Invictus : critiques
- Film
- Séances
- Bandes-annonces (6)
- Photos (42)
- Casting
- Critiques (18)
- Avis internautes (35)
- News (18)
- DVD/Blu-ray
La critique de Premiere
(1) 2-
Gérard
Delorme2Dans les mains d’un autre, ce sujet trop consensuel aurait fait bâiller même les inconditionnels de Bono. Mais Eastwood ne doute de rien, prend le sujet de front et l’assaisonne à sa façon, s’appuyant sur une méthode éprouvée qui favorise la spontanéité. Elle fait encore des miracles ici, au risque de frôler la sursimplification et la formule. Ce qui fait la différence, c’est un instinct infaillible
pour réussir les scènes essentielles. D’une force et d’une simplicité renversantes, elles suffisent pour remporter la partie.
Les autres avis de la presse
(18) 3- StudioCiné Live (Thomas Baurez) 3Proche des corps et de l'âme humaine, au coeur de la bataille, voilà où se situe le cinéma d'Eastwood.
- Les Cahiers du cinéma (Bernard Bénoliel) 3(...) Invictus peut se voir comme un film engagé, et engagé - à la manière de Mandela - à faire de la politique avec des images, voulant à son tour convaincre et enrôler, certaines déclarations de Morgan Freeman réveillant même par instants le souvenir lointain des rêveries rooseveltiennes d'un Capra.
- Télé 7 jours (Julien Barcilon) 4Gagné par la ferveur de son sujet, le cinéaste abuse de la corde sensible et témoigne d'un angélisme made in Hollywood dont il n'est guère coutumier. Qu'importe : son art de la mise en scène et la force de conviction du charismatique Morgan Freeman distillent une émotion vive.
- Fluctuat.net (Eric Vernay) 1alonné de ralentis disgracieux, parasités de bruitages sommaires, le match sensé être le climax d'Invictus - la finale contre les All Blacks de Jonah Lomu - est un sommet d'ennui. Filmé avec lourdeur, alternant mollement plans sur le public et séquences sportives dans un champ/contre-champ très téléphoné, la longue séquence est dénuée de tout suspense - d'autant que le résultat du match est historiquement connu. Bref, beaucoup de raffut pour peu d'émotion.
- Positif (Fabien Gaffez) 4Citant Henley, Mandela affirme être devenu le maître de son destin et le capitaine de son âme. Le cinéma d'Eastwood en a toujours parcouru la crête, ses personnages conquérant ou perdant la maîtrise de leur destin. Plus que jamais (mais c'est devenu une habitude) son cinéma est devenu une place imprenable - invictus.
- Les Inrocks (Jean-Marc Lalanne) 4De façon très fine, le film dessine cette transmission de la responsabilité. On ne sait pas tout à fait ce qui inspire Clint, quelle lecture, quelles identifications. Mais la façon dont lui, devenu star grâce à l’Europe (Sergio Leone), cinéaste sur le tard, de plus en plus prolifique avec les ans (il a déjà tourné un film depuis Invictus), semble devenu, avec une belle ampleur, la voix même de la sagesse en Amérique, ne cesse de troubler.
- L'Express (Eric Libiot) 3En revanche, Eastwood ne sait pas quoi faire de ce qui porte en définitive Invictus : le grand H de l'Histoire et le sport (même si le H peut servir de poteaux de rugby). En somme, ce qui l'oblige à coller à une dramaturgie préexistante et à renoncer à une exploration des imaginaires de ses personnages, ce qu'il fait de mieux depuis toujours, notamment lorsqu'il remet en scène la réalité pour l'empoisonner à la fiction (cf. L'Echange, Mémoires de nos pères ou Bird). Eastwood est un cinéaste trop indépendant (on l'aime ainsi) pour ne pas se sentir à l'étroit dans un respect qui entrave sa liberté.
- 20 Minutes (Caroline Vié) 3Invictus est d'abord un film de réalisateur. Eastwood se régale aussi bien dans les scènes intimistes qu'en plaçant sa caméra au coeur d'une mêlée: le spectateur a l'impression d'être à la place du ballon ovale. Le suspense va crescendo bien que le résultat de la rencontre soit connu (les Sud-Africains gagnent à la fin). Matt Damon en capitaine blondinet et Morgan Freeman, adoubé par Mandela lui-même pour l'incarner, se mettent au diapason de cette oeuvre généreuse. On éprouve une furieuse envie d'applaudir à la fin du match, qu'on soit fan de rugby ou non. Car le sport n'est ici qu'un prétexte pour célébrer l'homme dans ce qu'il a de meilleur.
- Le Parisien (Marie Sauvion) 2Difficile de résister au bouleversant Morgan Freeman, qui campe un Mandela à la fois espiègle et sage, inspiré et inspirant, face à l’impeccable Matt Damon.
