Titre original Jupiter holdja
Date de sortie 22 novembre 2017
Réalisé par Kornel Mundruczo
Avec Merab Ninidze , Zsombor Jéger , György Cserhalmi
Scénariste(s) Kata Weber, Kornel Mundruczo
Distributeur Pyramide distribution
Année de production 2017
Pays de production HONGRIE, Allemagne
Genre Film fantastique
Couleur Couleur

Synopsis

Un jeune migrant se fait tirer dessus alors qu'il traverse illégalement la frontière. Sous le coup de sa blessure, Aryan découvre qu'il a maintenant le pouvoir de léviter. Jeté dans un camp de réfugiés, il s'en échappe avec l'aide du docteur Stern, qui nourrit le projet d'exploiter son extraordinaire secret. Les deux hommes prennent la fuite en quête d'argent et de sécurité, poursuivis par le directeur du camp. Fasciné par l'incroyable don d'Aryan, Stern décide de tout miser sur un monde où les miracles s'achètent...

Dernières News

La Lune de Jupiter n’est pas bien alignée

Le hongrois Kornél Mundruczó (White dog) déçoit avec ce film fantastique un peu toc.

Aujourd’hui à Cannes : Okja, Agnès Varda filmée par JR, L'Empire des Sens…

La journée a démarré par un couac technique, avant de repartir de plus belle.

Critiques

  1. Première
    par Christophe Narbonne

    Prix Un Certain Regard en 2014 pour son éprouvant White Dog, Kornél Mundruczó attendait son heure pour participer à la grande compétition officielle cannoise. Cela a été chose faite avec son dernier film, qui n’est pourtant pas le plus réussi mais le plus ambitieux sur le papier. S’emparant d’un grand thème d’actualité, la crise des migrants, il signe une fable socio-spirituelle qui met en scène Aryan, un migrant touché par la grâce après avoir été abattu : il se met en effet à léviter et à contrôler la gravité, un peu à la façon des anti-héros de Chronicle. Sauf que nous ne sommes pas dans un film de super-héros à la mode européenne (comme pouvait l’être l’excellent On l’appelle Jeeg Robot) mais dans un conte métaphysique au message profondément simpliste. Comme le dit l’un des personnages, "les gens vivent horizontalement, ils ne lèvent plus la tête". Façon de dire qu’au lieu de s’élever, ils restent au ras des pâquerettes à la façon du docteur vaguement machiavélique du film qui finira par toucher du doigt, lui aussi, la vérité –que les pauvres migrants détiendraient, donc. On peut regretter cette absence totale de recul et de mystère d’autant que la mise en scène de Mundruczó, suite de plans-séquence maîtrisés, en jette plein la vue.