La Conquête : critiques
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Les critiques de Premiere
(2)3- Damien Leblanc2Longtemps craint par l'Elysée, le film de Xavier Durringer, traitant plus de vie privée que de politique, s'avère en réalité très tendre envers l'actuel président de la République et pourrait aider à le rendre plus populaire.
- Emilie Lefort3Pour apprécier cette Conquête à sa juste valeur, il faut oublier le pamphlet politique au profit de la comédie. Xavier Durringer nous prend un peu à contre pied en privilégiant la sphère privé à la sphère professionnelle pour dépeindre le portrait de ce petit homme avide de pouvoir. Si le manque d’audace du cinéaste nous déçoit quelque peu, on reste scotché à l’écran grâce aux prestations irréprochables des acteurs et à l’un des meilleurs scénarii que l’on ait entendu depuis longtemps. Chaque réplique est à savourer avec délectation, même la plus graveleuse. Honnêtement qui aurait cru qu’on aurait pu passer une bonne soirée en compagnie de Sarkozy et sa clique ? Ce serait vraiment bête de s’en priver même si l’on n’a pas voté pour lui.
Les autres avis de la presse
(5)2- Télérama
(Pierre Murat)3La Conquête n’est pas une réflexion politique – un dossier minutieux et sérieux comme pouvait le concevoir Francesco Rosi, jadis, avec L’Affaire Matei.
- Le Figaro
(Isabelle Fragette)2Un audace rare dans le cinéma français.
- Le Monde
(Thomas Sotinel)2La nouveauté du projet brise la réticence du cinéma français à s'attaquer à la vie publique du pays (...) la responsabilité de donner une cohérence à ce florilège de moments politiques et privés incombe entièrement à un seul homme, Denis Podalydès (…) Un acteur d'exception.
- Les Inrocks
(Serge Kaganski)2La Conquête pourrait se réduire à cela, le spectacle d’un acteur génial (…) Ce n’est sans doute pas un grand film, mais il remplit son contrat tacite (…) Mais en termes de représentation, La Conquête n’oppose rien au cirque sarkoziste (…) Le film aurait été mieux inspiré de déconstruire le sarkozysme.
- Fluctuat
(Daniel De Almeida)2Longtemps craint par l'Elysée, le film de Xavier Durringer, traitant plus de vie privée que de politique, s'avère en réalité très tendre envers l'actuel président de la République et pourrait aider à le rendre plus populaire.Le point de vue adopté par le scénario de La Conquête est limpide : il s'agit de décrire la marche triomphale vers l'Elysée de Nicolas Sarkozy entre mai 2002 et mai 2007, tout en traitant en parallèle l'effondrement du couple qu'il formait avec Cécilia Sarkozy. Dès la première séquence, le propos du film est donné : la plus grande épreuve à affronter pour le futur président, c'est l'absence de Cécilia. Les évènements qui ont rythmé la vie politique française entre 2002 et 2007 - le Référendum sur la Constitution européenne, les émeutes en banlieue de l'automne 2005, ou la crise du CPE - sont ainsi balayés en quelques secondes, et ne représentent qu'une vague toile de fond. Car Xavier Durringer cherche surtout à montrer que ces sujets politiques constituent un simple terrain d'affrontement entre le cynique duo Jacques Chirac/Dominique de Villepin et le malicieux Nicolas Sarkozy. Homme blessé et acculé, l'actuel président est quasiment présenté comme une victime permanente de l'agressivité extérieure.Tout film doit choisir un angle précis et le fait de raconter la conquête du pouvoir du chef de l'Etat sous l'angle privé et amoureux n'est pas un défaut. En revanche, le traitement de Xavier Durringer pose clairement problème. Très plate, la réalisation filme chaque séquence politique comme une farce mais sort plusieurs fois les violons pour illustrer la crise de couple. La séquence qui voit Cécilia partir en Jordanie est en cela la plus lyrique, balançant une émouvante musique qui couvre les propos des personnages, comme dans un mélo hollywoodien. Xavier Durringer semble ainsi vouloir faire partager au spectateur la douleur de Sarkozy.La Conquête ne fait pas uniquement preuve d'empathie - la facette calculatrice et colérique du personnage est évidemment soulignée - mais si critique il y a, elle est davantage adressée aux médias et à leur complaisance. Car rien n'est dit sur les orientations politiques et les conséquences concrètes de la politique de Nicolas Sarkozy. Le film préfère transformer des personnages réels en figures de cinéma, énergiques et facétieuses, aux répliques aussi inspirées que graveleuses. Même en tentant de démonter les mécanismes de la communication politique, le cinéma a donc réussi à rendre Sarkozy amusant et presque touchant, grâce à la brillante interprétation de Denis Podalydès. Accentuant l'idée selon laquelle Nicolas Sarkozy n'est pas un président comme les autres, qu'il est plus malin et combatif que Jacques Chirac et qu'il a su triompher de l'adversité, La Conquête fait plutôt une bonne publicité à un homme qui est déjà depuis longtemps devenu une image d'Epinal. La Conquête De Xavier DurringerAvec Denis Podalydès, Florence Pernel, Samuel LabartheSortie en salles le 18 mai 2011 Damien Leblanc - Suivez les fils biopic, festival de cannes sur le blog cinéma- En images : Podalydès avant Sarkozy
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