Affiche Le Premier Jour Du Reste De Ta Vie

Le Premier Jour Du Reste De Ta Vie : critiques

Les critiques de Premiere

(2) 3
  • 3
    En cinq moments clés, Rémi Bezançon saisit l'essence des liens de sang, la difficulté d'exister au milieu d'un groupe, l'envie d'indépendance et la peur de la solitude. La famille Duval ressemble à toutes les familles: les enfants grandissent, les parents vieillissent. Si la structure est parfois artificielle et les ficelles du scénario un peu épaisses, un souffle, une énergie et une justesse passent. Tout en nuances et en fragilité, les comédiens, débutants et confirmés, sont tous épatants.
  • 2
    Après la franche comédie à fond les manettes avec Ma vie en l’air, Remi Bezancon nous revient après trois ans d’absence. Le premier jour du reste de ta vie s’avère plus mature que ne l’était son précédent film mais ce qu’il gagne en maturité, il le perd en grain de folie. Un peu longuet, celui-ci nous narre une histoire de famille, qui pourrait sans doute être la nôtre, tout en suivant en détail quelques moments particuliers de leur existence. Un film sensible et drôle à la fois dont les personnages sont attachants (le couple Zabou Breitman- Jacques Gamblin notamment y est formidable). On suit ainsi à travers le temps cette gentille famille, costume et musique posant l’ambiance propre à chaque époque et pourtant, on reste étonnamment étranger à ce périple, détaché du film de leur vie. Plus de subtilité dans le scénario nous aurait peut-être aidé à y croire un peu plus.

Les autres avis de la presse

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  • Pariscope () 3
    Rémi Bezançon a réalisé un film fort émouvant porté par ses acteurs et actrices qui aiment cette histoire, cela crève l’écran. Jacques Gamblin est poignant de simplicité dans le rôle de Robert, ce père chauffeur de taxi qui, malgré tout, comme son propre père (magnifique Roger Dumas), ne sait pas aimer son fils aîné. « Le premier jour du reste de ta vie » est une œuvre pleine de belles idées de mise en scène et aux dialogues bien écrits. Nous sommes devant un grand et beau film sur la famille, le temps qui passe et qui vaille que vaille fait son affaire de nos vies. « Vendredi 3 décembre 93, le premier jour du reste de ma vie… » confie dans sa chambre une adolescente à son journal intime. N’hésitez pas, allez voir ces êtres attachants, ils vous toucheront, et sans doute vous bouleverseront.
  • Journal du dimanche () 3
    "Vous regarder grandir tous les trois, c'est le plus beau spectacle auquel j'ai assisté dans toute ma vie." Ce pourrait être neuneu, larmoyant, mélo, c'est tout simplement beau, sobre, émouvant. Le premier jour du reste de ta vie n'est pas le chef-d'œuvre de l'année, mais, avec ses imperfections, il n'en constitue pas moins l'une des très bonnes surprises de l'été, saga familiale où rires et larmes se mêlent souvent dans le même plan.
  • Fluctuat ()
    Un élan nouveau souffle sur le cinéma français et porte un nom : Rémi Bezançon. Derrière un titre à rallonge typique du film hexagonal, Le premier jour du reste de ta vie cache une vraie différence dans le traitement inventif, drôle et tendre d'une famille qui pourrait être la vôtre. Pas de pathos, d'intellectualisation à outrance, mais une maîtrise scénaristique, esthétique et totale qui risquerait bien de vous faire dire qu'il est le premier film du reste de votre vie. - Voir l'entretien avec Rémi Bezançon Rémi Bezançon, un nom qui ne vous dit peut-être rien et pourtant. Réalisateur du déjà très prometteur Ma vie en l'air, il y avait saisi les angoisses d'un trentenaire (impeccablement joué par [people rec="0"]Vincent Elbaz[/people]) avec une finesse et une sincérité plus percutantes que les habituelles comédies du genre. Déjà, l'originalité était maître et laissait augurer un second film tout aussi innovant. Il l'est davantage. Partant d'une vraie idée (filmer le jour le plus marquant dans la vie de chaque membre d'une famille), Bezançon offre une construction peu commune pour évoquer l'individualité de chacun au sein d'un cercle connu de tous. Le départ du grand frère de la maison ouvre cette saga et déjà l'humour, la tendresse et le "c'est tellement ça" laissent poindre le bout de leur nez. Histoires d'amour d'adolescents, nostalgie de l'enfance, entrée difficile dans l'âge adulte, place de la mère, autorité du père, toutes les affres de la vie de famille sont abordées en moins de deux heures. Et pourtant, Bezançon réussit à ne pas sombrer dans la caricature. Les références musicales, cinématographiques et télévisuelles d'une époque révolue (le film s'étend sur 12 ans avec quelques ellipses) se détournent d'une recette à la Amélie Poulain pour enrichir l'histoire et ancrer les personnages dans une réalité. La famille ne répond pas à un schéma déjà-vu et se targue même de deux frères bien distincts sans être ennemis. Le scénario surprend souvent, bluffe toujours et touche profondément par une authenticité troublante. La réalisation dynamique et soignée, la bande son de qualité survolant les décennies (l'admirable travail du compositeur Sinclair se confond à "david bowie" rec="0", "janis joplin" rec="0" et [people rec="0"]Lou Reed[/people]) et le casting qui fonctionne habilement offrent une vraie cohérence à l'univers créé par Bezançon. Egalement hors pair en directeur d'acteurs, il mise sur le potentiel comique de Zabou Breitman, la sensibilité et le flegme de Jacques Gamblin pour incarner les parents du trio. Il exploite le dynamisme de la belge Deborah François mieux que les [people rec="0"]frères Dardenne[/people] et fait de l'acteur québécois de C.R.A.Z.Y., un Français pur souche. Air guitariste en puissance, Marc-André Grondin réussit le tour de force de gommer son accent face à un grand frère interprété par un comédien dont c'est là le premier film : perle d'acteur dénichée par Bezançon, Pio Marmaï démontre une force de jeu confondante. Une révélation qui vient conforter la réussite d'un film à l'intelligence rare et à l'humanité proche d'un [people rec="0"]Alan Ball[/people], scénariste d'American Beauty dont le titre s'inspire d'abord (en référence à une phrase prononcée au début du film par [people rec="0"]Kevin Spacey[/people]). Alors que les premières notes du Premier jour (du reste de ta vie) de étienne daho se posent sur les dernières images, on pressent déjà que l'on n'écoutera plus cette chanson de la même manière. Là où beaucoup de films cherchent à tirer les larmes du spectateur, Le premier jour du reste de ta vie les suscite sans le vouloir, presque en s'excusant. Qu'il est bon de voir un film français intelligent.Le Premier jour du reste de ta vieDe Rémi BezançonAvec Jacques Gamblin, Zabou Breitman, Deborah François, Marc-André GrondinSortie en salles le 23 juillet 2008Illus. © Studio Canal - Exprimez-vous sur le forum cinéma- Voir l'entretien avec Rémi Bezançon- Lire les fils comédie, réalisateur, acteur sur le blog cinéma
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