Titre original Iron Man 3
Date de sortie 24 avril 2013
Réalisé par Shane Black
Avec Gwyneth Paltrow , Don Cheadle , Guy Pearce
Scénariste(s) Shane Black, Drew Pearce
Distributeur Walt Disney Motion Pictures France
Année de production 2013
Pays de production US
Producteurs Avi Arad Dan Mintz
Genre Film de science-fiction, Action
D’après l’œuvre de Stan Lee

Synopsis

Tony Stark, l’industriel flamboyant est cette fois confronté à un ennemi qui va attaquer sur tous les fronts. lorsque son univers personnel est détruit, Stark se lance dans une quête acharnée pour retrouver les coupables. Plus que jamais, son courage va être mis à l’épreuve, à chaque instant. Dos au mur, il ne peut plus compter que sur ses inventions, son ingéniosité, et son instinct pour protéger ses proches. Alors qu’il se jette dans la bataille, Stark va enfin découvrir la réponse à la question qui le hante secrètement depuis si longtemps : est-ce l’homme qui fait le costume ou bien le costume qui fait l’homme ?Existe en version 3D1er film de la Phase II de Marvel

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Iron Man 3

Critiques

  1. Première
    par Mathieu Carratier

    Ce n’est un secret pour personne. Le premier Iron Man, en 2008, était le film d’une performance, de la résurrection d’un acteur prédestiné à jouer le rôle - Robert Downey Jr. -, dont le panache et le plaisir manifeste d’être là emportaient tout sur leur passage, y compris les défauts d’une mise en scène un peu lâche et d’un scénario déroulant l’origin story de son héros en évitant soigneusement de révolutionner quoi que ce soit. Deux ans plus tard, Iron Man 2 abattait aussi sec le capital sympathie de la franchise en commettant une erreur de débutant : compenser l’absence de script (au sens littéral, puisqu’il n’était pas terminé lorsque le tournage a commencé) par une orgie d’effets spéciaux. Une véritable foire dont le summum restera cette scène où le méchant incarné par Mickey Rourke se confie à son perroquet…

    La bonne nouvelle, c’est qu’Iron Man 3 ne pouvait pas faire pire. Sauf qu’entre temps, Joss Whedon a frappé un home run historique avec Avengers et replacé la barre à un niveau relativement vertigineux. L’intelligence de ce troisième volet des aventures de Tony Stark est justement de ne pas tenter de se mesurer au méga film de Whedon et d’inverser la surenchère. Plus de héros, et moins de super : le vrai sujet d’Iron Man 3, c’est l’homme qui respire sous l’armure, ce qu’il reste de Stark une fois qu’on lui enlève son alter ego. Une quête d’identité qui s’étend à tous les personnages - Rhodey (Don Cheadle) qui se débat avec sa condition d’étendard ; Aldrich Killian (Guy Pearce), l’ex-geek insignifiant qui fomente sa revanche sur le monde ; Le Mandarin (Ben Kingsley) et ses faux semblants… La surprise, c’est que Downey passe donc une grande majorité du métrage sans revêtir le costume d’Iron Man. Mais c’est surtout à quel point ce handicap potentiel (après tout, le film s’appelle Iron Man, pas Tony Stark) devient un atout majeur qui permet d’entrainer la saga dans une direction inattendue - on n’est jamais très loin du thriller d’espionnage - tout en revigorant son héros. Robert Downey Jr. n’avait pas été aussi bien servi depuis Kiss Kiss Bang Bang et décoche les répliques cultes dont déborde le scénario avec une dextérité qu’on croyait perdue.

    Car si Iron Man 3 est effectivement le film de Tony Stark, c’est aussi (surtout ?) celui de Shane Black, qui réussit un tour de passe-passe absolument miraculeux : honorer les codes d’une franchise établie et la réinventer simultanément en immense terrain de jeu pour ses propres obsessions. Noël en toile de fond, l’envers désespéré mais touchant du décorum hollywoodien, la dynamique de buddy movie… Tout est là, sans jamais parasiter les intentions blockbuster d’un mastodonte à 200 millions de dollars, mais en lui donnant ce que le plus gros budget du monde ne peut acheter : une âme.