Affiche La Vida Loca

La vida loca : critiques

La critique de Premiere

(1) 3
  • 3
    Ce documentaire tout bonnement fracassant ne propose pas de solutions et enregistre une réalité crue, cruelle et parfaitement absurde. Celle d’un pays et d’une société à la dérive où la mort est omniprésente et l’espoir totalement absent.

Les autres avis de la presse

(12) 3
  • StudioCiné Live () 3
    Pas de voix off à la Charles Villeneuve rajoutant à la terrible inexorabilité des faits, mais une immersion totale et un montage efficace. Car, ici, l'immunité due à la caméra n'existe pas. La mort est leur réalité. Aussi simple que la balle qui a tué le réalisateur, le 2 septembre dernier.
  • Les Inrocks () 3
    On peut reprocher à La Vida loca une propension au montage rapide, parfois accompagné de musiques latino entraînantes, ce qui induit des effets clips peu raccords avec le sujet du film. Mais louons son impressionnant processus d’immersion, sa faculté à nous attacher à quelques maras suivis comme des personnages de cinéma, son absence de commentaires et de jugement moral. Dans la tradition du “cinéma direct”, Christian Poveda s’est “contenté” de filmer ces garçons et ces filles, laissant chaque spectateur libre de son jugement et de sa lecture morale ou politique.
  • L'Express () 3
    Plongée chez les Maras, un gang de San Salvador. Film coup de poing dont le projet (immersion totale dans le sujet) vaut autant que le résultat. On en ressort mal à l'aise et un peu flippé. C'était le but. C'est réussi.
  • Fluctuat.net () 3
    (...) le documentaire possède une puissance rare. (...) La Vida Loca prend clairement le parti des mareros, en montrant non pas leurs funestes larcins mais leur détresse et leur solitude.
  • Nouvel Obs () 3
    Quasi insoutenable, « La vida loca » témoigne de leur violence aveugle et de l’impuissance des autorités à endiguer le phénomène.(...) D’une force rare, son film prend, avec sa disparition, une dimension encore plus exceptionnelle. A la rareté du document s’ajoute le courage d’un homme qui a payé son témoignage de sa vie.
  • Le Monde () 3
    La sortie de ce film est endeuillée par la mort de son auteur. Le photoreporter et documentariste Christian Poveda, 53 ans, a été assassiné le 2 septembre dernier, abattu de quatre balles dans la tête sur une route au nord de San Salvador, à cause de ces images qu'il avait filmées dans l'enfer des gangs de la capitale d'Amérique centrale, et qui dérangeaient. (...) Expérience de cinéma direct, documentaire sur la solitude humaine absolue de ces enragés.
  • Libération () 3
    Au-delà des sentiments d'empathie que le film déclenche sur le fil du rasoir, Christian Poveda a pu dessiner les contours de personnages dont il est impossible désormais de nier le statut de victimes.
  • Télérama () 2
    Poveda n'avait pas voulu filmer des fusillades ou des descentes de police spectaculaires, mais montrer l'être humain qui sub­siste chez les petits caïds, meurtriers par obligation. (...) Le coeur serré, on redoute pendant quatre-vingt-dix minutes le bruit sec des détonations qui précédera les images d'un nouveau cadavre...
  • Brazil () 4
    Caméra à l'épaule, Christian Poveda suit le quotidien d'une jeunesse sans espoir, livrée à elle-même et à la mort. Un quotidien exclusivement nourri de terreur et de suspicion. (...) La Vida Loca montre à quel point le gang est une famille, un véritable foyer. Aucun membre ne peut la quitter. A chaque tuerie, la raison se dissipe pour laisser la place à la vengeance. La violence appelle la violence.
  • Technik'art () 3
    (...) docu claque qui enregistre le quotidien hardcore de la Mara 18, à la manière froide d'un "Droit de Savoir" anxiogène. (...) La Vida Loca est un doc épidermique proche d'un reportage de guerre, dépourvu du moindre message édifiant comme de tout fantasme polar.
  • Fluctuat () 3
    Le récent assassinat de Christian Poveda jette un parfum de souffre sinistre sur ce documentaire qui n'en avait pas tellement besoin : La Vida Loca, plongée dans l'enfer des Maras salvadoriennes, est en soi bien assez effrayante. Avant de se prendre deux balles dans la tête, le 2 septembre 2009, Christian Poveda avait été grand-reporter en Irak, dans le Sahara Occidental, et surtout en Amérique Centrale. Il avait notamment couvert la dictature de Pinochet au Chili et la guerre civile au Salvador dans les années 1980. Ce franco-espagnol connaissait parfaitement l'Amérique Centrale, où il venait d'achever, au bout d'un an et demi d'immersion dans les « barrios », un documentaire sur les gangs salvadoriens. Cette issue tragique nous rappelle, à chaque plan de La vida Loca, la réalité de cette violence. Mais tel quel, le documentaire possède une puissance rare. Poveda met la main à la pâte en filmant de près la Mara 18, l'un des deux principaux gangs d'Amérique Centrale, avec la Mara Salvatrucha (vue dans le décoratif Sin nombre). Implantées dans les quartiers pauvres et inspirées par les gangs de LA, les deux bandes rivales s'étripent depuis des années, notamment au Salvador, sans que le pouvoir n'y fasse rien - hormis une lourde répression (la politique de la « Mano Dura », stérile selon le rapport 2008 de l'ONU) sur les visages tatoués. « Bang bang », dit la chanson. Les veillées funèbres succèdent aux coups de feu en pleine rue, dans un inépuisable cercle de vengeance. La Vida Loca prend clairement le parti des mareros, en montrant non pas leurs funestes larcins mais leur détresse et leur solitude. Sans non plus les accabler sous le pathos : certains essaient en effet de faire bouger les choses, en créant par exemple un atelier de boulangerie. Mais la police leur met des bâtons dans les roues pour des affaires de drogue, ou de port d'arme illégal. D'autres tentent d'échapper à l'emprise de la « M18 » par l'éducation, comme cette maman déboussolée remettant l'avenir de son fils au juge pour mineur. En contrepoint coloré, le rap latino de Rocca accompagne le quotidien sordide de cette communauté sacrifiée. Entre deux scènes d'enterrements, le film de Poveda s'attarde sur ces visages d'ados abandonnés à leurs sort (les mareros dépassent rarement les 30 ans), et ménage de superbes portraits de femmes : Chucky la battante au visage poupin, ou cette bouleversante dame à l'oeil amputé. Telles d'incroyables piétas tatouées, elles pleurent leurs soldats (morts, à l'hôpital ou au trou), et résistent courageusement, la peur au ventre. Sous les coups rituels de la Mara, leurs fils intègrent déjà la Cliqua du quartier pour venger les pères assassinés. Eternel recommencement...La Vida locaDe Christian PovedaSortie en salles le 30 septembre 2009 [mediabox  id_media="107626" align="null" width="500" height="313"][/mediabox] Illus  © Ciné Classic Eric Vernay- Exprimez-vous sur le forum cinéma- Suivez le fil documentaire sur le blog cinéma
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