Affiche Killer Elite

Killer Elite : critiques

La critique de Premiere

(1)2
  • 2
    Inspiré des Mémoires controversés d’un ancien soldat du SAS (Special Air Service), « basé sur des faits réels », le film ambitionne de relire un chapitre peu glorieux de l’histoire de l’armée britannique (des assassinats commis au nom de la raison d’État). Dommage alors que les faits réels en question prennent la forme d’un scénario d’action ultra balisé qui collectionne les péripéties attendues et les dialogues « clichetonneux » (« Tuer est facile. C’est vivre avec qui est plus dur »). Mécanique et prévisible, Killer Elite finit par séduire grâce à la rigueur de ses enjeux moraux, à son romantisme old school et à son casting de poids lourds.

Les autres avis de la presse

(7)1
  • StudioCiné Live ()1
    L'équation Jason Statham, Robert De Niro et Clive Owen offre un résultat de misère au rythme faussement soutenu. En conséquent, on attend un remake par Guy Ritchie pour se marrer un coup !
  • A voir à lire ()1
    Le film est construit à la gloire de Jason Statham (qu’il soit en liberté, à l’agonie ou attaché à une chaise), mais c’est une vraie surprise de voir Clive Owen s’amuser dans un rôle aussi brutalement physique. De Niro quant à lui a raccroché les parties les plus physiques de ses personnages, et demeure sans surprises une valeur sûre. Pour un premier film, Killer elite reste finalement assez sage, et c’est peut-être ce manque d’audace - accompagné d’une naïveté confondante quant au « sérieux » de l’ensemble, annoncé par un premier carton hilarant - qui peine à nous passionner. Hésitant entre le « vrai film de mecs » et le « film qui fait réfléchir », Gary McKendry choisit une voie médiane et un peu tiède, qui n’arrive jamais à atteindre l’efficacité brute du film d’action et la complexité retorse du thriller politique. Choisis ton camp, camarade !
  • Fluctuat ()2
    Le film évolue trop vite, au mépris parfois du vraisemblable, sans donner assez de poids à la mise en place ou la réalisation des assassinats, se déroulant avec une facilité pressée. Trop préoccupé par le besoin atteindre ses objectifs, McKendry s'attarde sur le scénario et oublie de développer sa mise en scène. Il se rattrape toutefois en cours de route lorsque le film opère un virage dans son jeu du chat et de la souris. Rien de mirifique, mais la nouvelle configuration redistribue les enjeux et offre plus de logique à l'action. A défaut d'infos ébouriffantes et d'identité stylistique, Killer Elite s'en sort par la petite porte d'un professionnalisme honnête, à peine dopé par un casting à moitié convaincu que Statham mène en quasi solitaire. Le film tient beaucoup grâce à lui et son corps rectiligne, tendu, traversant. Petite machine nerveuse qu'Hyper tension avait résumée.
  • Fluctuat ()2
    Un peu trop attendu sur le fond et manquant d'identité sur la forme, Killer Elite est avant tout un film pour Jason Statham. Nouveau héros d'action nerveux et droit.
  • Fluctuat ()
    Un peu trop attendu sur le fond et manquant d'identité sur la forme, Killer Elite est avant tout un film pour Jason Statham. Nouveau héros d'action nerveux et droit.Avec ses airs de thriller post seventies, Killer Elite a un peu l'air d'arriver à la bourre sur un nouveau cinéma du complot qui, dans la continuité du roman d'espionnage années 80 remixée par Clooney et cie, pose un regard critique sur le monde et ceux qui en tirent les ficelles. Le film de Gary McKendry tente bien un état des lieux : le début des années 80, la crise pétrolière, le rôle des services secrets britanniques ou leurs branches parallèles nébuleuses, les relations d'affaires douteuses entre le gouvernement anglais et les pays arabes, mais tout ça ne sert qu'à enfoncer le clou du cynisme et surtout donner du fuel à l'intrigue. Killer Elite s'enthousiasme plus à étendre la toile de sa double chasse à l'homme que prendre sa carte au parti ou souligner l'ironie tragique de la géopolitique. Les véritables motifs politiques qu'il dessine progressivement n'apportent pas plus d'eau au moulin de l'Histoire et ses pourris. Mais que le film n'ait rien à dire de plus qu'une éternelle complicité sonnante et trébuchante ne contredit pas ses origines. De son goût pour les 70's, Killer Elite garde l'opportunisme, l'envie d'action, le plaisir des personnages individualistes et sur la brèche, pris dans un système qui les dépasse ou les condamne à agir contre leurs convictions.Mais l'envie ne suffit pas. En suivant Jason Statham éliminant des membres des SAS pour le compte vengeur d'un cheik retenant en otage son mentor, robert de niro (nouveau second rôle du cinéma américain), le film voudrait trouver un rythme à la fois droit et sans cesse contrarié. Par Clive Owen, en membre d'une société secrète britannique traquant simultanément Statham et sa bande de tueurs d'élite, et par sa volonté de faire peser une paranoïa ambiante, de dresser des dérives ou barrières accidentelles dans l'évolution du plan d'assassinat. Mais McKendry échoue sur l'essentiel : créer une mécanique qui donne à la fois du souffle à l'intrigue et gonfle ses personnages des capacités qu'ils sont supposés avoir. Le film évolue trop vite, au mépris parfois du vraisemblable, sans donner assez de poids à la mise en place ou la réalisation des assassinats, se déroulant avec une facilité pressée. Trop préoccupé par le besoin atteindre ses objectifs, McKendry s'attarde sur le scénario et oublie de développer sa mise en scène. Il se rattrape toutefois en cours de route lorsque le film opère un virage dans son jeu du chat et de la souris. Rien de mirifique, mais la nouvelle configuration redistribue les enjeux et offre plus de logique à l'action. A défaut d'infos ébouriffantes et d'identité stylistique, Killer Elite s'en sort par la petite porte d'un professionnalisme honnête, à peine dopé par un casting à moitié convaincu que Statham mène en quasi solitaire. Le film tient beaucoup grâce à lui et son corps rectiligne, tendu, traversant. Petite machine nerveuse qu'Hyper tension avait résumée.Jérôme DittmarKiller EliteDe Gary McKendryAvec : Jason Statham, Clive Owen, Robert De NiroSortie en salles le 26 octobre 2011  - Suivez le fil acteur sur le blog cinéma
  • Nouvel Obs ()1
    Danny, un ex-barbouze, se met au service d’un émir qui veut venger la mort de ses fils. Accompagné de son pote Hunter, il recrute une équipe de pros, puis se met à flinguer sur commande, tout en étant poursuivi par un de ses anciens compères… De l’action, de l’action, de l’action. Bon programme, que Gary McKendry, jeune réalisateur débutant, exécute avec entrain. L’intrigue (tirée d’un roman de Ranulph Fiennes) est un tantinet tordue, les acteurs (Jason Statham, Robert De Niro, Clive Owen) s’amusent, on est chez Guignol. C’est amusant, à défaut d’être convaincant.
  • Le Figaro ()1
    Sur une trame confuse et maintes fois reprisée, le réalisateur novice Gary Mckendry n'arrive qu'à broder un thriller longuet bourré de séquences violentes sans véritables enjeux.
  • Télérama ()1
    Un déluge de testostérone : navrant..
  • Les Inrocks ()1
    Dans ce film de genre plaisant mais sans personnalité, on admirera surtout la capacité manifestée par son jeune réalisateur à maitriser les élans naturellement portés au cabotinage de certains de ses interprètes illustres.