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Pas de road movie, cette fois-ci, pour l'argentin Carlos Sorin. Ou alors intérieur, au plus profond des souvenirs du vieil homme de La fenêtre, qui vit ses dernières heures dans une maison de Patagonie. Et des scènes du passé qui surgissent et estompent peu à peu la réalité avant le grand saut. Sorin fait ici une sorte d'éloge de la lenteur (film déconseillé aux amateurs de Terminator) pendant 1 heure 15 (c'est court), dans une oeuvre à la lumière stupéfiante et à l'ironie sous jacente sous le vernis du drame. Il y a quelque chose de Tchekhovien dans cette fin d'après-midi à la campagne, avec cette fenêtre qui symbolise un monde désuet et perdu dans les entrelacs du passé. Ne reste plus, pour peu de temps, qu'un vieil homme et l'amer.
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Sa note :
2
traversay
| le 05/06/2009 à 23h10
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