Toutes les critiques de Harry Potter et l'Ordre du Phénix

Les critiques de Première

  1. Première
    par Claire Fortier-Durand

    Pour ce cinquième opus, « tu perdras tout » annonce Voldemort à Harry. On ne perd ni notre temps, ni notre plaisir à regarder cet épisode très réussi, piloté par David Yates. Partant des 975 pages du bouquin, Yates en a fait le film le plus court des cinq : 2h18 ! Dédaignant les « inutilités » et empiétant (un peu) sur le sixième opus, le cinéaste trouve le rythme, soutenu, de la première à la dernière scène. On est attendri par les transformations physiques des acteurs, et impressionné par la justesse des personnages, des anciens comme des nouveaux. Après la magie de Columbus, le style de Cuaron, la fidélité de Newell, Yates s’impose comme le nouveau maestro de la saga.

Les critiques de la Presse

  1. Le Monde
    par Thomas Sotinel

    (...) le film est beaucoup plus convaincant dans sa description de l'ascension du professeur Dolores Ombrage et de la résistance que lui opposent les sorciers emmenés par Harry Potter, que dans la peinture des émois adolescents des pensionnaires de Poudlard. (...) Daniel Radcliffe fait de son mieux pour irradier la rage qui habite son personnage, incapable de trouver sa place en famille ou en société. Parmi les nouvelles venues, Evanna Lynch impressionne beaucoup en Luna Lovegood, la petite sorcière douce et dingue qui allège un peu l'ambiance sans cesse plus pesante de la série.

  2. David Yates passe haut la main son examen d’entrée dans la saga Harry Potter. Pas facile en effet d’adapter ce que beaucoup de fans considèrent comme le tome le moins dynamique de la série. Pourtant, la magie est au rendez-vous. Yates réalise un film plus rythmé que le livre et fait des prouesses en ne supprimant quasiment aucun élément de l’histoire. On y retrouve avec plaisir des personnages plus matures mais tout aussi attachants. Episode charnière, l’Ordre du Phénix affiche clairement la tournure plus sombre que prennent les évènements et nous fait saliver d’avance à l’idée de ce que David Yates nous réserve dans le sixième volet : Le Prince de Sang-Mêlé.

  3. Paris Match
    par Alain Spira

    Enfin un peu de rébellion dans cette magic academy! Face à un pouvoir devenu totalitaire, Harry prend la tête d'une résistance armée qui balance des sorts comme des pavés. On suit les péripéties de ce jeune adulte avec un plaisir enfantin. Effets spéciaux surnaturels, décors fantastiques, David Yates nous livre ici un produit de bonne qualité, parfaitement formaté pour la grande surface... euh, le grand écran.

  4. Télé 7 jours
    par Viviane PESCHEUX

    Aux scènes réalistes qu'il filme sans conviction, Yates privilégie les séquences de cauchemars et d'action sous une salve superbe et nerveuse d'effets spéciaux. A partir de 10ans, tout Pottermaniaque s'y laissera prendre encore une fois.

  5. Le JDD
    par Stéphanie Belpêche

    Si la tonalité nihiliste du film donne un sérieux coup de fouet à la mythologie Harry Potter, David Yates, comme impressionné par l'enjeu, signe une mise en scène en retrait, qui gomme toute émotion et toute intensité. Mais il ancre l'action dans une réalité contemporaine, en tentant une incursion dans le métro londonien ou en habillant les adolescents façon streetwear.

  6. Harry Potter et l’Ordre du Phénix est un film intermédiaire, languissant comme un orage sur le point d’éclater. (...) C’est ce retour à l’obscurantisme dans leur école qui pousse Harry et ses amis à la résistance. Et même si le discours sur l’amitié et la loyauté est un peu appuyé, cette petite armée d’adultes débutants a fière allure. Alors tant pis si les créatures du film (chevaux squelettiques et ailés, géant neuneu) n’ont rien de fantastique et si, à force de s’incarner, le prince des ténèbres ne fait plus très peur. C’est en s’attachant à l’âge de tous les possibles que Harry Potter et l’Ordre du Phénix garde un certain pouvoir magique.

