Affiche Le Chat du Rabbin

Le Chat du Rabbin : critiques

La critique de Premiere

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    (...) le film de Sfar propose beaucoup de dialogues (brillants) mais peu d'action. Contrairement à Satrapi qui imprimait à son adaptation une vraie dynamique cinématographique (découpage complexe, invention visuelle, voix off distanciée), Sfar ne s'écarte pas assez de la BD. C'est beau, stylé et substantiel, certes, mais sans le souffle épique requis, l'acmé de l'intrigue se situant au moment où nos héros sont froidement accueillis dans le désert par des Arabes menaçants. C'est bien d'avoir de l'ambition, mais c'est encore mieux d'avoir une vision, comme ce fut le cas pour Sfar avec son Gainsbourg (vie héroïque).

Les autres avis de la presse

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  • Nouvel Obs () 2
    "Le Chat du rabbin" est un singulier exercice philosophique qui séduit autant par son esprit que par ses perspectives.
  • Nouvel Obs () 3
    Une fable jamais mièvre, souvent acide, taillée dans humour brillant et bavard.
  • Nouvel Obs () 2
    Le Chat du rabbin est plus proche d'un « Oui-Oui et les juifs » que des studios Ghibli.
  • 20 Minutes () 4
    On reste ébloui devant la splendeur visuelle de daguerréotypes vivants où évolue ce chat sage qui sort ses griffes contre l'intolérance avec un humour ravageur.
  • Le Parisien () 4
    Un pur plaisir, variation habile et infiniment colorée sur l’art et la manière de vivre ensemble en dépit des communautarismes.
  • Le Figaro () 3
    Vivant, vibrant, coloré et poétique, ce conte orientaliste moderne, animé en 3D, devrait enchanter… de 7 à 77 ans.
  • Les Inrocks () 3
    Malgé ces réserves et bémols divers, Le Chat du Rabbin reste un divertissement intelligent
  • Télé 7 jours () 2
    Avec un graphisme de toute beauté et une BO entêtante, Joann Sfar reste fidèle à l’esprit frondeur de ses albums de bande dessinée pour brocarder les ostracismes religieux.
  • Le Monde () 2
    Ce plaidoyer pour la tolérance relève d'un prêchi-prêcha si gentiment ennuyeux qu'il peine à nous convaincre de sa légitimité.
  • Paris Match () 2
    D'un graphisme magnifique, classique mais élégant, ce film d'animation est boosté en 3D
  • Les Cahiers du cinéma () 2
    Les adeptes de la bande-dessinée ne gagneront pas grand-chose à découvrir ce travail de gonflette visuelle. Pour les autres, le film constituera peut-être une luxueuse invitation à aller flâner dans les librairies.
  • Fluctuat.net () 3
    Après Gainsbourg (vie héroïque), le deuxième film de Joann Sfar signe son retour au dessin, avec l'adaptation de sa BD à succès, Le Chat du rabbin. On retrouve dans cet enthousiasmant film d'animation l'œcuménisme et le goût du baroque chers à Sfar.
  • A voir à lire () 3


    Un chat qui parle, un rabbin malhabile, un dessinateur talentueux et une narration simple : quelques ingrédients qui font de l’adaptation de la BD de Sfar une oeuvre fidèle et de qualité, qui risque d’enchanter davantage les grands que les petits...
  • Fluctuat ()
    Après Gainsbourg (vie héroïque), le deuxième film de Joann Sfar signe son retour au dessin, avec l'adaptation de sa BD à succès, Le Chat du rabbin. On retrouve dans cet enthousiasmant film d'animation l'oecuménisme et le goût du baroque chers à Sfar.Compactés en 1h40, les cinq tomes du Chat du Rabbin donnent un film d'animation en forme de conte sur la tolérance, réalisé en duo. Associé à Antoine Delesvaux, Joann Sfar, dont le premier long-métrage Gainsbourg (vie héroïque) nous avait enthousiasmé par sa façon très personnelle de s'approprier son sujet réputé intouchable, fait le même sort aux religions, une nouvelle fois à travers le prisme du judaïsme. Dans l'Alger des années 1920, un rabbin découvre un beau jour que son chat sait non seulement lire et parler mais qu'il a aussi un gros béguin pour sa fille Zlabya. Désarçonné, le rabbin Sfar réagit en père possessif et décide d'éloigner l'étrange chat de sa séduisante fille. Mais, alors que le félin se dit prêt à faire sa Bar-Mitzva pour rester auprès d'elle, le religieux finit par s'exécuter, divulguant à l'animal les secrets de la Torah. Sauf que le chat ne s'en laisse pas compter, faisant montre d'un esprit critique des plus affûtés.Toute le drôlerie du Chat du rabbin repose sur les remarques insolentes mais néanmoins pertinentes de ce curieux animal longiligne, dans le rôle éminemment proche d'un bouffon du roi shakespearien : il est le seul à pouvoir dire à son maître la vérité « cash » - et non casher - jusqu'à ce qu'un blasphème l'en prive, un moment. Sfar coule ainsi son sermon oecuménique dans un sens de l'humour efficace et permanent, renvoyant dos à dos, en tournant en dérision leurs aspects les plus absurdes, les religions juives, chrétiennes et musulmanes. Le peuple Juif lui-même apparaît comme une mosaïque bouillonnante, constituée d'Ashkénazes et de Sépharades, de Maghrébins d'Algérie, mais aussi de Noirs ou de blonds aux yeux bleus comme ce peintre russe aux faux airs de Petit Prince, décidé à retrouver sa Jerusalem noire. Avec le rabbin et son ami cheik Sfar, ils vont traverser l'Afrique au volant d'une vieille auto-chenille Citroën, et croiser autant de merveilles que de preuves de l'ignorance des hommes, entre racisme colonial (hilarante démystification de Tintin au Congo, doublé par le Belge François Damiens) et intégrisme belliqueux.Se méfier du graphisme naïf et chatoyant de Sfar. Energique et généreux, Le Chat du rabbin ne se laisse pas enfermer dans le registre de la pédagogie gnan-gnan pour école primaire, exprimant à l'écran la complexité des croyances, sans occulter les tensions sexuelles ou les déchaînements de violence parfois sanglants qui peuvent en résulter. Sfar trouve également matière à exploiter son attrait pour le patchwork visuel, sautant d'une nuit à la Chagall à un cauchemar plus cartoon, jouant aussi avec le relief permis par la 3D. L'usage de la 3D est cependant très inégal : les scènes de rêve, de fantasme ou de souvenir (saisissant pogrom), bref tout ce qui relève du monde intérieur des personnages, semble plus incarné que les plans « réalistes », comme ceux de la Casbah d'Alger, où premier et seconds plans sont grossièrement superposés. Mais finalement, c'est assez logique, ou du moins cohérent, si l'on songe à l'importance accordée par Sfar à l'imagination et aux projections oniriques dans Gainsbourg (Vie héroïque). Joliment relayé par un doublage au casting étincelant (maurice benichou, françois morel, hafsia herzi, mathieu amalric, tous au top), donnant vie, accents et sensualité aux personnages dessinés, Le Chat du Rabbin est une enthousiasmante ode au métissage.Le Chat du rabbinDe Joann SfarAvec les voix de Maurice Benichou, François Morel, Hafsia HerziSortie en salles le 1er juin 2011Eric Vernay  - Suivez les fils animation, adaptation sur le blog cinéma- Lire la critique de Gainsbourg (vie héroïque)
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