Affiche Hugo

Hugo Cabret : critiques

Les critiques de Premiere

(3)3
  • 4
    Hugo Cabret est simplement le film le plus réussi de Martin Scorsese depuis Casino. L’invitation à l’émerveillement à travers la découverte par un jeune garçon mélancolique du secret d’un vieil homme marqué par son temps. Pour le cinéaste du sang et de la violence, c’est un nouveau départ à tous les points de vue : premier film sans DiCaprio depuis 10 ans, premier film en 3D, premier film pour enfants. C’est aussi la première fois qu’il se révèle aussi optimiste et émouvant, sans rien renier de son identité. L’histoire a beau être adaptée du roman graphique de Brian Selznick, Hugo Cabret est un film extrêmement personnel. (…) Même s’il débute dans le registre du conte fantastique, Scorsese enfonce allégrement tous ceux qui n’ont fait que ça (Gilliam et Jeunet vont devoir s’incliner, même Tim Burton). Surtout, en s’essayant pour la première fois à la 3D, il ouvre tellement de portes qu’il donne l’impression d’avoir inventé le procédé. La 3D d’Hugo Cabret est sans aucun doute la plus belle, la plus inventive et la plus justifiée depuis Avatar.
  • 1
    Au bout d’une heure et demie d’ennui poli (oui, c’est long), Scorsese se décide bizarrement à se consacrer à ce qui l’intéresse vraiment : le flash-back sur les golden years de Méliès, l’évocation des premiers temps du cinéma, le mash- up amoureux des bandes merveilleuses du réalisateur du Voyage dans la Lune. (…) Emouvant, pour le coup, même si parfumé à la naphtaline. Puis la fable gentillette reprend ses droits, et l’on se remet à suivre le film exactement comme Hugo regarde l’automate que lui a légué son papa : en attendant désespérément qu’il s’anime et prenne vie. On sait bien que sous sa mécanique rouillée se cache un petit cœur qui bat très fort. Mais de là où on est, c’est à peine si on l’entend.
  • 4
    On connaissait Scorsese le maître du film de gangsters, on découvre Martin le magicien. Son Hugo Cabret est un enchantement visuel (la meilleure 3D depuis Avatar) doublé d’un hommage à un pionnier du cinématographe et des effets spéciaux, j’ai nommé Georges Méliès. On y croise Ben Kingsley en vendeur de jouets neurasthénique, touchant jusque dans sa barbe bien taillée, et Sacha Baron Cohen en chef de gare unijambiste, qui crève l’écran. Pittoresque et nostalgique comme du Jeunet, noir comme du Burton, Hugo Cabret témoigne de l’attachement profond de Scorsese à l’art cinématographique et à la part d’enfance qui s’y rattache. Proustien, en somme.

