Date de sortie 21 mars 2018
Réalisé par Cédric Kahn
Avec Anthony Bajon , Damien Chapelle , Alex Brendemühl
Scénariste(s) Cédric Kahn, Fanny Burdino, Samuel Doux
Distributeur Le pacte
Année de production 2018
Pays de production France
Genre Drame
Couleur Couleur

Synopsis

Thomas a 22 ans. Pour sortir de la dépendance, il rejoint une communauté isolée dans la montagne tenue par d’anciens drogués qui se soignent par la prière. Il va y découvrir l’amitié, la règle, le travail, l’amour et la foi…

Dernières News

Premières séances du 21 mars : Pacific Rim démarre juste devant La Finale

John Boyega et Scott Eastwood ont eu chaud face au film avec Thierry Lhermitte et Rayanne Bensetti. (Source : Le Film Français)

La France est représentée dans le palmarès de la 68ème Berlinale

La soirée a également mis les femmes en avant.

Critiques

  1. Première
    par Thomas Baurez

    Cédric Kahn a fait ses armes comme stagiaire sur le tournage de Sous le soleil de Satan de Maurice Pialat. Il a donc vu le mysticisme à l’œuvre. Un mysticisme qui jusqu’ici semblait en jachère, même si ses deux derniers films, Une vie meilleure - sur le surendettement - et Vie sauvage   - sur une famille vivant en dehors des clous de la société capitaliste -  semblaient indiquer la voie d’un ailleurs souhaité. Le voilà ici sur les traces d’un jeune adulte - Thomas - qui essaie de combattre son addiction à la drogue en intégrant une communauté isolée dans la montagne avec la prière comme thérapie. Thomas, tête souvent baissée, va devoir donc apprendre à regarder en haut pour se dégager des contraintes terrestres. Autour de lui, ses condisciples lui parlent tels des prêtres en confession, prêts à se flageller plutôt que de sortir de leur gonds. Thomas, d’abord rétif, doit lui aussi devenir cet esprit Saint. Signe de cette fragilité à l’œuvre,  Cédric Kahn traduit l’accomplissement de cette conversion via une ellipse aussi brutale que mystérieuse. Thomas isolé en montagne cherche alors un signe de Dieu. Seul le cinéma peut le lui donner via ce point de montage. Kahn ne juge pas, sa caméra s’intéresse aux visages, à la façon dont la parole se synchronise ou non à la pensée profonde des êtres. Prier est une route possible pour trouver ce point d’équilibre. Mais Kahn n’est pas prosélyte. Ce n’est pas tant le message de Dieu et les rites qui soignent, que la façon dont Thomas va s’en servir pour se libérer. Passionnant.