Les autres avis de la presse
(15)3
- Voici
(
Ariane
Valadié
)3Une histoire d'amour impossible et touchante. - Excessif / TF1 News
(
Romain
Le Vern
)1(...) l'esthétique trop appliquée voire publicitaire, les clins d'œil répétés et le recours systématique à une imagerie kitsch de mauvais goût gardent le spectateur à distance. Pour convaincre à l'avenir, Dolan devra affiner ses manières et il lui faudra sans doute plus de maturité dans le traitement de ses sujets. - Ecran Large
(
Simon
Riaux
)1Quelques beaux moments, une poignée de jolies répliques, noyés dans un amoncellement répétitif, qui rendrait presque Jean-Paul Goude supportable. - Ecran Large
(
Laure
Beaudonnet
)3Xavier Dolan fera certainement partie des cinéastes majeurs des prochaines décennies. Malgré une petite faiblesse de rythme, Laurence Anyways est aussi puissant esthétiquement que du point de vue de son histoire. - Journal du dimanche
(
Alexis
Campion
)2Un roman fleuve (...) dans un débauche de dialogues hystériques, de ralentis fougueux, de décors et costumes stylisés, de parenthèses en forme de vidéoclip musical... Ces boursouflures assumées agacent tout en dopant cette histoires déjà peu ordinaire, finaude dans sa façon de démonter les clichés. - Les Cahiers du cinéma
(
Jean-Philippe
Tessé
)4Il y a une double détente dans le cinéma faussement superficiel de Dolan : un style tapageur et une distance ironique (...) forment un voisinage heurté et tout en ruptures. Ses films ressemblent à une bouche bavant de rouge à lèvres, d'où jailliraient des vérités cruelles sur l'amour, les sentiments, la difficulté de vivre. - Nouvel Obs
(
Nicolas
Schaller
)4« Laurence Anyways » fait mieux que confirmer les promesses des « Amours imaginaires », le précédent film de Xavier Dolan ; il les réinvente. L’écriture du cinéaste – son romantisme éperdu mâtiné d’humour sarcastique, son lyrisme pop qui remixe Musset et Duran Duran, les Beaux-Arts et l’esthétique clippée de la fin des années 1980 – y révèle une densité, une ampleur romanesque insoupçonnées. Au fond, la transsexualité n’est ici qu’un prétexte à raconter la marginalité de la passion amoureuse. C’est brillant, moderne, bouleversant. D’une insolente beauté. - Le Monde
(
Jacques
Mandelbaum
)3Le film qui en ressort est un monstre déconcertant. D'un côté, la fuite baroque (...). De l'autre, un bon vieux mélo des familles, qui ne déroge pas aux canons : primat du romanesque, exposition limpide du conflit, respect du déroulement narratif, dialogues ciselés, morceaux de bravoure pathétiques. - Les Inrocks
(
J.B.
Morain
)3Dolan renoue avec un certain cinéma, celui de cette période hollywoodienne un peu incertaine du début des années 70 (...). [Il] redonne à ce genre plutôt mineur un regain de juvénilité et de modernité. - L'Express
(
Julien
Welter
)3C'est exacerbé, parfois fastidieux, mais c'est toujours magnifique et interprété avec les tripes. - Libération
(
Clément
Ghys
)3En mai, à Cannes (...) Xavier Dolan déclarait à l'AFP que son troisième long métrage était son oeuvre "la plus aboutie, la plus complète, la plus accessible et la plus touchante". Passons sur le caractère présomptueux du propos. Le réalisateur québécois méché de 23 ans a raison. - Télérama
(
Frédéric
Strauss
)3"Laurence Anyways" est un film fleuve qui ne cesse de s'ouvrir, de nous emmener plus loin, avec un formidable appétit de cinéma. (...) Au lieu de se couler dans le moule romanesque lyrique des fresques cinématographiques, Dolan ose un étonnant collage, juxtapose toutes sortes d'images. (...) La force de Xavier Dolan, c'est qu'il n'a peur de rien. - Le Parisien
(
Alain
Grasset
)3[La] performance de [Melvil Poupaud] en transsexuel pourrait bien lui valoir une nomination aux prochains Césars. - Ouest France
(
La rédaction
de Ouest France
)2[Xavier Dolan] montre une fois encore son tempérament de cinéaste. Comme s'il avait déjà bien mûri, il s'est défait de quelques tics de jeunesse pour assagir ses formes. (...) Il aurait tout de même pu aborder [son sujet] plus sobrement que dans ce très long mélodrame interminable. - StudioCiné Live
(
Thomas
Baurez
)22h39, c'est inhabituel pour un film labellisé auteur, mais après tout son sujet l'est tout autant au cinéma! Melvil Poupaud et Suzanne Clément forment un beau couple à l'écran, la plongée dans les nineties est irréprochable, dommage que la mise en scène ne fonctionne que par fulgurances. Chaque séquence est ponctuée par de jolis clips censés suspendre le temps. Résultat, le film finit trop souvent par nous échapper. - Critikat.com
(
Nicolas
Maille
)2Dans Laurence Anyways, on trouve à boire et à manger. Il faut dire que le film est long, trop long même. Il aurait sans aucun doute gagné à être resserré et à plus de simplicité. (...) ce qui manque, par moment, à Laurence Anyways : une once de légèreté et de spontanéité pour nous défaire de cette curieuse impression que le film se prend trop au sérieux, dans la mauvaise acception du terme. On en viendrait presque à espérer que le réalisateur rencontre très vite un véritable échec public et critique qui l’aide à se défaire de son statut de jeune prodige en continuelle démonstration pour mieux se concentrer sur l’essence même de son travail.