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Le Jour où la terre s'arrêta

Internautes
4

Moyenne : 4 (1 vote)

Presse
2.5

(2 critiques)
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2.5

Pariscope
(Virginie Gaucher)
3.75

En ces années 50, les Américains redoutent tout autant l’invasion communiste que celle des extra-terrestres. De là à mixer les deux psychoses, il n’y a qu’un pas, franchi par plusieurs réalisateurs. Robert Wise prend le contre-pied de cette tendance lourde. A travers le personnage bienveillant de Klaatu, il délivre à la fois un avertissement et un message de paix : gare à l’arme atomique qui met l’univers en péril. Cet appel à la raison du réalisateur de « Nous avons gagné ce soir » se double d’une critique de la société américaine et de sa prétendue supériorité vues par un étranger, nouveau messie. Ce chef d’œuvre de la SF, aux effets spéciaux modestes, brille toujours par l’actualité de son message.

Fluctuat
1.25

Loin du classique d'origine, Le Jour où la terre s'arrêta s'enlise dans une fable new age écolo peu rattrapée par un scénario confus et une mise en scène aux abonnés absents. Demeurent quelques rares visions d'apocalypse et Keanu Reeves, éternelle énigme.Remake annoncé sans fanfare du classique de Robert Wise, Le jour où la terre s'arrêta semble avoir moins stoppé son compteur dans les 50's qu'au milieu des 90's, lorsque Hollywood était en plein revival SF. Pas pour rien donc que Roland Emmerich citait à l'époque l'original pour Independence Day, auquel on pense beaucoup devant le film de Scott Derrickson. Un même engouement pour les visions catastrophes numériques, cette façon de reprendre à son compte sur le versant pure et impure de la série B l'omnipotence américaine et avec elle l'homme comme centre de l'univers. Si le film joue le jeu et reste fidèle à une certaine SF kitsch plutôt sympathique, il s'égare vite dans les méandres rachitiques d'un scénario confus. Sans colonne vertébrale, ne subsistent ici que des squelettes ou des fantômes de scènes derrière lesquelles se glissent des personnages à fonction. Du Wise, conçu en pleine guerre froide, le remake conserve son histoire d'extra terrestre venu sur terre accompagné d'un géant de fer pour réveiller nos consciences pacifistes. Mais effet de mode oblige, la fable d'origine est revisitée à l'aune d'un moralisme écolo qui, plombé par un montage elliptique, alourdi le propos tout en concentrant l'attention sur les faiblesses narratives du film.Devant si peu de maitrise, on attend alors de pied ferme les visions d'apocalypses annoncées sur le papier. Celles-ci calment vite tant rien ne s'impose ou impressionne, le film se repliant constamment sur les bribes théoriques de son récit qui s'enlise dans des paraboles surlignées. Malgré l'ampleur global du naufrage, surnage pourtant une atmosphère grisâtre et poudreuse, à l'image de ce nuage de fin du monde qui balaie tout sur son passage durant le final. Quelques plans, deux trois images, laissent alors une empreinte et participent à créer une ambiance crépusculaire et malade, celle que le film traque pour asseoir son message. L'autre argument enfin, véritable leitmotiv qui nous poussait vers ce remake, c'est Keanu Reeves. L'idée de le faire jouer cet extra terrestre froid et distant venu tel Noé sauver la terre (mais pas nous qui sommes responsables de la catastrophe), semble une évidence. Venu d'une autre planète et issu d'une race inconnue, indomptable, illisible, il était l'homme de la situation, son visage telle une surface lisse et opaque mais marqué d'une mélancolie cryptée. Sa présence ici est la véritable énigme du film, non par erreur, mais parce qu'il est le point de résistance derrière lequel on traque en vain des bribes d'humanité.Le jour où la terre s'arrêtaDe Scott DerricksonAvec Keanu Reeves, Jennifer Connelly, Kathy BatesSortie en salles le 10 décembre 2008 Illus. © 20th Century Fox- Exprimez-vous sur le forum cinéma- Lire les fils cinéma fantastique, remake, acteur sur le blog cinéma

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