Une fois n’est pas coutume, on est moins séduit par la mise en scène d’Eastwood, archi-démonstrative, mais l’émotion et l’admiration suscitées par l’histoire l’emportent au finish. - Le Monde (Jacques Mandelbaum) 2Adapté d'un livre du journaliste John Carlin publié en 2008, Invictus est un spectacle efficace, honnêtement interprété, et d'une émotion certaine. C'est aussi, hélas ! l'un des rares films où Clint Eastwood donne l'impression de s'être quasiment absenté. Non seulement absenté physiquement, comme il pouvait l'être du magnifique Mystic River, mais bien absenté à lui-même et à son cinéma. Centré sur la figure de Mandela, auquel Morgan Freeman n'apporte rien de plus que son irréprochable professionnalisme, le film sacrifie à peu près tous les personnages (...).
- Télérama (Jacques Morice) 3En général, au cinéma, lorsque des acteurs mettent des crampons, c'est souvent ridicule. Matt Damon, lui, est assez crédible. C'est d'autant plus surprenant que lui et Eastwood, comme bon nombre d'Américains, sont étrangers à la culture du rugby. Le film s'attarde, d'ailleurs, rarement sur le jeu stricto sensu et faillit quelque peu lorsqu'il abuse du ralenti dans certaines actions décisives. De toute façon, il s'agit moins de célébrer la beauté du sport que de refléter son retentissement à travers le pays, la ferveur collective, le flot d'impressions, à la fois riches et futiles, que la compétition procure. En cela, Eastwood, cinéaste rassembleur et populaire par excellence, est parfaitement à la hauteur de l'événement historique. Il nous fait revivre de l'intérieur cette aventure humaine, orchestrant l'émotion en un formidable crescendo. Etre tout près des dieux, partager un sentiment fugace d'éternité, qui peut résister à cela ?
- Pariscope (Arno Gaillard) 3Des hommes qui, malgré les haines du passé, se tendent enfin et difficilement la main, le rugby filmé comme jamais auparavant et deux acteurs absolument magnifiques, crédibles et émouvants : voilà ce que nous offre la caméra de Clint Eastwood. Eastwood, le plus grand des cinéastes américains aujourd’hui, et c’est bien avec lui et non avec les succès du box office de ce début d’année 2010, que nous faisons le plus beau des voyages au cœur de l’âme humaine. « Je suis le maître de mon destin, je suis le capitaine de mon âme » répète à plusieurs reprises Morgan Freeman, admirable dans le rôle de Mandela. « Nous avons triomphé de la haine » écrivait Albert Camus, oui c’est bien la grande leçon de « Invictus » que cette guérison de la haine et nous sommes d’un bout à l’autre de cette projection devant un chef d’œuvre, un inoubliable moment de cinéma.
- Libération (René Solis) 3(...) Invictus est d'abord porté par l'admiration qu'Eastwood voue à Mandela, et par l'interprétation qu'offre Morgan Freeman d'un personnage dont l'énergie bonhomme transcende tout et dont l'acte de foi en l'humanité, tous bons sentiments bus, fait du bien.
- Journal du dimanche (Danielle Attali) 4Clint Eastwood, qui adapte le livre de John Carlin, signe un film émotionnellement étourdissant, où l’action va crescendo jusqu’à nous arracher des larmes. Le réalisateur a su magnifier l’histoire grande et petite, manier l’humour, éviter les outrances, même s’il surfe parfois avec un brin d’angélisme sur les scènes de victoire qui, match après match, montrent la nation réconciliée.
Mais quelle puissance, quelle émotion ! Même si vous détestez le sport, vous n’échapperez pas à ce sentiment de liesse, de communion et d’amour partagé. Allez voir Invictus ! Il y a un cœur qui bat dans ce film-là. - Paris Match (Alain Spira) 2Tirant avec talent sur les grosses ficelles qui servent à hisser les drapeaux, Clint Eastwood nous éclaire sur l'intelligence politique du charismatique Nelson Mandela. Grands sentiments, patriotisme et dérapages démagogiques sont au menu de ce film populaire voué à marquer un essai au box office.
- Chronic'art (Jérôme Momcilovic) 3Cet angle mort, ce continent secret que le film, avec un tact typiquement eastwoodien, n'habite pas, tire bien plus de larmes que l'humanisme Benetton où, finalement, il s'enlise.
