Affiche L'Agence

L'Agence : critiques

Les autres avis de la presse

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  • Fluctuat.net ()4
    Si L'Agence réussit à mélanger l'art du discours amoureux hollywoodien et la science fiction, il est surtout une ingénieuse machine à penser. Un fabuleux objet où par la force convaincue des sentiments on gagne sa liberté.
  • StudioCiné Live ()2
    Un joli couple d'acteurs malmené par un destin balisé.
  • Télé 7 jours ()3
    Excellent duo Matt Damon - Emily Blunt
  • Nouvel Obs ()2
    On est ballotté tout au long du film, (...)entre l’euphorie de la promesse amoureuse et la perplexité face à cette « agence » moyennement crédible dont les membres ont des looks de « Mad Men » et un discours de chrétiens réacs. Jusqu’au final qui ne laisse plus de doute :« l’Agence » n’est pas un film de SF raté, ersatz d’« Inception », mais une belle fable romantique sur le libre-arbitre.
  • Le Monde ()2
    L'Agence n'est pas moins spectaculaire ; mais le spectacle devient navrant. George Nolfi dilapide le capital accumulé en quelques séquences. Des échanges interminables sont consacrés au fonctionnement de l'Agence (...) Tout ce charabia n'est qu'un bruit de fond sur lequel Nolfi met en scène d'interminables poursuites dans les rues de New York. Matt Damon et Emily Blunt courent pour échapper à leur destin. Mais ils ne sont pas assez rapides pour que L'Agence échappe à son sort, décidé par d'autres agents (ceux des acteurs) : tu seras un produit commercial, mon film.
  • Le Monde ()2
    L'Agence est un précipité obtenu en plongeant une parade amoureuse dans l'univers psychotique de l'auteur de science-fiction. L'expérience commence par un déploiement de textures et de couleurs presque éblouissantes avant de se disperser en une pluie de clichés grisâtres.
  • A voir à lire ()1
    On a beau chercher, il n’y a rien à sauver dans cette adaptation romantico-mystique d’une nouvelle de Philip K. Dick.
  • Le Figaro ()4
    Comédie romantique élégante au scénario intelligent, L'Agence surfe avec finesse entre le film d'action échevelé, le thriller d'anticipation millimétré, tout en amenant une jolie réflexion philosophique sur l'inéluctabilité du destin.
  • Elle ()3
    Après avoir vu cette science-fiction angélique et terriblement américaine, vous n'en sortirez pas plus intelligent, mais vous aurez découvert un monde où l'amour est plus fort que le destin
  • Le Parisien ()3
    Curieux mélange d’action et de romance, « l’Agence » laisse les sentiments l’emporter sur les effets spéciaux. Matt Damon enfin d’attaque pour l’amour, c’est la bonne nouvelle du jour.
  • Les Inrocks ()3
    Peu de choses, dans le cinéma contemporain, sont aussi exaltantes que d’observer Matt Damon en train de tomber amoureux.
  • L'Express ()3
    Un thriller amoureux bien rythmé et bien interprété.
  • Les Cahiers du cinéma ()2
    Malgré un pitch emballant et la présence de Matt Damon, toujours aussi impérial dans son underplaying, le film est assez ennuyeux.
  • Mad Movies ()2
    Si le premier acte du récit, filmé avec un rythme bluffant, est une réussite totale dans sa description d'une campagne politique et d'une histoire d'amour profondément émouvante, la suite est moins réjouissante.
  • 20 Minutes ()2
    Ce divertissement mou du genou qui transpose dans les années 90 une intrigue conçue pour souligner les terreurs des années 50 divertit sans jamais surprendre.
  • Télérama ()2
    l’essentiel : un acteur, Matt Damon, qui s’impose de film en film comme un immense comédien, égal aux stars de l’âge d’or. (…) On peut, pour lui, aller voir ce premier film inabouti et pas désagréable…"
  • Chronic'art ()2
