Affiche L'Imaginarium du Docteur Parnassus

L'Imaginarium du Docteur Parnassus : critiques

La critique de Premiere

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    Terry Gilliam ne s’en cache pas : L’Imaginarium du docteur Parnassus est un florilège de ce qu’il sait faire de mieux, invoquant les séquences animées des Monty Python, la folie bariolée des Aventures du baron de Münchausen, les errances nocturnes de Fisher King, jusqu’aux contes inquiétants des Frères Grimm. (...) ... Parnassus possède l’énergie d’un gamin capable de jouer toute une après-midi avec deux bouts de carton. C’est une fantasmagorie ludique, débordante d’imagination, aux séquences oniriques sublimes.

Les autres avis de la presse

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  • 20 Minutes () 4
    Il est impossible de ne pas songer au réalisateur face à ce héros charmeur et fatigué en quête de public. La splendeur visuelle et la sensibilité à fleur de peau de son film donnent à penser que l'Imaginarium du Docteur Parnassus est aussi celle de Terry Gilliam : on y trouve à la fois des pensées adultes et des rêves d'enfants.
  • StudioCiné Live () 3
    Il y a, par-ci, par-là, quelques longueurs et le film tarde un peu à démarrer. Mais, à l'heure des effets spéciaux à tout-va, Gilliam est le seul à mettre de la poésie dans la science-fiction. L'imagination et le rire sont plus forts que les extraterrestres.
  • Brazil () 4
    Terry Gilliam signe ainsi une oeuvre, produite pas sa fille Amy Gilliam elle-même, puissamment empreinte de sens (du point de vue étymologique), de symbolisme (du point de vue psychanalytique, notamment), et donc digne du septième Art. Puisque, en tant qu'oeuvre artistique, le film ne répond pas commercialement à un simple besoin de consommation par la distraction, mais porte un vrai message identitaire à destination du public. Tout comme Brazil.
  • Brazil () 4
    Le tour de magie réalisé par Terry et ses comédiens (Johnny Depp, Jude Law, Colin Farrell) est digne des plus grandes prouesses de Mandrake. Le jeune Andrew Garfield est ahurissant de justesse aux côtés d'un monstre consacré tel que Christopher Plummer. Lily Cole, une intrigante et ravissante op-modèle rousse, tire un trait sur l'apparition divine d'Uma Thurman dans le baron. sa fraîcheur n'a d'égale que son talent. L'ami Tom Waits et Verne Troyer assurent comme des malades. Vous l'aurez compris, le film se suffit à lui-même. C'est un jouet extraordinaire qui fait beaucoup plus que crac-boum-hue. J'en tombe à mes genoux.
  • Brazil () 3
    Le film est à l'image de son personnage principal, quelque part entre désespoir total et promesses de folies incongrues. L'intrigue principal importe peu, l'essentiel tient dans la peinture de cet univers à la fois immortel et moribond. (...) le magicien n'a rien perdu de sa malice : ce fieffé menteur est toujours capable de faire passer des vessies pour des lanternes, et des défaites cuisantes pour des happy-ends...
  • L’Ecran Fantastique () 1
    (...) jamais nous nous trouvons immergés dans la magie conscients d'être des spectateurs extérieurs d'un film dans lequel, aussi beau soit-il, on ne pénètre jamais. Ne reste alors que l'attachement sincère que l'on éprouve pour Gilliam, avec son univers si particulier et reconnaissable en un clin d'oeil, sa sincérité de poète. De quoi attendre avec impatience son prochain film en espérant que, cette fois...
  • Télé 7 jours () 3
    [...] Avec le concours de trois pointures, Johnny Depp, Jude Law et Colin Farrel, il boucle avec maestria cette folle histoire de miroir magique et de pacte diabolique. Entre fable satirique et conte philosophique, une plongé fantastique dans l'imaginaire délirant d'un metteur en scène hors-normes.
  • Positif () 4
    (...) Terry Gilliam, bateleur forain, philosophe indien, adversaire éternel du diable, véritable M. Loyal d'un cirque informel, déroule pour le bonheur de celui qui sait l'accompagner un conte merveilleux, à la structure de boîtes gigognes ou de poupées russes. Il sait nous éblouïr sans jamais être arrogant, et nous emmener dans son voyage initiatique magique.
  • Fluctuat.net () 4
    On aurait tort de voir dans ce plaidoyer pro imaginaire une proposition trop complaisante et débouchant sur une défense facile de l'onirisme. Elle soutient avec constance un plaisir du jeu, de l'artifice comme nécessité existentielle, que le film restitue par ces visions illuminées qui ont fait le succès de Gilliam. Malgré sa structure parfois relâchée et peinant à optimiser toutes les potentialités du récit comme de l'imaginarium, le film retrouve l'ampleur délirante d'un Bandits, bandits. Ses envolées hallucinées mêlant carton-pâte et digital façonnent une série d'images dont le kitsch réactualise l'esthétique artisanale dont s'inspire le cinéaste. Nulle laideur donc dans l'emploi des couleurs, des motifs ou le caractère littéral des visions de ceux voyageant dans l'imaginarium, plutôt une adéquation formelle de l'œuvre de Gilliam.
