Date de sortie 12 novembre 2014
Réalisé par Cédric Anger
Avec Guillaume Canet , Ana Girardot , Jean-Yves Berteloot
Scénariste(s) Cédric Anger
Distributeur Mars Distribution
Année de production 2014
Pays de production FR
Producteurs Alain Attal
Genre Drame

Synopsis

Pendant plusieurs mois, entre 1978 et 1979, les habitants de l’Oise se retrouvent plongés dans l’angoisse et la terreur : un maniaque sévit prenant pour cibles des jeunes femmes. Après avoir tenté d’en renverser plusieurs au volant de sa voiture, il finit par blesser et tuer des auto-stoppeuses choisies au hasard. L’homme est partout et nulle part, échappant aux pièges des enquêteurs et aux barrages. Il en réchappe d’autant plus facilement qu’il est en réalité un jeune et timide gendarme qui mène une vie banale et sans histoires au sein de sa brigade. Gendarme modèle, il est chargé d’enquêter sur ses propres crimes jusqu’à ce que les cartes de son périple meurtrier lui échappent.Adaptation du livre Un assassin au-dessus de tout soupçon d'Yvan Stefanovitch

Photos

La Prochaine Fois, Je Viserai le Coeur

Critiques

  1. Première
    par Isabelle Danel

    Inspiré de l’affaire Alain Lamare, criminel qui sévit entre 1978 et 1979, le troisième long métrage de Cédric Anger est une plongée dans l’inconnu, l’inexplicable. Franck est un être totalement opaque. Malgré ses lettres à la police (dont l’une des phrases donne son magnifique titre au film), ses raisons de tuer restent en effet mystérieuses, d’autant qu’il n’y prend aucun plaisir. Sa vie publique est celle d’un homme sans qualités, certes bon élément mais à qui toute mutation est refusée. Très documenté, le film évite la reconstitution pétrifiante et crée une ambiance grâce à une image bleutée accentuant la pâleur des visages, un détail de décor (téléphone, voiture), une information à la télévision (l’invasion du Koweit). La caméra suit les faits et gestes de Franck, accompagne ses manies, ses aversions, ses fragilités (impressionnant volume de jeu de Guillaume Canet). On passe de l’empathie au rejet du personnage, de la compréhension à la certitude de ne rien savoir de lui. C’est à la fois déstabilisant et captivant.