Date de sortie 21 septembre 2011
Durée 122 mn
Réalisé par Bertrand Bonello
Avec Adele Haenel , Hafsia Herzi , Jasmine Trinca
Scénariste(s) Bertrand Bonello
Distributeur Haut et Court Distribution
Année de production 2011
Pays de production France
Genre Drame
Couleur Couleur

Synopsis

À l'aube du XXème siècle, dans une maison close à Paris, une prostituée a le visage marqué d'une cicatrice qui lui dessine un sourire tragique. Autour de la femme qui rit, la vie des autres filles s’organise, leurs rivalités, leurs craintes, leurs joies, leurs douleurs... Du monde extérieur, on ne sait rien. La maison est close.Le film est présenté en compétition officielle lors du Festival de Cannes 2011.

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L'Apollonide : Bertrand Bonello évoque les films qui ont inspiré son chef-d'oeuvre

Lors de la sortie de L'Apollonide, le réalisateur de Saint-Laurent s'était prêté au jeu de notre blind-test.

Photos

L'Apollonide, souvenirs de la maison close

Critiques

  1. Première
    par Eric Vernay

    Avec L'apollonide, le réalisateur de De la guerre et Le Pornographe livre une vision moins politique que poétique de la prostitution. Formellement sublime sans pour autant verser dans le frou-frou nostalgique, le film d'époque de Bertrand Bonello est une longue rêverie, moderne et mélancolique. Un enivrant chant d'amour à la féminité, au glamour tragique.

  2. Première
    par Thomas Agnelli

    Aux antipodes d’un quelconque érotisme racoleur, L’Apollonide – Souvenirs de la maison close est un vrai mélodrame au souffle tragique et au faste éteint où les fantasmes d’amour et l’ivresse des étreintes hantent les corridors cramoisis. Pendant deux heures, le scénario épouse les trajectoires incertaines de belles endormies fanées avant d’avoir éclos, recluses dans un gynécée à l’abri du monde extérieur. En échappant aux écueils théoriques et en s’entourant de comédiennes toutes également remarquables, le cinéaste réussit, à force d’audaces narratives, à mêler l’émotion et l’abstraction, à stimuler l’intellect et le sensoriel pour tendre à l’universel. Il parle aussi de cinéma, donnant à mesurer la puissance des images, orchestrant la rencontre de réalisateurs qu’il a aimés dans un bordel à la recherche du temps perdu. Gangrené par une mélancolie proustienne, ce film-mouroir aurait pu empester la naphtaline. Il s’avère en réalité inquiétant et fascinant jusqu’à l’hypnose, regorgeant de fulgurances sublimement grotesques. En cette période de standardisation extrême, Bonello reste l’un des rares cinéastes capables de filmer, pour la beauté du geste, des larmes de sperme sur les joues tristes d’une fille de joie.