  • Mad Movies () 2
    (...) L'imaginarium du docteur Parnassus part en tout sens, consacre trop de temps à certaines intrigues, pas assez à d'autres. La direction des acteurs est tout aussi déséquilibrée, la superbe prestation de Ledger côtoyant les improvisations soûlantes d'Andrew Garfield. Ce qui nous ramène en fin de compte au noeud du problème : doit-on préférer une matière calibrée, consommable et potentiellement sans âme à un langage imparfait, mais libre ?
  • Journal du dimanche () 3
    Dans ce conte fantastique un brin barré, on retrouve le meilleur du cinéma excentrique et unique de Terry Gilliam: les collages animés des Monty Python, l’atmosphère fantasmagorique de Brazil, l’univers visuel foisonnant des Aventures du baron de Münchausen, la poésie drolatique de Fisher King… Le cinéaste offre au regretté Heath Ledger un dernier rôle touchant: celui d’un Polichinelle lunaire et burlesque. Grâce à un montage ingénieux, Gilliam fait oublier que l’acteur n’a tourné que la moitié du film. Un formidable tour de magie.
  • Télérama () 1
    Cela vous rappelle quelque chose ? Voilà le hic. Pour la première fois, Gilliam se répète. Son docteur Parnassus est un cou­sin fatigué du baron de Münchhausen, les SDF des rives glauques de la Tamise évoquent les clochards de Fisher King, le monde parallèle et féerique s'inspire des voyages dans le temps de Bandits, bandits. A l'impression de déjà(et mieux)-vu, s'ajoute le douloureux problème des effets spéciaux numériques, dont l'indigence - vu le budget limité - saute aux yeux. Même bancals, les films de Gilliam se rachetaient toujours par l'époustouflante poésie des décors. Ce n'est même plus le cas, ici. Et si l'on en croit la fameuse loi de Murphy, qui semble, hélas, régir la carrière du réalisateur de Brazil, le pire est à venir...
  • Le Monde () 3
    S'il fallait un signe de la joie de filmer retrouvée de Gilliam, on ira le chercher dans la parenté étroite entre ces mondes digitaux et les fantaisies en papier découpé qu'il réalisait pour les shows télévisés du Monty Python Flying Circus : même liberté dans les formes, même irrévérence dans le dessin. Ces dernières années, Terry Gilliam a dû composer avec les studios (pour Les Frères Grimm, en 2005) ou s'est laissé aller à ses tendances morbides (Tideland, 2005). Cette fois, il retrouve un bel allant dans le récit et sa faculté à faire surgir des personnages délirants. [...] Et puis, il y a les trois remplaçants d'Heath Ledger (mort le 22 janvier 2008 avant la fin du tournage) : à chaque fois que Tony pénètre dans sa propre imagination, il prend un visage, celui de Johnny Depp, puis ceux de Jude Law et Colin Farrell. Cet expédient se transforme en une belle invention de cinéma, et L'Imaginarium du docteur Parnassus se termine sur ce joli carton : "Un film des amis de Heath Ledger".
  • Paris Match () 3
    Quel ébouriffant voyage au pays des merveilles, quelle odyssée onirique et diabolique nous offre le génial Terry Gilliam !
  • Fluctuat () 4
    Après un long passage à vide, Terry Gilliam voit enfin le bout du tunnel. Avec L'Imaginarium du Docteur Parnassus, il rend hommage à Méliès et livre une oeuvre personnelle sur les puissances de la fiction dans un monde matérialiste. - En images : histoires de tournages maudits Depuis Las Vegas Parano, Terry Gilliam s'était un peu égaré. Célèbre naufrage de son projet autour de Don Quichotte raconté dans Lost in la mancha, échecs artistiques des Frères Grimm et Tideland, entre scoumoune et gros essoufflement, le cinéaste a traversé la décennie à bout de bras, jusqu'à provoquer un certain désamour chez ses admirateurs. Mais cette petite traversée du désert n'a pas eu raison de lui, bien au contraire. Sa volonté de continuer à filmer est intacte, comme en témoigne L'Imaginarium du Docteur Parnassus, son meilleur film depuis L'Armée des 12 singes, sinon Brazil. Toutefois la poisse semble décidément coller aux bottes du cinéaste américain mais anglais d'adoption. L'histoire est désormais tristement célèbre, c'est lors de ce tournage qu'Heath Ledger a traversé le Styx. Une tragédie qui aurait pu pourrir le film de l'intérieur, voire le condamner à être abandonné (il tient quasiment le rôle principal) ou remanié au petit bonheur la chance, façon Le Jeu de la Mort avec ses improbables sosies de Bruce Lee. Pourtant, rebondissant avec une certaine ingéniosité et devant beaucoup à un grand élan fraternel, Gilliam a su s'en sortir et faire même de cette absence une valeur ajoutée. Grâce au soutien de Johnny Depp (ami de Ledger) et aux renforts de Jude Law et Colin Farrell, l'auteur a pu boucler son film sans que cette opération de sauvetage ne le pénalise ou entraîne