteur des plans, le film n'est qu'un long tunnel aux dialogues impossibles et plaqués sur une intrigue maladroite où l'actrice materne, au vert, sa progéniture. Dont le père (Melvil Poupaud, en chute libre depuis Lucky Luke), toxico comme elle et fils de famille bourgeoise, est mort d'overdose avant d'apprendre la nouvelle. Le Refuge c'est donc l'histoire d'un deuil et d'un chagrin d'amour, ce qu'il en reste, physiquement et comme énigme, trace, dans le corps d'une fille paumée. Ainsi que celle d'un frère longtemps resté dans l'ombre de l'autre, qui va combler, partager cette absence et se trouver. C'est aussi le récit d'une rencontre où les choses s'effritent et les corps se croisent momentanément (lui est gay) devant la fragilité des êtres et le trouble des sentiments. Et surtout, au final, un plaidoyer pour l'homoparentalité, qui se pose là, lourdement, sur une oeuvre réclamant une ambiguïté qu'elle n'a jamais. Car tout est ici atrocement exhibitionniste (la grossesse réelle de l'actrice, dont le personnage est sacrifié), psychanalytique, assujetti au scénario et figé dans un horizon esthétique proche de Plus belle la vie. Bref, horrible.Le Refuge De François OzonAvec : Isabelle Carré, Louis-Ronan Choisy, Sortie en salles le 27 janvier 2009[mediabox id_media="120943" align="null" width="500" height="332"][/mediabox] Ills © Le Pacte Jérôme Dittmar - Exprimez-vous sur le forum cinéma- Suivez le fil réalisateur sur le blog cinéma- François Ozon sur Flu : lire les critiques de Les amants criminels (1999), Gouttes d'eau sur pierres brûlantes (2000), Sous le sable (2001), 8 femmes (2002), Swimming pool (2003), Angel (2007) et Ricky (2009)
À découvrir également
Cannes live !
-
Christa Theret, négligée
26/05/2012 - 16h14 -
Les scènes de sexe à Cannes
26/05/2012 - 15h23 -
Janet Jackson épiée par les paparazzi
26/05/2012 - 15h21 -
Alex Aja invité dans Cannes I Come
26/05/2012 - 14h40 -
Reese W., rayonnante face à Matthew M
26/05/2012 - 14h26
> Tout le Festival de Cannes
Bandes-annonces
> Toutes les bandes-annonces
Plus de cinéma