L'Immortel : critiques
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- Première 2
- Pariscope 2
- Les Cahiers du cinéma 1
- Rolling Stone 3
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- Snatch 1
La critique de Premiere
(1) 2-
Christophe
Narbonne
2
Formellement abouti, ce film très sombre, baroque et violent, s'inscrit dans la veine du cinéma d'Olivier Marchal. Mais contrairement à ce dernier, Berry s'attache davantage à l'action qu'à la psychologie. Il y avait pourtant, dans cette histoire d'ex-amis d'enfance devenus ennemis, un potentiel dramatique fort, maladroitement exploité.
Les autres avis de la presse
(15) 2-
Pariscope (Arno Gaillard) 2Richard Berry réalise, d’après le roman de Franz-Olivier Giesbert, un polar haletant, son « Grand pardon » de cinéaste. Son film nous permet d’admirer un Kad Merad redoutablement efficace dans le rôle d’un parrain marseillais cynique et déterminé, un ami du crime qui ne souhaite pas vraiment la bienvenue à ses hôtes dans les Bouches-du Rhône. Dans « L’immortel », Notre-Dame de la Garde ne veille plus sur les docks chers à Jacques Demy et Paul Carpita, pas plus qu’elle regarde avec bienveillance l'Estaque, le quartier de Marius et Jeannette. Ce Charly, personnage inspiré par la figure du milieu marseillais Jacky Le Mat et interprété par un Jean Reno surprenant, devient cet homme qui, impérativement et définitivement, veut tourner les pages du livre de sa vie, tachées comme il le prétend, par un sang versé qui ne sèche jamais.
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Les Cahiers du cinéma (Vincent Malausa) 1Le film tente prétentieusement de tutoyer les étoiles mais pédale rapidement dans la semoule, partagé entre sa face Jean Reno et sa face Kad Merad.
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Rolling Stone (Mathilde Lorit) 3Tourné avec ampleur dans un Marseille sublimé, cet Immortel remplit le cahier des charges propre au genre. A une exception près : on ne tremble pas assez devant le bad guy de l'affaire, interprété avec un peu trop de zèle par Kad Merad.
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Elle (Florence Ben Sadoun) 3Ce n'est pas un film de plus sur la mafia marseillaise, c'est d'abord un film sur la force du destin, celui d'un homme en particulier (...). Richard Berry a fait le choix de muscler sa direction d'acteurs, et cela ajoute beaucoup à la tension du film. La violence l'emporte souvent, mais, au milieu de tous ces rôles masculins, celui d'une femme flic, interprétée par Marina Foïs, émeut par sa justesse.
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Snatch (Vincent Desailly) 1(...) poursuites labellisées EuropaCorp, dialogues pleins de lyrisme de supermarché et scénario trop noir pour être crédible. A part Reno, plus vrai que nature, chacun semble se demander ce qu'il fait là. Nous aussi...
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Télé 7 jours (Julien Barcilon) 1Si Jean Reno a vraiment la gueule de l'emploi en truand old school, Kad Merad, enfin en rupture de comédie, ne convainc pas. Côté réalisation, le classique 100% viril tient la barre.
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Les Inrocks (Thomas Pietrois-Chabassier)A coups de zooms avant-arrière, travellings gauche-droite, épilepsies de la caméra et montage parallèle, L’Immortel ressemble à une bande-annonce : un enchaînement d’extraits laissant entrapercevoir des stars, des flingues, des grosses bagnoles et des phrases choc à voix grave (“Le sang versé ne sèche jamais”) sans jamais s’attarder. D’où un récit sans répit, faussement tendu, des personnages inodores et de la musique pompière inondant chaque plan. Du remplissage, quoi.
