Affiche La Nana

La nana (La bonne) : critiques

La critique de Premiere

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  • 2
    En permanence sur le fil ténu qui sépare la normalité de l’anormalité, La nana joue habilement la carte du suspense, l’hypothèse du film de genre pour proposer au final
    le portrait énigmatique d’une personnalité pleine de creux et de bosses. Catalina Saavedra, actrice de théâtre et de télévision, est remarquable.

Les autres avis de la presse

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  • Pariscope () 2
    Des tensions et des vertiges bien humains au cœur d’une grande demeure de la bourgeoisie chilienne, un univers qui tend à la claustrophobie habilement mise en scène par Sebastián Silva, -on ne sort que très rarement de cette maison-, cette histoire semble être sous influence du cinéma de Claude Chabrol et joue parfois avec les nerfs du spectateur. « La nana », qui a remporté le Grand Prix du Jury et prix d'interprétation féminine lors du dernier Festival de Sundance, est un surprenant moment de cinéma entre oppression, paranoïa et drame, nous venant de l’autre Amérique, et qui doit beaucoup à sa principale interprète Catalina Saavedra.
  • Positif () 3
    Le réalisateur chilien dispose d'un talent hors du commun à décrire des comportements, cela passant par une direction d'acteurs exceptionnelle. Sa mise en scène, même si elle s'appuie d'une caméra par trop mobile, est marquée par un souci évident de la justesse, un sens du détail, et une précision dans l'exécution des portraits.
  • L'Express () 1
    Un travail honnête mais prévisible et un retournement trop vite raconté.
  • StudioCiné Live () 2
    Catalina Saavedra tient le film à elle seule. (...) Dommage que le scénario insiste sur des pistes pouvant expliquer sa souffrance, ne menant à rien d’autre qu’à une impasse.
  • Les Inrocks () 3
    Une grande partie de la réussite de ce film réside dans son excellent casting, au sommet duquel trône l’incroyable Catalina Saavreda, une actrice habituée au registre comique qui campe la « nana » avec une force et une subtilité impressionnantes. Mais le regard de Sebastian Silva est lui aussi impeccable. Circulant fluidement à travers la maison, sa mise en scène figure parfaitement les questions de territoires, de séparation et de promiscuité qui forment l’un des enjeux de son film.
  • Journal du dimanche () 3
    Primé cette année à Sundance et au festival Paris Cinéma pour ce second long métrage émouvant et maîtrisé, le Chilien Sebastián Silva (La Vida me mata) signe ici un très beau portrait de femme au bord du précipice. Le film la cueille déjà psychologiquement exsangue. Excellente comédienne dans le rôle-titre, Catalina Saaverda est connue au Chili pour ses personnages comiques au théâtre et à la télévision. Dans ce rôle complexe et poignant, parfois effrayant mais non dénué de pointes d’humour, elle est magistrale.
  • A voir à lire () 3
    (...) La nana est une passionnante parabole sur la complexité des relations humaines à travers un panel de personnages restreints et pourtant exhaustifs dans la liste des rapports sociaux que les êtres peuvent tisser entre eux. Alors que le boulot et la hiérarchie se conjuguent à la famille et à l’amitié, le ton inquiète, puis nourrit une forme de tendresse à l’égard d’une personnalité aussi trouble que troublante dont la profonde tristesse ne laissera personne indifférent.
  • Fluctuat.net () 3
    Oppressant et habité malgré son dénouement un peu convenu, La Nana s'appuie sur une intelligente utilisation de l'espace confiné de la maison (lieu où le réalisateur a passé son enfance, et où ses parents habitent toujours !), filmée comme un dédale dont Raquel serait à la fois la prisonnière et la gardienne. Ce huis clos abandonne la thématique rebattue maître/valet pour générer l'étonnant paysage mental d'une mère (de substitution), à qui l'on veut ôter les petits. Parfois proche de l'intensité clinique d'un Haneke ou de l'âpreté physique d'un Lars Von Trier, ce film plus psychologique que sociétal est surtout un émouvant portrait de femme, incarnée par une impressionnante actrice, Catalina Saavedra.
  • Télérama () 4
    Sebastián Silva [...] réussit donc, d'abord, ce constat clinique glaçant, perçant : sous l'apparence de la normalité, voire de l'harmonie, une relation maître-esclave. [...] d'un bout à l'autre de cette chronique d'une belle acuité, le cinéaste se tient du côté de son héroïne opprimée. Et l'élan qu'il sait lui communiquer in extremis, c'est déjà une petite déclaration d'indépendance.
  • Nouvel Obs () 3
