Affiche Kung Fu Nanny

Kung Fu Nanny : critiques

La critique de Premiere

(1)
  • Après Vin Diesel (Baby Sittor) et The Rock (Fée malgré lui), c’est au tour de Jackie Chan de ridiculiser (pardon, « d’étoffer ») son rôle de surhomme dans une comédie familiale reposant sur un gag unique : la star de l’action dépassée par une ribambelle de gamins hyperactifs. Si vous ne croyez plus à la Petite Souris, Kung- Fu Nanny risque de vite tourner à l’épreuve. Un attentat sur pellicule contre le bon goût, tourné dans des décors de kermesse et dont chaque plan repousse un peu plus les limites de l’incompétence. Jackie Chan, contraint de chanter des berceuses et de faire des saltos en cuisinant des pancakes, avait capitulé avant même que le générique de début ne commence. Allez, deux coups de lattes et au lit.

Les autres avis de la presse

(8) 1
  • Télé 7 jours () 1
    Légèrement empâté, le sympathique Jackie Chan s'acquitte du boulot avec moult gadgets, cascades et bastons dans cette gentille comédie estivale.
  • Fluctuat.net () 2
    Il y a en fait deux manières de voir Kung Fu Nanny. Soit comme le film qui enfonce le clou et ridiculise définitivement sa star, voguant désormais dans les eaux sombres d'Un flic à la maternelle et autres Baby-sittor. Soit on renverse le tout, et trouve dans ce sous Spy Kids un charme naïf plaisant. Jackie Chan n'a jamais caché, depuis longtemps, son ambition de faire un cinéma familial. Kung Fu Nanny n'est pas le haut de gamme du genre, encore qu'il puisse exister, mais pas le pire non plus. Il faut accepter les conventions, les valeurs familiales surlignées, parfois la mollesse de l'action voire le style fauché de l'ensemble. Et alors le film devient sympathique, traçant une ligne partant de John Hugues (Oncle Buck, surtout) pour se mélanger au souvenir des films d'aventure de la star. Qui reviennent ici par extraits ou photos, introduisant en background sa mythologie. Kung Fu Nanny, c'est un peu comme si le héros d'Opération Condor prenait sa retraite dans une suburb américaine. Il a pris un coup de vieux, dégomme des méchants russes cartoonesques à coup de bicross pour enfant, mais derrière son corps fatigué, toujours plus près du sol, brille dans son regard l'âme de l'entertainer. Débarqué dans ce cadre américain ultra balisé, il continue de faire vivre sa légende. Tant pis si celle-ci s'érode devant la réalité, elle continue d'exister à travers une mélancolie positive. Celle d'un corps se refusant à lâcher prise.
  • StudioCiné Live () 1
    Kung Fu Nanny remplit son office auprès des 4-7 ans, à qui il se destine, mais les adeptes de Jack, eux, seront déçus.
  • Le Monde () 1
    (...) Jackie Chan doit se contenter de petits boulots médiocres, comme celui de baby-sitter. Bien sûr, une équipe de scénaristes manifestement aussi las que la vedette (mais qui n'ont pas l'excuse de l'âge) ont ressorti des placards une histoire d'agent de la CIA (Chan) qui veut se retirer des voitures pour se marier avec sa voisine, mère célibataire affligée d'un trio d'enfants pénibles (une adolescente boudeuse, un préadolescent mythomane et une petite fille décorative).
    On retrouve ici l'idée assez répandue dans les films hollywoodiens selon laquelle il faut les talents et la technologie d'un agent rompu à toutes les techniques de combat pour maîtriser les enfants américains. Ceux de Kung Fu Nanny haïssent le prétendant de leur maman jusqu'à ce que celui-ci leur sauve la vie (j'en conviens, cet épisode est situé assez avant dans le film, mais vous n'espériez quand même pas que les scénaristes sacrifieraient une tête blonde sur l'autel de la surprise).
  • A voir à lire () 1
    Accumulant les clichés et formules toutes faites, le réalisateur nous convie à un spectacle au scénario balisé : une famille décomposée, des gamins qui détestent leur futur beau-père (Jackie himself) et comptent bien lui faire payer son intrusion soudaine et des méchants qui viennent mettre en danger cette cellule familiale précaire. La révélation du véritable métier de Jackie (agent secret) permet d’en faire immédiatement un papa cool, à défaut d’être poule. Autant prévenir les adultes tout de suite : les enjeux psychologiques sont nuls, les gamins changent d’avis comme de chemises, les méchants sont forcément des russes ridicules et tout finira bien grâce au courage du beau-père, ce héros. Toutefois, on sauvera du naufrage les quelques séquences de baston orchestrées par un Jackie Chan toujours aussi virevoltant, ainsi que quelques gags qui font vraiment mouche. Si les fans de la star chinoise ne lui pardonneront certainement pas cette nouvelle incursion dans la guimauve à l’américaine, le tout jeune public, pas encore lassé de ces formules prémâchées, devrait y trouver son compte.
