L'an 1 : des débuts difficiles : critiques
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La critique de Premiere
(1) 1- Mathieu Carratier1Ce n’est un secret pour personne : Harold Ramis, légende du rire US (a-t-on fait mieux qu’Un jour sans fin ?), a perdu son « mojo » depuis des lustres. L’An 1..., comédie préhystérico-biblique (sous-genre casse-gueule par excellence), ne va pas redorer son blason. À part une première demi-heure franchement fun sur le quotidien ridicule de ces Cro-Magnons où les vannes fusent comme dans les meilleures productions Apatow (dont le nom est au générique), le film rend vite les gourdins. On y erre alors pendant une bonne heure, à la recherche de la moindre occasion de rire d’un spectacle où les gags scatos paresseux et le manque d’inspiration se disputent notre ennui. Jack Black et Michael Cera ont beau se démener généreusement, cette (pré)histoire drôle tombe à plat.
Les autres avis de la presse
(5) 1- Télérama (Jérémie Couston) 1Hélas, trois fois hélas ! le duo déçoit dans son numéro de Laurel et Hardy en peau d'aurochs. (...) La faute à un scénario trop sage - public familial oblige -, dont l'humour caca-prout lasse. Quelques savoureux anachronismes font des deux "chasseurs-cueilleurs" des contemporains d'Abraham et Isaac, de Caïn et Abel, mais toutes ces rencontres tournent court.
- Télé 7 jours (Julien Barcilon) 1Une poignée de bons gags, une troupe au poil - Jack Black et Michael Cera font la paire - et pas mal de déjà-vu moyennement bidonnant : on a connu Harold Ramis (Un jour sans fin) un peu mieux inspiré.
- Le Monde (Isabelle Regnier) 2Ici l'alchimie qui fait la magie des meilleures comédies fait un peu défaut. Privé par trop de logistique (scénario, décors, figurants, etc.) de la spontanéité caractéristique de la touche Apatow, le film ne maintient pas non plus sur la durée la sophistication comique de ses premières minutes. Un peu comme, récemment, Tonnerre sous les tropiques, de Ben Stiller, il fait penser à un gâteau un peu trop riche et fade à la fois, heureusement truffé de pépites croustillantes.
- Brazil (eric coubard) 2L'an 1 profite des prestations loufoques de Jack Black, de la décontraction naturelle de Michael Cera, de bons mots d'auteurs, d'une réalisation assez solide et de parodies originales. (...) Tout ne se joue pas en finesse dans ce monde de brutes, mais le résultats est assez jouissif pour passer 90 minutes dans une salle obscure en plein été. Cela s'appelle ne pas bronzer intelligent, et c'est beaucoup plus amusant et moins risqué que les brûlures du soleil.
- Fluctuat (De Almeida Daniel) 1Un retour difficile pour Harold Ramis, qui avec L'an 1 se fend d'une comédie historico-satirique peu inspirée sinon franchement lourdingue. Le label Apatow ne fait pas tout.Judd Apatow règne désormais en maître sur la comédie américaine. Plus personne qui ne soit pas associé à lui, il fédère voire influence (déjà), comme le prouvait récemment la comédie romantique de l'été, I Love You, Man, dont malheureusement on n'a pu parler à temps ici. Dommage, d'autant qu'on aurait préféré évoquer le joli film de John Hamburg plutôt que celui d'Harold Ramis, mais passons. On se doutait qu'après avoir aperçu Ramis dans En cloque, mode d'emploi, l'ex-horloger suisse de la comédie américaine des 90's avait déjà intégré la famille Apatow, et que ce n'était plus qu'une question de temps avant qu'un combo entre les deux hommes ne voit le jour. C'est donc chose faite avec L'an 1, qu'oncle Judd produit, et ils auraient peut-être du s'abstenir. Car si Ramis restera pour quelques films concepts, plutôt brillants sinon vertigineux (Un jour sans fin, son chef d'oeuvre, Mes doubles, ma femme et moi, déjà moins bien), ce coup-ci on tend dangereusement vers sa période 80's, soient les débuts : Caddyshack, Les Bleus, ses productions pour le National Lampoon, sur lesquels il officiait comme scénariste ou déjà réalisateur. Bref pas toujours du bon, avec du recul, mais sans doute mieux que cet An 1, peut-être le pire de sa filmo. L'aventure commence pourtant pas mal, sur le ton d'une relecture satirique de la genèse, avec en star, façon Laurel et Hardy, Jack Black et Michael Cera, jouant deux losers en peaux de bête forcés de quitter leur tribu après avoir croqué le fruit défendu. Le récit prend vite la forme du picaresque décomplexé, relisant l'Histoire et l'Ancien Testament comme une grande série d'aberrations absurdes que les deux héros traversent éberlués ou motivés par des objectifs libidineux. Les situations s'enchaînent comme les gags, le plus souvent lourdement, à renforts de blabla, de détournements, sur le ton du décalage moqueur, plongeant progressivement dans une simili parodie de péplum inutile et dispendieux. L'ombre de Mel Brooks n'est pas loin, et c'est un peu le pire de la comédie américaine. Deux trois idées ou scènes font sourire (un bref dialogue sur l'inexistence de Dieu, Caïn refusant d'admettre qu'il a tué Abel, Cera transformé en statue), on sent l'envie de tout démystifier pour rendre à l'Histoire une nature prosaïque, mais ça vole pas haut. Pas plus qu'une idée de scénario imaginée avec des potes lors d'une soirée arrosée. Des débuts difficiles ? Le distributeur français ne croit pas si bien dire. [mediabox id_media="103444" align="null" width="500" height="335"][/mediabox] L'an 1 - Des débuts difficiles d'Harold RamisAvec : Jack Black, Michael Cera, David CrossSortie en salles le : 10 août 2009 Jérôme Dittmar
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