Date de sortie 8 mars 2017
Durée 116 mn
Réalisé par Nicolas Boukhrief
Avec Romain Duris , Marine Vacth , Anne Le Ny
Scénariste(s) Nicolas Boukhrief
Distributeur SND
Année de production 2016
Pays de production France, Belgique
Genre Drame
Couleur Couleur

Synopsis

Printemps 1945, dans le sud-ouest de la France. La population vit au rythme des derniers mois de l'Occupation allemande. Barny, 25 ans, communiste et athée, travaille dans un bureau de poste d'une petite ville, dont le personnel est exclusivement féminin. L'arrivée d'un nouveau prêtre dans la paroisse ne va pas laisser ces femmes indifférentes, mis à part Barny. Elle décide un matin de se rendre à son tour à l'église pour affronter l'abbé dans son confessionnal et le défier. Cette initiative sera la première d'une série de joutes verbales bien plus nombreuses et bien plus complexes qu'elle ne l'imaginait…

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Dernières News

La Confession : un beau portrait de femme corsetée

Nicolas Boukhrief réinterprète le roman de Beatrix Beck

La Confession : bande-annonce du nouveau Nicolas Boukhrief

Romain Duris convertit Marine Vacth dans un nouveau Léon Morin, prêtre

Casting

Romain Duris
Léon Morin
Marine Vacth
Barny Debruycker
Anne Le Ny
Christine Sangredin
Solène Rigot
Marion Lamiral

Critiques

  1. Première
    par Gael Golhen

    Dans cette nouvelle version du roman de Beatrix Beck, Nicolas Boukhrief reformule la question de l'ennemi intérieur.

    Au fond, que reste-t-il de Léon Morin, prêtre , précédente adaptation du roman de Beatrix Beck ? A part Belmondo, curé allumeur et sexy, qui excite ses paroissiennes et décide de s’attaquer à la très réticente et froide Emmanuelle Riva ? A part l’iconoclasme goguenard de Jean-Pierre Melville ? Pas grand-chose. Boukhrief, lui, choisit de s’attacher moins au prêtre qu’à Barny, femme forte et libre qui vacille et chez qui tout se mélange : désir et religion, trouille et audace… Il s’appuie sur la renversante beauté classique de Marine Vacth pour signer un beau portrait de femme corsetée. Mais La Confession est aussi un formidable terrain de jeu artistique. Mouvements impérieux (les légers travelling qui montrent le désir interdit de Barny lors de la dernière confrontation), effets de montage ironiques, savant jeu de placement de la caméra (la scène du confessionnal entre Barny et Morin lors de leur première rencontre)… Nicolas Boukhrief fait vivre par des choix purement cinématographiques les enjeux du récit (historiques, humains ou philosophiques) et son vrai sujet : comme dans Made in France, comme dans le beau Cortex aussi, La Confession est un film qui rappelle que l’ennemi est toujours intérieur. Ce sont les collabos français qui rongent le village, mais c’est aussi l’amour charnel qui va noyer le désir de conversion. En confrontant l'éthique de son personnage aux soubresauts des passions et à l'étiquette rigide de l’époque, le cinéaste montre son héroïne tracer sa route (droite) et se heurter à un univers chaotique. On pense à ce moment-là définitivement plus à Zulawski qu’à Melville.