    Adaptant une nouvelle de Philip K. Dick et s'engouffrant dans un sillon post-Matrix, labouré avant lui par le tank Inception, (...) L'Agence rate son coup, et même ennuie un peu une fois passée la première moitié. Reste que le film, à l'inverse d'Inception, se traverse sans menace de migraine ni véritable déplaisir, et qu'il a le mérite de ce scoop, révélé l'air de rien : Dieu, comme Hollywood, vote démocrate.
  • Fluctuat ()4
    Si L'Agence réussit à mélanger l'art du discours amoureux hollywoodien et la science fiction, il est surtout une ingénieuse machine à penser. Un fabuleux objet où par la force convaincue des sentiments on gagne sa liberté.Et si nos vies étaient régies par un plan décidé à l'avance ? En haut lieu d'une bureaucratie dont les employés rectifiant les écarts seraient restés à la mode des années cinquante ? C'est à partir de ce pitch inspiré par Philip K.Dick, éternelle bombe théorique de la science-fiction, que L'Agence installe sa géniale idée. Un concept simple et à la fois vertigineux, aux potentialités multiples, que le film de George Nolfi calque sur un patron inattendu et habituellement étranger au genre : la comédie romantique. La rencontre, hybride, est superbe : Matt Damon, politicien ambitieux, court après Emilie Blunt, danseuse dont il n'est pas censé tomber amoureux ; le bureau ayant décidé de leurs vies autrement, il ne cessera de lui mettre des bâtons dans les roues. Mais la force des sentiments est trop puissante, elle peut renverser le monde, et allant ainsi contre les schémas ordonnés du grand patron, il fait tout pour la revoir. De sa belle idée, L'Agence tire un film en négatif de Matrix, reprenant son principe d'un monde régenté par des forces invisibles, mais sans sa plastique digital. A l'inverse, tout ici se borne à ne jamais trop basculer vers un univers onirique, technologique, afin de garder une couleur new-yorkaise naturelle dans laquelle fondre un régime d'abstraction supérieur. Nolfi crée un monde à notre image dans lequel faire exister littéralement les idées. Son style est discret, presque effacé, empreint d'une transparence au service du récit.Fort de sa belle mécanique narrative, L'Agence tire une intrigue à croisements où le thriller rencontre la comédie, la science-fiction le drame amoureux ; ce avec une fluidité constante qui va jusqu'à s'épanouir quelque part entre Hitchcock et McCarey relus par Philip K. Dick. Mais plus qu'un bel objet mutant dans lequel Matt Damon essaie de rattraper sa bien aimée en luttant contre des men in black dont il apprend par accident l'existence (ici encore se joue la transparence du récit), le film est une jolie machine philosophique. Dont il faut d'abord dire la grande idée, empruntée à Monstres et Cie, des portes servant de télé-porteurs aux employés de l'agence. Menant chacune à des espaces différents, elles sont l'occasion de poursuites fabuleuses où les personnages traversent New York en quelques battements. Ces portes spatio-temporelles sont surtout l'horizon du film, entendant que la réalité, comme le temps, n'est pas chose linéaire et que partout se créent des passages possibles. Elles sont le motif d'une thèse plus profonde encore voulant que le libre arbitre dépende de notre faculté à courber nos destins. Chose que Matt Damon accomplit en infléchissant la fatalité par amour, faisant sans cesse bifurquer les actions des employés qui reconfigurent en direct sa réalité - autre grande idée du film où la mise en scène se dédouble presque. Bergsonien, ludique, intelligent, limpide, frais et bourré de charme, L'Agence est aussi séduisant que stimulant.L'Agence De George NolfiAvec : Matt Damon, Emilie Blunt, Terence Stamp, John SlatterySortie en salles le 23 mars 2011 Illus © Universal Pictures International France Jérôme Dittmar- Suivez le fil cinéma fantastique sur le blog cinéma