  • Journal du dimanche () 2
    Cette comédie d’action tout public vaut pour les facéties de Jackie Chan, qui bondit encore comme un cabri à 56 ans. Ses acrobaties et sa bonne humeur compensent un scénario cousu de fil blanc et plein de bons sentiments.
  • Fluctuat () 2
    Que devient Jackie Chan ? En l'attendant pour bientôt dans un remake de Karaté Kid, prenons de ses nouvelles avec Kung Fu Nanny, comédie d'action familiale meilleure qu'il n'y paraît. Quoi de plus triste qu'une star sur le déclin se refusant de quitter la scène ? C'est ce qu'on aurait envie de dire, a priori, de Jackie Chan qui, depuis le milieu des années 90 et le début de sa carrière américaine, dégringole méchamment. L'âge y est pour quelque chose, l'incapacité des studios américains à lui offrir des films sur-mesure aussi, mais il y a peut-être un autre facteur, plus désiré, dont témoigne cet improbable Kung Fu Nanny, auquel on préférera son titre original de Spy Next Door. Imaginer Jackie en super espion forcé de jouer au baby-sitter pour se rapprocher des gosses de sa voisine, dont il est amoureux, n'offre pas à première vue un quelconque espoir de renaissance. Pourtant, derrière ces vrais airs de série Disney Channel (papa Cyrus est d'ailleurs de la partie), son image fade et uniforme, sa mise en scène d'une parfaite nullité ou son casting insipide, on a une certaine affection pour ce Kung Fu Nanny. Parfois, on hésite, gêné, se demandant si tout ça n'est pas un peu pathétique. Jackie Chan, l'homme qui défiait la gravité, inventait des cascades impossibles en ressuscitant Douglas Fairbanks, remodelait l'espace et l'utilisation des objets, met désormais ses hallucinantes capacités physiques pour sauver un chaton égaré sur une gouttière, réparer une antenne satellite, mettre un pyjama à une fillette de quatre ans en la faisant voler à trois mètres du sol. Du temps est passé depuis Dragons Forever et Combat de maîtres.Il y a en fait deux manières de voir Kung Fu Nanny. Soit comme le film qui enfonce le clou et ridiculise définitivement sa star, voguant désormais dans les eaux sombres d'Un flic à la maternelle et autres Baby-sittor. Soit on renverse le tout, et trouve dans ce sous Spy Kids un charme naïf plaisant. Jackie Chan n'a jamais caché, depuis longtemps, son ambition de faire un cinéma familial. Kung Fu Nanny n'est pas le haut de gamme du genre, encore qu'il puisse exister, mais pas le pire non plus. Il faut accepter les conventions, les valeurs familiales surlignées, parfois la mollesse de l'action voire le style fauché de l'ensemble. Et alors le film devient sympathique, traçant une ligne partant de John Hugues (Oncle Buck, surtout) pour se mélanger au souvenir des films d'aventure de la star. Qui reviennent ici par extraits ou photos, introduisant en background sa mythologie. Kung Fu Nanny, c'est un peu comme si le héros d'Opération Condor prenait sa retraite dans une suburb américaine. Il a pris un coup de vieux, dégomme des méchants russes cartoonesques à coup de bicross pour enfant, mais derrière son corps fatigué, toujours plus près du sol, brille dans son regard l'âme de l'entertainer. Débarqué dans ce cadre américain ultra balisé, il continue de faire vivre sa légende. Tant pis si celle-ci s'érode devant la réalité, elle continue d'exister à travers une mélancolie positive. Celle d'un corps se refusant à lâcher prise.Kung Fu NannyDe Brian LevantAvec : Jackie Chan, Amber Valletta, Madeline CarrollSortie en salles le 07 juillet 2010[mediabox  id_media="129593" align="null" width="550" height="364"][/mediabox] Illus © Metropolitan FilmExport Jérôme Dittmar - Exprimez-vous sur le forum cinéma- Suivez le fil comédie sur le blog cinéma  - En vidéos : 10 combats d'anthologie
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