    Numéro un du box-office chilien, le deuxième film de Sebastián Silva, qui a également conquis le public du Festival de Sundance avant de s’attirer les faveurs de celui de Biarritz (Catalina Saavedra, qui joue Raquel, y a remporté le prix d’interprétation féminine), s’attarde avec une délicate acuité sur les relations paternalistes entre patrons et employés, et brosse, à travers le portrait de Raquel, celui d’une catégorie d’aliénés, aimante, effacée et totalement frustrée.
  • Le Monde () 3
    Une fin relativement émolliente eu égard à la cruauté et à la justesse du tableau général n'empêchera pas de recommander ce film très prometteur.
  • Libération () 4
    Le film est jalonné de ce genre de subtilités qui à la fois raffinent le propos académique et rendent tangible sa complexité. (...) La nana a retrouvé son nom : Raquel, belle et rebelle.
  • Fluctuat () 3
    La Nana est le deuxième film du chilien Sebastian Silva après La vida me mata. Tourné en petite caméra HDV, cet angoissant huis clos psychologique est aussi un beau portrait de femme (de ménage). Grand prix du jury à Sundance.« Même si tu es pauvre, as-tu des hobbies ? », demande un arrogant blondinet de neuf ans à sa domestique. « Non », répond tristement la pauvre petite dame, les yeux perdus dans sa vaisselle. Cette scène terrible de Storytelling (Todd Solondz), précédait l'hilarant plasticage de la maison par ladite nounou. On retrouve, presque à l'identique, ce rapport maître/vallet dans La Nana (La bonne) de Sebastian Silva. En plus ambigu. Raquel travaille depuis 23 ans comme « nounou » chez les Valdes, une riche famille chilienne. Les enfants aiment jouer avec elle, en particulier le fils aîné qui la taquine sans arrêt. Alors que la caméra HDV de Silva sillonne avec Raquel les couloirs de cette douillette mais oppressante prison domestique, on s'attend (comme dans Storytelling, ou La Cérémonie de Chabrol) à une explosion de violence contre ses maîtres. En vain.Mais Raquel vit dans l'illusion d'appartenir à cette famille. Et pour cause : elle n'a que ces gosses d'adoption dans sa vie solitaire. Elle les lève, les lave, les habille, les nourrit, les couche, passe même Noël avec eux. Bref, elle aime ces enfants comme sa propre progéniture. Mais Raquel, victime de terribles migraines, fatigue, et la maison devient trop grande pour elle. Quand sa maîtresse lui propose d'embaucher une deuxième femme de ménage, elle se sent agressée. Et contre-attaque à sa manière, séquestrant non pas la famille, mais les nounous, leur faisant subir les pires traitements. Explorant les coins et les recoins des cuisines et des chambres, la mise en scène heurtée de Silva aiguise le sentiment de psychose paranoïaque autour du personnage de Raquel, acculé. On ne lâche pas Raquel d'une semelle, pathétique bête traquée qui se transforme en effroyable prédateur anti-nounou... Les masques tombent (un beau plan la révèle en King Kong), ses yeux lancent des éclairs, la bête sous le tapis se réveille. Cette bulle de violence comprimée s'évanouit dans le dernier tiers du film (le plus faible) lorsque Lucy, une jeune provinciale, entre en scène. Malgré les séquestrations orchestrées par Raquel, cette nouvelle nounou pleine de pêche ne tarde pas à faire fondre toute la famille, y compris Raquel. Le personnage « positif » de Lucy sert ainsi de vecteur à l'émancipation (partielle certes) de la vieille nounou, qui va déchirer le voile de l'asservissement (basé sur l'illusion perverse qu'elle fait partie de la famille), et enfin, découvrir un bout de la vie extérieure : l'amour, la liberté, etc.Oppressant et habité malgré son dénouement un peu convenu, La Nana s'appuie sur une intelligente utilisation de l'espace confiné de la maison (lieu où le réalisateur a passé son enfance, et où ses parents habitent toujours !), filmée comme un dédale dont Raquel serait à la fois la prisonnière et la gardienne. Ce huis clos abandonne la thématique rebattue maître/valet pour générer l'étonnant paysage mental d'une mère (de substitution), à qui l'on veut ôter les petits. Parfois proche de l'intensité clinique d'un Haneke ou de l'âpreté physique d'un Lars Von Trier, ce film plus psychologique que sociétal est surtout un émouvant portrait de femme, incarnée par une impressionnante actrice, Catalina Saavedra. La NanaDe Sebastian SilvaAvec Catalina Saavedra, Claudia Celedón, Alejandro GoicSortie en salles le 14 octobre 2009 [mediabox  id_media="109418" align="null" width="500" height="257"][/mediabox] Illus © ASC Distribution Eric Vernay- Exprimez-vous sur le forum cinéma- Regardez l'interview vidéos de Sebastian Silva
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