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StudioCiné Live (Emmanuel Cirodde) 3La clé du film n'est autre que Jean Reno lui-même. On le retrouve là comme on l'avait laissé avec Léon, colosse indestructible, puis l'instant d'après, humain et terriblement vulnérable. Il habite ce personnage avec une aisance redoutable, sans nécessairement chercher la performance à tout prix. Cette sincérité se lit aussi dans les yeux de ses partenaires, de Jean-Pierre Darroussin (l'ami d'enfance) à Marina Foïs (la flic alter ego de Matteï), exemplaires en "sidemen" de cette partition aux airs de standard intemporel.
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20 Minutes (Caroline Vié) 2Jean Reno porte L'Immortel de Richard Berry sur ses épaules massives. Ce polar rythmé démontre par l'exemple que les Français tiennent leur rang dans le domaine du cinéma d'action.
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Le Monde (Thomas Sotinel)On avait vu ce genre ressusciter une première fois dans les films des années 1980 (parmi lesquels La Balance, ou Spécial police, avec Richard Berry). Le voilà qui revient avec L'Immortel, tout empreint d'une fascination ébahie pour les turpitudes des truands et leur code d'honneur, contrebalancée par un respect pour les policiers honnêtes, représentés par le commandant Goldman (Marina Foïs). Le plaisir de l'exécution ne sera pas gâché pour autant, puisque le scénario - inspiré d'un roman de Franz-Olivier Giesbert, lui-même inspiré du destin de Jacky Le Mat, figure du milieu marseillais -, démonte ces plaidoiries, le remord est feint, la famille inexistante. Mais le spectacle moralisateur de la violence est bien là.
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A voir à lire (Frédéric Mignard) 2Au final, l’adaptation du roman de Franz-Olivier Giesbert est indéniablement une bonne surprise, supplantant largement Taken et consorts dans le genre balisé du film d’action bessonien. Reste maintenant à Berry, pour devenir un vrai grand, d’opter pour plus de modestie, car avec une réalisation moins ostentatoire, il pourrait vraiment briller. En tout cas, il peut au moins s’enorgueillir de proposer aux spectateurs son meilleur métrage, dépassant le sympathique Moi, César, 10 ans... d’une courte tête.
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Télérama (Guillemette Odicino) 1(...) L'Immortel, inspiré du roman de Franz-Olivier Giesbert, digère mal ses références et confond le baroque avec la complaisance. La trahison, dans un film noir, ça a toujours de la gueule : ce n'est que lorsqu'il filme le visage, couturé et las, de Jean Reno qu'il renonce à son style haché et ampoulé. En mafieux « à l'ancienne », l'acteur s'impose sans forcer. Kad Merad, par contre, n'est pas crédible en méchant névropathe. Inspectrice de police veuve et légèrement alcoolisée, Marina Foïs traverse, hébétée, ce thriller marseillais ultraviolent : on la comprend.
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Chronic'art (Vincent Malausa)L'idée de faire de Kad Merad une sorte de sucédané burlesque et filandreux du Joe Pesci ultraviolent des Affranchis aurait pourtant pu réussir si une seule ligne du scénario venait contredire l'étouffant sérieux des intentions. Chez Besson, la beauferie purulente (les scènes de réglements de compte qui ressemblent à des scènes de beuverie pour nouveaux riches ), la prétention à la grandeur (façon hymne de la Ligue des Champions) et la nullité de la mis en scène (ah, ces accélérés de sous-manga qui se rêvent en griffe d'esthète) ramènent en permanence à l'absence monstrueuse d'imaginaire qui demeure la grande particularité de l'usine Europacorp. Sans l'arrogance bicéphale qui le porte (Berry / Besson), L'Immortel ne serait probablement qu'une petite contrefaçon de série B se rêvant plus belle qu'elle n'est (Navarro versus Le Parrain). Mais tant d'impuissance dissimulée sous une telle concupiscence droitière en font une agression d'une rare violence contre l'idée même qu'on peut se faire du cinéma populaire.