- Fluctuat () 2Avec audace, clint eastwood s'attaque au mythe Mandela par le biais du rugby. Mais le film, prévisible dans la narration et pataud dans la forme, n'est qu'une hagiographie trop polie pour émouvoir.Tourné en Afrique du Sud et basé sur le livre « Déjouer l'ennemi » du grand reporter John Carlin, Invictus s'intéresse à une figure politique mondialement admirée, quasi-intouchable, du XXe siècle : Nelson Mandela. Pour dire la nature profondément humaniste associée à l'incroyable sens politique de cet homme élu en 1994 à la tête d'un pays meurtri par l'apartheid, Clint Eastwood aborde le mythe par la face ovale : le rugby, donc, sport éminemment symbolique. Car il faut savoir qu'en Afrique du Sud pré-Mandela, comme l'indique le plan d'ouverture du nouveau film de Clint Eastwood, les Noirs jouent au football, les Blancs au rugby. Et jamais - ou rarement - l'inverse. Les uns sur des terrains vagues, les autres sur de belles pelouses. Pour réconcilier le pays et donner son propre pardon en exemple (il a passé 30 ans en prison), Mandela va tenter l'impossible : faire des Springboks, la médiocre équipe nationale jusqu'ici symbole de l'oppression Afrikaner, un motif de gloire, y compris pour les Noirs. Coup de pot, en 1995, la Coupe du Monde se tient à Johannesburg. Initié et porté par Morgan Freeman, qui connaît personnellement Mandela, Invictus est un projet qui touche la corde sensible d'Eastwood sur quelques-uns de ses thèmes chéris : la filiation, la tolérance et le pardon, ainsi que le rapport entre fabrique médiatique et Histoire. Mais le grand Clint, pourtant en pleine forme sur son précédent film (le nerveux Gran Torino) reste extérieur à cette success story politico-sportive. Ses personnages, d'abord, sont unidimensionnels et inintéressants au possible. Freeman ressemble comme deux gouttes d'eau à Mandela, certes, et Matt Damon, qui joue le capitaine des Springboks chargé de gagner la Coupe du Monde, imite avec professionnalisme l'accent local. Mais rien ne se passe à l'écran, tant Eastwood semble avoir peur de toucher à ces icônes de l'histoire Sud-Africaine. Au lieu d'interroger la figure héroïque de Mandela, de le désacraliser un peu, Eastwood (jamais très à l'aise dans le registre politique) se prosterne devant tant de sagesse, sort les violons pour louer bruyamment son sens du pardon, et se sert du personnage de Matt Damon pour exprimer toute son admiration envers cet être supérieur (cf la visite du cachot de Mandela, avec un poème pompeux en voix-off). Eastwood a toujours été un incorrigible sentimental, d'accord. Mais difficile de lui pardonner cette autre scène guimauve où la gentille servante Noire est invitée au match par la famille Afrikaners, soudainement attendrie, ou encore cette séquence mielleuse, de facture publicitaire, qui voit l'équipe Springboks guider le peuple des townships vers bonheur et réconciliation sur une musique exotique à la Pow Wow. Hormis dans la toujours très belle photo minérale et contrastée du fidèle Tom Stern (Million Dollar Baby, Gran Torino, L'Echange), on ne retrouve nulle part l'habituelle « qualité Eastwood » : le solide talent de storyteller du cinéaste perd en affûtage au contact du rugby. Jalonné de ralentis disgracieux, parasités de bruitages sommaires, le match censé constituer le climax d'Invictus - la finale contre les All Blacks de Jonah Lomu - est un sommet d'ennui. Filmé avec lourdeur, alternant mollement plans sur le public et séquences sportives dans un champ/contre-champ très téléphoné, la longue séquence est dénuée de tout suspense - d'autant que le résultat du match est historiquement connu. Bref, beaucoup de raffut pour peu d'émotion. InvictusDe Clint EastwoodAvec Morgan Freeman, Matt Damon, Scott EastwoodSortie en salles le 13 janvier 2010[mediabox id_media="119297" align="null" width="500" height="330"][/mediabox] Illus © Warner Bros. France Eric Vernay- Exprimez-vous sur le forum cinéma- Lire le fil biopic sur le blog cinéma- Clint Eastwood sur Flu : lire les critiques de Jugé coupable (1999), Space Cowboys (2000), Mystic River (2003), Million Dollar Baby (2005), Mémoires de nos pères (2006), Lettres d'Iwo Jima (2007), L'Echange (2008), Gran Torino (2009)
À découvrir également
Des hommes et des dieux / L'Art d'aimer / Sans plus attendre : l'avant-première à Paris avec Jack Nicholson, Morgan Freeman et Rob Reiner / Présence D'Albert Camus / Le Colosse De Rhodes / Invictus VF / Tron l’héritage : découvrez 20 minutes du film en avant-première / Mémoires De Nos Pères / Mystic river / Oscars 2011 : retour sur une cérémonie décevante
Cannes live !
-
Interviews déjà cultes de Cannes
26/05/2012 - 13h05 -
La Palm Dog revient à...
26/05/2012 - 12h21 -
Nicole Kidman et Clive Owen, complices
26/05/2012 - 11h43 -
Cannes I Come sur efron et Tautou
26/05/2012 - 11h36 1 -
Kristen Stewart, beauté fatale !
26/05/2012 - 10h45 1
> Tout le Festival de Cannes
Bandes-annonces
> Toutes les bandes-annonces
Plus de cinéma
