Affiche L'abominable vérité

L'abominable vérité : critiques

La critique de Premiere

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    Incontournable de l’été, la comédie romantique américaine prend cette année un nouveau virage, plus trash et plus direct. Écrite comme un uppercut absolument pas sentimentalement correct, The Ugly Truth, qu’on aurait mieux traduit par « La Sale Vérité », est, dans un premier temps, un déballage de poncifs machos, de claques sur les fesses, de soutiens-gorge push-up... pour mieux rendre compte de l’éternel masculin. Bref, un homme qui se respecte se conquiert toujours avec les mêmes arguments, et si, comme Abby, vous ne voulez pas voir la fameuse vérité en face, Gerard Butler et son physique
    de déménageur se chargent de vous rappeler les fondamentaux. C’est d’ailleurs la partie la mieux écrite et la plus amusante du film, celle où, avec ses manières dopées à la testostérone, il enterre définitivement le mythe du prince charmant ou autres théories vacillantes qui voudraient que les hommes soient martiens et les femmes vénusiennes.

Les autres avis de la presse

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  • Télé 7 jours () 2
    Dialogues pêchus, rythme soutenu, frivolité assumée, voilà une comédie sentimentale qui joue avec zéro complexe la carte du pur divertissement. A l'image de ses deux interprètes, qui s'en donnent à cœur joie et font vraiment plaisir à voir.
  • Journal du dimanche () 2
    Certes, le scénario de cette comédie romantique est cousu de fil blanc. Mais le ton qu'il emploie, d'une irrévérence délicieuse, et le charme de ses deux interprètes font mouche.
  • Nouvel Obs ()
    Le réalisateur de «la Revanche d`une blonde» s`attaque à nouveau à la comédie à travers le personnage d`une carriériste hystérique, dont la seule aspiration, inavouée mais patente, est de trouver un mec qui la dresse et la remette à sa place (au foyer ?). C`est complètement raté.
  • Fluctuat ()
    La comédie romantique hollywoodienne va mal et L'abominable vérité en est l‘effrayante démonstration. Lourd, vulgaire, minable, un film qui libère voire autorise le plouc qui sommeille en nous. Le pire, c'est que le public marche. Triste époque.Robert Luketic n'était donc qu'un malentendu. On croyait pouvoir compter sur lui avec La Vengeance d'une blonde, il n'a cessé depuis de décevoir - à croire que tout reposait sur l'actrice ou un miracle. Si on espérait toujours un vague retour, L'abominable vérité enfonce le clou. Luketic perd définitivement toute crédibilité avec cette comédie romantique transformant un bon vieux pitch hawksien en sommet de vulgarité. Il y avait pourtant tout pour bien faire avec ce scénario : un mec hyper macho qui dans son show télé balance aux femmes leurs quatre vérités (Gerard Butler) ; une nana psychorigide, sa productrice, cherchant l'âme soeur à partir d'une grille de critères impossibles et clichés (Katherine Heigl). L'un a toujours été déçu en amour, il ne se berce pas d'illusion et baise à tout va, l'autre vit dans un idéal, un rêve de grande fille frustrée n'ayant pas couché depuis un bail. Ils étaient donc faits pour se détester et bien sûr s'aimer. Sauf que ce qui demandait un minimum de doigté et de classe devient un prétexte à titiller, à chaque situation et dialogue, le beauf qui est en vous. Sous couvert de tout dire, donc parler cul, le film enchaîne les détails graveleux et les poncifs de presse féminine sur les deux sexes. Les mecs sont comme-ci, les filles comme ça, il faut savoir s'adapter pour draguer et espérer tirer son coup. Un prétexte, encore, pour faire de Butler le coach sentimentalo-sexuel de Katherine Heigl, jusqu'à l'inévitable moment où les masques tombent : elle n'a pas besoin de guide, il cache un coeur d'or, les opposés s'attirent. Mais peu importe qu'on fasse croire au final que chacun doit rester tel qu'il est pour s'aimer - car l'amour est un mystère, c'est connu (grosse pirouette du récit). L'abominable vérité repose sur une vision atroce et balisée des rapports homme/femme, dont il fait son lit jusqu'à son piteux pseudo retournement de perspective. Un renversement d'autant plus minable, qu'il justifie d'avoir faire rire durant plus d'une heure avec ses stéréotypes et ses gags putassiers. En tombant amoureuse de son gros macho, Heigl excuse et autorise son attitude, elle lui donne raison, nous pouvons donc nous marrer en toute tranquillité. Petit, franchement petit.L'abominable vérité De Robert LuketicAvec : Katherine Heigl, Gerard Butler, Bree TurnerSortie en salles le 26 août 2009[mediabox  id_media="104113" align="null" width="500" height="333"][/mediabox] Illus © Sony Pictures Releasing France Jérôme Dittmar- Exprimez-vous sur le forum cinéma- Lire les fils comédie, hollywood sur le blog cinéma- Lire la critique de La Vengeance d'une blonde
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