Les autres avis de la presse

(14)3
  • CinémaTeaser ()4
    On survole, grâce à une 3D élégante et une mise en scène aérienne des plus gracieuses, un Paris recréé « avec une vision très américaine » (de l’aveu même de Scorsese), pour un univers factice, mais totalement féérique – seul bémol, la musique originale, pesante, qui gâche un peu le voyage. C’est en allant plus avant dans la relation qui unit Hugo, jeune homme sans avenir, à Méliès, génie au douloureux passé, qu’on se rend à l’évidence : HUGO CABRET peut être aussi merveilleux qu’il est dickensien, et transcende son récit jeunesse pour se lover dans une poésie douloureuse. Il est pétri de solitude, épris d’une grande tristesse, mu par une seule énigme : à l’instar d’une machine qui ne contient jamais une pièce de trop, notre place dans le monde est-elle essentielle ? Cette question, terriblement existentielle, embue tout du long le regard magique du jeune et incroyable Asa Butterfield. Et le nôtre avec.
  • Les Inrocks ()4
    Orchestrant en 3D la rencontre de George Meliès et d'un enfant de conte, Martin Scorsese raconte raconte avec beaucoup d'humour et de malice l'histoire sans cesse recommencée de la mort du cinéma.
  • Elle ()3
    On est médusés, bluffés, estomaqués. Par la beauté des images, l'ingéniosité du scénario, la mise en scène...
  • Le Monde ()3
    La beauté du film tient à la manière, généreuse et naïve, dont le cinéaste new-yorkais s'empare de la 3D. Un peu timide, un peu gauche, même dans les plans de foule qu'il multiplie au début, il prend vite le dessus sur sa technologie et révèle le sens de ce projet qui n'en aurait pas eu en deux dimensions.
  • 20 Minutes ()3
    Cette fable, où le relief trouve tout son sens avec des plans-séquences vertigineux, est sans doute le film le plus personnel de son auteur.
  • Le Figaro ()3
    Hugo Cabret, c'est le bel hommage de Martin Scorsese au grand réalisateur français qui ouvrit la voie au cinéma de l'imagination et du rêve.
  • Le Point ()3
    (...) Un de ses chefs-d'oeuvre les plus personnels.
  • Télé 7 jours ()2
    Visuellement somptueux (...) Hugo Cabret ne manque pas de qualités (jolie 3D) mais, faute de rythme, de personnages fouillés et d'émotion, suscite parfois l'ennui (...) .
  • Libération ()2
    L’introduction dans l’univers du film, (...), ne manque pas de panache (...). Mais les courses-poursuites dans la foule des figurants costumés n’empêchent pas le spectateur adulte de comprendre que le récit fait du surplace (...)
  • Fluctuat.net ()2
    On attendait beaucoup de ce Hugo Cabret, adaptation d'un best-seller de la littérature enfantine de Brian Selznick, et première incursion de Martin Scorsese dans le conte de fées, sous la forme d'un hommage au pionnier du cinéma George Méliès, dans un Paris des années 1930 reconstitué en 3D. Mais, comme un magicien qui ne résisterait pas à la tentation d'expliquer ses tours, le cinéaste exhibe les rouages de son récit avec une virtuosité toute mécanique. Adieu magie et émotion.
  • Chronic'art ()4
    Déconfitures théorisantes, métafilms tortueux, pensums évasivement introspectifs : même certains vétérans du Nouvel Hollywood s'y sont cassé les dents. Voilà sans doute pourquoi Martin Scorsese laisse son costume de cinéphile furieux au vestiaire, et ruse en frappant là où ne l'attend pas.
  • A voir à lire ()4
    Leçon de cinéma incroyable qui enseigne aux contemporains le sens et la place des technologies au sein du 7e art, déclaration d’amour sans limite pour l’art de l’illusion des plus grands auteurs/techniciens/magiciens du premier quart de siècle passé, Méliès le premier, Hugo Cabret est un bijou de cinéphilie insoupçonné, maquillé en apparence en film pour enfants, mais qui saura parler à toutes les générations sans exception. Du pur cinéma intemporel et universel, comme on en voit à peu près jamais ! Alors précipitez-vous, cela sort le 14 décembre et cela sera le seul film de Noël vraiment digne pour les fêtes.
  • Fluctuat ()
    On attendait beaucoup de ce Hugo Cabret, adaptation d'un best-seller de la littérature enfantine de Brian Selznick, et première incursion de Martin Scorsese dans le conte de fées, sous la forme d'un hommage au pionnier du cinéma George Méliès, dans un Paris des années 1930 reconstitué en 3D. Mais, comme un magicien qui ne résisterait pas à la tentation d'expliquer ses tours, le cinéaste exhibe les rouages de son récit avec une virtuosité toute mécanique. Adieu magie et émotion. En vieillissant, Martin Scorsese semble vouloir remonter le temps ; ou plutôt le figer, dans une sorte de permanence aseptisée, qui serait lisse et juvénile à l'extérieur, mais gâtée de l'intérieur. Cette seconde jeunesse (malade) a logiquement pris les atours du visage virginal de Leonardo DiCaprio dans les années 2000 : depuis Gangs Of New York, jusqu'à Shutter Island en passant par Aviator et Les Infiltrés, Scorsese n'a cessé de filmer ce corps d'éternel adolescent parachuté dans des reconstitutions historiques ou des remakes. Shutter Island, son dernier film, plongeait l'homme-sans-âge DiCaprio dans une époque rongée par les souvenirs du nazisme, et un décorum ad hoc, évoquant autant l'esthétique torturée de l'expressionnisme allemand que les thrillers gothiques de George Cukor ou Alfred Hitchcock. Remonter les pendulesHugo Cabret reprend cette logique de régression, en la poussant encore plus loin : cette fois, le héros n'est plus Di Caprio (allé voir du côté de chez Clint Eastwood), mais un enfant de douze ans, évoluant dans une reconstitution du Paris des années 1930.  