Date de sortie 10 septembre 2008
Réalisé par Michel Houellebecq
Avec Benoît Magimel , Ramata Koite , Patrick Bauchau
Distributeur Bac Films
Année de production 2008
Pays de production français
Genre Film de science-fiction
D’après l’œuvre de Michel Houellebecq

Synopsis

Plus seul qu'aucun ermite ne l'a jamais été, Daniel25 (le vingt-quatrième descendant, par reproduction artificielle, du premier des Daniel) vit dans une cellule souterraine préservée de toute contamination ; les images satellite qu'il reçoit sur ses écrans d'ordinateur lui retransmettent des visions d'une terre désertée. Il se consacre, comme ses prédécesseurs, à la rédaction d'un commentaire sur les événements qui ont conduit Daniel1 à prendre la tête d'une secte qui sera le fondement d'un nouveau culte, et d'une espèce qui survivra à l'espèce humaine. Venu à la rencontre de son père, le chef d'une secte dont il était séparé depuis des années, Daniel1 se rend compte que la secte, qu'il croyait basée sur une banalesupercherie, a changé de nature avec le recrutement d'un scientifique de haut niveau et la construction d'un laboratoire. Il se rend compte que la promesse faite aux adeptes l'immortalité technique par les moyens de la biologie moderne) est en passe d'être tenue. Après la mort de son père, il décidera de prendre sa suite. Vingt-cinq générations plus tard, Daniel25 a survécu aux cataclysmes ayant dévasté l'espèce humaine. Sa vie changera du jour où, guidé par de mystérieux messages apparus sur ses écrans d'ordinateur, il découvrira l'existence, à la surface de la Terre, d'une autre survivante.

Offres VOD

ARTE Boutique HD ARTE Boutique 3.99 € Louer 9.99  € Acheter

Critiques

  1. Première
    par Eve Gimenez

    Comme l’accent circonflexe du « i » du mot île, le film de Houellebecq ne sert à rien. Avec une ambiance glauque au sommaire et une atmosphère oppressante à l’épilogue, on ressent un malaise d’un générique à l’autre. Certes le thème de la jeunesse éternelle soulève des interrogations. Et le discours sur le clonage n’est pas totalement dénué d’intérêt. Mais on ne comprend pas l’adaptation de ce roman au cinéma, tant les dialogues sont fades. Heureusement la double performance de Benoît Magimel en homme (Daniel1) puis en clone (Daniel25) sauve la mise. Pas de quoi en faire des vagues !

  2. Première
    par Jean-Baptiste Drouet

    Daniel 25, vingt-cinquième descendant de la génération des Daniel, erre avec son petit chien dans un champ de ruines. Il est l’unique survivant d’un monde dévasté par l’Apocalypse. Daniel 1, son ancêtre, erre, quant à lui, dans un gigantesque complexe hôtelier où des lolitas provocantes se trémoussent à moitié nues sur des podiums. Vous n’y comprenez rien ? Qu’importe, Michel Houellebecq ne s’en soucie guère. En adaptant son livre sur un mode délibérément surréaliste, l’écrivain ne cherche pas à être accessible. Avec lenteur et platitude, selon un scénario sans rime ni raison, il préfère filmer un doux délire narratif où tournent en boucle ses obsessions récurrentes : solitude, réincarnation, sectes, immortalité, clonage. Perdu dans des dialogues ésotériques et des situations absurdes, Benoît Magimel – alias Daniel – avoue, au terme d’un étrange monologue final : « Je n’avais toujours pas compris ce que les hommes entendaient par l’amour. » Et les spectateurs de ne surtout pas comprendre ce que Houellebecq entend par « cinéma ».