I Love You Phillip Morris : critiques
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La critique de Premiere
(1) 3- Christophe Narbonne3Le danger d’un « show Carrey » existait, mais il est neutralisé par la force romanesque d’un récit qui justifie les actes les plus désespérés du héros, dont l’épaisseur psychologique s’affirme à chaque nouvelle séquence. Face à Carrey, il y a du répondant : Ewan McGregor, acteur à la sensibilité toute féminine, est l’autre excellente pioche du film.
Les autres avis de la presse
(6) 3- StudioCiné Live (Christophe Chadefaud) 2A trop jouer les équilibristes entre une comédie au coeur battant et un film d'arnaque pas totalement maîtrisé, I Love You Phillip Morris passe son temps à nous désarçonner.
- Chronic'art (Nicolas Truffinet) 3I love you Philip Morris est surtout une oeuvre extrêmement douloureuse, plus encore que le magnifique Arrête-moi si tu peux (leurs finals respectifs y sont sans doute pour beaucoup). Un film qui passe son temps dans les prisons et les hôpitaux et finit par dégager un parfum existentiel amer, une sensation de beau gâchis, à travers ces parcours prometteurs gâtés par quelques mauvaises décisions et la malchance. Un fil rouge surprenant traverse le film, à la fois entêtant et discret, qui est celui de la maladie - obsession inhabituelle pour une comédie d'escrocs.
- Fluctuat.net (Eric Vernay) 3As des dialogues bien sentis, John Requa et Glenn Ficarra impriment un rythme soutenu, assez jubilatoire dans la première partie du film, purement comique. Toute la séquence d'immersion en prison est à ce titre une réussite totale, astucieuse (le novice n'est pas celui qu'on croit) et déjouant toutes les attentes du spectateur en matière de brimades homophobes en milieu carcéral. On rit beaucoup des gesticulations de Jim Carrey, excellent dans ce rôle de neo-gay, en quête de plénitude mais victime de sa tendance compulsive à la fraude acrobatique. Le mélo s'installe ensuite, plus attendu, pâtissant de la platitude du personnage incarné par McGregor. On retiendra donc la performance de Jim Carrey, dans son meilleur rôle depuis Man on the Moon, virevoltant par delà les registres (tragique, comique), en mouvement perpétuel. I Love You Phillip Morris pourrait tout aussi bien s'intituler « Attrape-moi si tu peux ».
- Les Inrocks (Jacky Goldberg) 4Chez Requa et Ficarra, ce qui est, est. Et si la sincérité de leur personnage est totale, c’est précisément que derrière les masques, il n’y a rien.
Leonardo DiCaprio, dans Arrête-moi si tu peux (auquel on pense nécessairement), courait après une image précise du bonheur, celle du chromo familial interrompu.
Jim Carrey, lui, ne court qu’après la satisfaction de son bonheur matériel immédiat : être gay (et amoureux) coûte cher, point. Sans attaches, sans famille (question réglée avec une valise de billets et quelques gags hilarants), sans profondeur donc, il n’est que surface, visage-monde sur lequel tout se lit, à ciel ouvert. - Fluctuat () 3Jim Carrey et Ewan McGregor s'embrassent et font des choses explicites à l'écran. Et alors ? Et alors rien (de « scandaleux »), I Love You Phillip Morris n'est pas là pour choquer, ou même parler de l'homosexualité, mais pour raconter une belle histoire d'amour, romanesque et drôle. Pour leur premier film en tant que metteurs en scène, John Requa et Glenn Ficarra (scénaristes culottés de Bad Santa) ne sont pas allés vers la facilité. Faire un film d'amour homosexuel, même après le carton Brokeback Mountain, reste une gageure à Hollywood. Le film a d'ailleurs eu un mal fou à trouver un distributeur américain. Pensez-vous, Jim Carrey roulant des pelles à Ewan McGregor, quel scandale !I Love You Phillip Morris - rien à voir avec les cigarettes - ne fait absolument pas dans le sensationnalisme ou la provoc. C'est une comédie romantique somme toute assez classique, avec pour originalité principale que les héros sont gay. Tirée d' « une histoire vraie », « qui s'est vraiment passée », précise le générique, sarcastique. Un beau jour, Steven Russell a un accident de voiture. Il décide alors de quitter sa vie de policier hétéro plan-plan, femme et enfant, pour se réaliser enfin. Et crier bien haut, encore sanglant dans son brancard : « Je suis un putain de gay !» Il devient alors un expert en arnaques et coups tordus, prêt à se jeter dans un escalator pour toucher une assurance. Steven atterrit logiquement à la case prison, où il tombe follement amoureux de Phillip Morris, un blond naïf et vulnérable. Son cerveau effervescent se met alors en marche pour tenter de le protéger de tout, au risque de lui mentir.As des dialogues bien sentis, John Requa et Glenn Ficarra impriment un rythme soutenu, assez jubilatoire dans la première partie du film, purement comique. Toute la séquence d'immersion en prison est à ce titre une réussite totale, astucieuse (le novice n'est pas celui qu'on croit) et déjouant toutes les attentes du spectateur en matière de brimades homophobes en milieu carcéral. On rit beaucoup des gesticulations de Jim Carrey, excellent dans ce rôle de neo-gay, en quête de plénitude mais victime de sa tendance compulsive à la fraude acrobatique. Le mélo s'installe ensuite, plus attendu, pâtissant de la platitude du personnage incarné par McGregor. On retiendra donc la performance de Jim Carrey, dans son meilleur rôle depuis Man on the Moon, virevoltant par delà les registres (tragique, comique), en mouvement perpétuel. I Love You Phillip Morris pourrait tout aussi bien s'intituler « Attrape-moi si tu peux ».I Live You Phillip MorrisDe John Requa et Glenn FicarraAvec Jim Carrey, Ewan McGregor, Leslie Mann[mediabox id_media="94437" align="null" width="500" height="333"][/mediabox] Illus © EuropaCorp DistributionEric Vernay - Exprimez-vous sur le forum cinéma- Lire les fils comédie, festival de cannes, quinzaine des réalisateurs sur le blog cinéma
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