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Fluctuat () 3Comédie romantique (L'Art (délicat) de la séduction) ou enfantine (Moi César, 10 ans et demi, 1,39 mètre), thriller étouffant (La Boîte noire), Richard Berry avait déjà montré ces talents derrière la caméra et prouvé qu'il savait s'adonner à des genres différents. Avec L'Immortel et l'histoire du roman éponyme de Franz-Olivier Giesbert, il s'attaque au polar pour un pari risqué dont Jean Réno sort grandi.Marseille, sa mafia, ses clans. Le décor planté, son héros, Jean Réno, multi-troué (22 balles dans le buffet), richard berry filme le retour à la vie d'un mafioso de première, Matteï, qui cherche plus à profiter de sa famille qu'à continuer à faire peur. Sur le chemin de la renaissance pourtant, son but ultime sera de trouver ses assassins malchanceux avant de se ranger définitivement des voitures et prendre sa retraite.En posant la voix off rocailleuse de Réno sur une musique classique aux parfums d'Italie, le cinéaste use des codes propres au genre pour installer les prémices de son histoire. Connaissant les clés du polar, il n'aura de cesse de montrer qu'il sait les utiliser. Tout acteur qu'il est (aussi), Berry a su réussir le casting des comédiens formant sa galerie de personnages. Il voit très juste en choisissant Marina Foïs pour camper la femme flic dotée d'une force à la dérive. Il vise dans le mille avec Jean-Pierre Darroussin en époux aimant et ami fidèle ou Joey Starr - décidément épatant - en détenu plutôt revêche. Et il excelle en remarquant dans Versailles le jeune Max Baissette de Malglaive, dont il fait un fils tour à tour joueur, malin ou terrorisé et terriblement authentique. Sa propre fille Joséphine Berry joue avec justesse une ado à fleur de peau, prouvant au passage l'art délicat de son père dans la direction d'acteurs (elle étonnait déjà dans Moi César, 10 ans et demi, 1,39 mètre). En offrant le rôle de « l'immortel » à Jean Réno, Richard Berry réussit l'exploit de lui redonner de la profondeur loin des comédies trop légères ou des apparitions américaines sans saveur dont il était depuis longtemps coutumier. L'acteur du Grand bleu refait surface et ses talents sont enfin à nouveau exploités à leur juste valeur pour une renaissance qui ne semble pas feinte.Pourtant, si le cinéaste parvient à susciter l'intérêt et à réaliser un beau film policier, il tombe dans les travers mêmes du genre qu'il défend. Certes la montée en puissance avant la fusillade ou le montage alterné de la renaissance de Matteï entre bloc opératoire et souvenirs de jeunesse, montrent toute l'habileté d'un film qui ne lésine pas sur les effets : l'abus d'images travaillées, de tirs sonores ou de répliques voulues mythiques font parfois sombrer le film de gangsters dans un pastiche de lui-même. Malgré son rôle dramatique réussi et césarisé dans Je vais bien, ne t'en fais pas, Kad Merad ne parvient pas ici à convaincre totalement en patriarche hypocondriaque. Ses tirades parfois réductrices font défaut à un jeu trop appuyé pour un personnage déjà stéréotypé. « Le sang versé ne sèche jamais », tagline du film, est à l'image des dialogues et situations parfois too much qui font virer le tout à la caricature. La scène de Réno aux prises avec des fils barbelés (une fois, deux fois... trois fois ?) est emblématique de ce ridicule qui, malgré tout, ne tue pas totalement le film.A ne pas faire suffisamment confiance au spectateur, Berry appuie sur ses effets au risque de faire mourir son suspense : le twist final n'est-il pas lui aussi prévisible ?L'ImmortelDe Richard BerryAvec Jean Reno, Kad Merad, Jean-Pierre DarroussinSortie en salles le 24 mars 2010[mediabox id_media="124963" align="null" width="550" height="366"][/mediabox] Ills © EuropaCorp Distribution Vanessa Aubert- Exprimez-vous sur le forum cinéma- Suivez les fils adaptation, film policier sur le blog cinéma
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