Derrière les grands yeux bleus de ce héros néo-scorsesien se niche, là encore, un abîme de tristesse. Orphelin d'un père qui ne lui a laissé pour tout héritage qu'un automate, le petit Hugo Cabret vit reclus dans une gare parisienne du VIIe arrondissement (imaginaire, donc), où il remonte clandestinement les pendules, comme un grand. Persuadé que l'automate a un secret à lui confier sur son père, Hugo chaparde des pièces pour le réparer, jusqu'au jour où il se fait prendre par un vieux marchand de jouets. D'abord effrayé par l'irascible brocanteur, Hugo découvre peu à peu, à l'aide de la fille de « Papa George », la clé du mystère de ce personnage : la nostalgie d'un passé grandiose.Monde-machineHugo Cabret aurait pu être un beau film mélancolique sur l'enfance, le temps, et le cinéma. On assiste plutôt à une longue démonstration de technique dévitalisée, dans un Paris de pacotille. Car Scorsese, contrairement au pionnier du cinéma George Méliès, auquel le film rend fiévreusement hommage, n'a absolument pas le regard d'un magicien. Il lui manque, ce film le prouve une nouvelle fois, le sens du mystère. Dès le premier plan, où l'on voit la Place de l'Etoile se confondant avec le mécanisme d'une horloge, tout est dit. Scorsese assène plus qu'il ne suggère l'idée totémique du film, en la réduisant à une équation énoncée plus tard par un personnage. Soit en substance : « Le monde est une machine, et chacun est une pièce nécessaire à son fonctionnement. » Merveilleux de brocanteDans ce monde rationnel, cartésien, mécaniste, chacun a sa place, son utilité, et tout peut être « réparé » comme une horloge, y compris la tristesse de Hugo et Méliès ou la jambe du sévère chef de gare incarné par Sacha Baron Cohen. Un monde désenchanté, sous cloche, qui rappelle celui d'Amélie Poulain, autre film de gare dans un Paris fleurant bon l'accordéon, la naphtaline et les croissants chauds, où le pittoresque de brocanteur fait office de poésie. Scorsese a beau activer le moteur à fumée au maximum, rien n'y fait. Baignant le moindre plan du film dans une volute de vapeur qu'il voudrait pétrie de mystère, le merveilleux sur-fabriqué par le cinéaste pâtit de sa boulimie du plan-séquence spectaculaire et du mouvement de grue inutilement alambiqué - cf l'ouverture du film, où la caméra fend fièrement la foule et l'air façon Tarzan, tel un grand coup d'épée dans l'eau.   Exhibition et voyeurisme Si l'exhibition scorsesienne, à la fois technique et narrative (chaque métaphore est explicitée dans les dialogues), met à mal la substance émotionnelle du conte de fée, elle donne quand même quelques éléments intéressants, concernant l'usage de la 3D en particulier. Le réalisateur de La Valse des pantins explore là, grâce à des effets de surgissements essentiellement canins, une voie burlesque souvent efficace, héritée du muet. Les références aux débuts du cinéma abondent d'ailleurs dans Hugo Cabret. Elles sont souvent très appuyées, répétées à l'envi (l'horloge du Monte là-dessus d'Harold Lloyd, l'arrivée en gare des frères Lumière), mais fournissent quand même au film son plus beau moment, contenu dans un flashback en forme d'hymne au travail de George Méliès. Là encore, comme dans ses documentaires sur Bob Dylan ou George Harrison, Scorsese témoigne de son goût voyeuriste pour les coulisses de la création : on voit comment sont nés les premiers effets spéciaux, et avec quelles astuces techniques ils étaient réalisés. Car pour Scorsese, l'hommage est d'abord un making off. Mais pour la première fois dans Hugo Cabret, ce dévoilement impudique est assorti d'un souffle, d'une fébrilité tragique : celle d'un cinéaste coincé dans un corps d'automate, et qui tente maladroitement de faire avec ses gros bras d'acier une déclaration d'amour à ses pères de cinéma. Glorieux et insaisissables fantômes, ils viennent hanter ce film morbide, déserté par le merveilleux.Eric Vernay  © Warner Bros. France  Hugo CabretDe Martin ScorseseAvec Asa Butterfield, Ben Kingsley, Chloe Moretz, Jude Law, Sacha Baron CohenSortie en salles le 14 décembre 2011
Cannes live !
  • Christa Theret, négligée 26/05/2012 - 16h14
  • PHOTOS - Les scènes de cul les plus marquantes du festival de Cannes 2012 Les scènes de sexe à Cannes 26/05/2012 - 15h23
  • Janet Jackson épiée par les paparazzi 26/05/2012 - 15h21
  • VIDEO - Alexandre Aja s'invite dans Cannes I Come Alex Aja invité dans Cannes I Come 26/05/2012 - 14h40
  • Reese W., rayonnante face à Matthew M 26/05/2012 - 14h26
> Tout le Festival de Cannes