l'oeuvre dans un hommage embarrassant et morbide.Sympathy for the devilL'Imaginarium du docteur Parnassus est un peu à l'image de son tournage et de la carrière récente de Gilliam : un film bancal, accidenté, mais auquel on s'attache étrangement jusque dans ses travers. Avec ce récit faustien sur une troupe de théâtre ambulante traversant une Angleterre se complaisant dans le libéralisme, le cinéaste fait surtout ressurgir un peu de réalité là où trop souvent ses univers fuyaient dans un imaginaire sous cloche. Ainsi de son ouverture où se joue déjà une confrontation entre deux mondes, celui d'aujourd'hui, vulgaire, matérialiste, et celui du Docteur Parnassus et sa troupe (sa fille, un bras droit, un aide et rapidement Ledger), des bohémiens de la fiction offrant à qui le veut de plonger - grâce au fameux imaginarium - dans un monde reflétant leurs désirs. Il y a de la part de Gilliam une volonté très nette d'en repasser par la critique pour revaloriser les puissances de l'imaginaire. Chez lui, le Mal, avec qui Parnassus a conclu un pacte l'obligeant à lui donner sa fille lorsqu'elle atteindra l'âge de 16 ans (fil conducteur de l'intrigue), est un allié préférable à ceux de notre époque s'avançant avec les meilleures intentions. Gilliam règle ainsi son compte à ces marchands de Bien (ici Ledger), hypocrites et surfant avidement sur de pseudo valeurs morales quand ils ne font que leur propre commerce. Le pire n'étant pas pour lui de pactiser avec le diable, il est même un mal nécessaire et surtout plus amusant que les cols blancs.Sorcellerie du spectacle Cette figure folklorique du Mal à laquelle on pourrait aussi reprocher le côté naïf sert d'abord à renforcer l'éternel itinéraire onirique de Gilliam. Son goût de l'illusion, pour le théâtre (le film fait sa relecture rapide de Shakespeare), cette confiance aveugle et dévouée dans les vertus du faux qui chez lui ne s'opposent pas à la réalité mais cohabitent, avec plus ou moins de bonheur au long de sa filmo. L'Imaginarium s'offre alors à la façon d'une relecture réflexive de toute l'oeuvre de Gilliam et Parnassus comme son alter ego. Plus encore qu'un bilan, il est une déclaration d'amour au cinéma de Méliès, à ces films encore un peu forains où l'image animée tient de la magie. Une sorcellerie du spectacle dont Gilliam ne s'est jamais remis et qui chez lui relève d'un profond enracinement personnel, un véritable acte de foi, pas si candide que ça (on n'est pas chez Jeunet) et encore moins sans réalisme. Il faut ainsi voir le beau final tel un hommage à ce cinéma des premiers temps. Une manière de le ressusciter et le prendre à la fois comme point de départ à perpétuer : lorsque Parnassus finit dans la rue à vendre des miniatures de son ancien théâtre, c'est toute une idée de la fable essentielle à l'humanité qui est défendue et que Gilliam veut pérenniser, même avec des bouts de ficelles.To be continuedOn aurait tort de voir dans ce plaidoyer pro imaginaire une proposition trop complaisante et débouchant sur une défense facile de l'onirisme. Elle soutient avec constance un plaisir du jeu, de l'artifice comme nécessité existentielle, que le film restitue par ces visions illuminées qui ont fait le succès de Gilliam. Malgré sa structure parfois relâchée et peinant à optimiser toutes les potentialités du récit comme de l'imaginarium, le film retrouve l'ampleur délirante d'un Bandits, bandits. Ses envolées hallucinées mêlant carton-pâte et digital façonnent une série d'images dont le kitsch réactualise l'esthétique artisanale dont s'inspire le cinéaste. Nulle laideur donc dans l'emploi des couleurs, des motifs ou le caractère littéral des visions de ceux voyageant dans l'imaginarium, plutôt une adéquation formelle de l'oeuvre de Gilliam. Qui se retourne ici sur sa carrière sans mélancolie ni regrets. Emmenant sa troupe de théâtre (sublimée par la présence de Lily Cole) au fil d'un étrange voyage où l'absence de Ledger devient une occasion de jouer avec l'identité et l'image de chaque acteur qui le remplace : tous prennent sa place lors de passages oniriques où le personnage apparaît sous différents traits de caractère. Si Gilliam ne nous a pas toujours enthousiasmés, ce petit portrait autobiographique d'un bâtisseur de cathédrale psychédélique finit par être assez touchant. L'Imaginarium du Docteur Parnassus De Terry GilliamAvec : Heath Ledger, Christopher Plummer, Lily Cole, Andrew GarfieldSortie en salles le 11 novembre 2009[mediabox  id_media="112851" align="null" width="500" height="333"][/mediabox]Illus © Metropolitan FilmExport Jérôme Dittmar- Exprimez-vous sur le forum cinéma- Lire les fils réalisateur, cinéma fantastique sur le blog cinéma- Terry Gilliam sur Flu : lire les critiques de Lost in la mancha, Tideland- Voir le diaporama sur les tournages maudits
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