  7. Pariscope
    par Virginie Gaucher

    Les jeunes sorciers qui ont encore pris quelques centimètres depuis le précédent épisode affrontent désormais outre Voldemort, les affres de l’adolescence : love stories (entre Ron et Hermione, le courant passe mieux et Harry est tombé amoureux de Cho) et rebellion contre des adultes impuissants ou hostiles. La tension continue de monter, le conte s’achemine vers un film plus politique (contre la dictature) et plus noir tout en ménageant le côté ludique du fantastique avec plein de trouvailles « magiques » et quelques superbes effets spéciaux. Une suite de très bonne tenue.

  8. Fluctuat

    On le sait depuis maintenant cinq films : il est extrêmement difficile d'adapter les livres de J.K. Rowling. La densité de chacun de ses romans est telle qu'il est pratiquement impossible de se décider dans les choix narratifs. Coup de projecteur sur Harry Potter et l'Ordre du Phénix, la vision "potterienne" de David Yates.
    - Vos impressions ? Discutez de Harry Potter et l'Ordre du PhoenixLes deux premiers opus n'avaient pas convaincu les foules. Chris Columbus avait eu du mal à faire émerger la magie dans son film. Le troisième avait été remarqué par les remarquables choix esthétiques d'Alfonso Cuaron qui avait misé sur une atmosphère sombre aux couleurs bleutées. Les ellipses choisies par le réalisateur étaient passées inaperçues grâce à ses choix artistiques. Harry Potter et la coupe de feu de Mike Newell avait fait l'impasse sur des personnages principaux comme Ron et Hermione ce qui avait grandement affecté l'intrigue et l'implication du spectateur dans le film. C'était une longue suite d'images que le néophyte a dû avoir du mal à saisir. Harry Potter et l'Ordre du Phénix était donc un grand défi pour David Yates. Non seulement, c'est le livre le plus épais mais l'aspect psychologique devait transparaître autant que la magie. Et c'est réussi... en apparence.Harry interprété par Daniel Radcliffe est exaspérant, la crise de l'adolescence l'ayant frappé de plein fouet. Mais ce n'est pas uniquement son rôle qui le rend désagréable, c'est aussi son jeu. Après cinq ans à jouer les apprentis magiciens, on est en droit de s'attendre à un jeu impeccable de la part des trois acteurs principaux. Mais Radcliffe, même s'il s'est amélioré au fil des opus, manque de sincérité. S'il impressionne un peu plus dans le registre de l'émotion, ça ne dure que quelques minutes. Emma Watson, quant à elle, est in-sup-por-ta-ble, son jeu n'est ni crédible ni intéressant. Rupert Grint aurait pu relever le niveau, puisque c'est sans conteste le plus doué de tous, mais les scénaristes ne lui ont pas taillé la meilleure part du lion.Car en dehors de la réalisation, Harry Potter c'est un sacré boulot. Cette année, il ne fallait pas se rater en recrutant la plus timbrée et la plus attachante des personnages de J.K Rowling : Luna Lovegood. Et c'est Evanna Lynch qui a été repérée parmi 15 000 postulantes. Avec ses longs cheveux blonds, sa voix éthérée et son regard étrange, la jeune actrice est tout simplement parfaite. Elle sonne juste et même si on l'avait imaginée autrement en lisant le livre, notre première image d'elle s'efface vite pour devenir le minois d'Evanna. Cho Chang, la jeune fille qui va donner son premier baiser à Harry, remplit aussi son rôle à la perfection. A la fois midinette et jeune fille éplorée, elle mène une drôle de vie à Harry. Ceci dit, à part dans deux scènes clés, elle est quasiment inexistante. Reste Neville avec son air badaud, parfait dans son rôle de jeune homme sans assurance. Pour finir, Imelda Staunton est une Dolores Ombrage plus vraie que nature dans son tailleur rose bonbon, et Helena Bonham Carter a parfaitement su trouver le ton juste pour interpréter Bellatrix Lestrange. Le casting des personnages secondaires est donc le plus réussi.C'est dans les décors, colossaux, que réside la magie. Ils sont les vecteurs du monde des sorciers et remplissent leur tâche à la perfection. De film en film, ils ont été la grande réussite (pour chaque réalisateur) qui a participé à la crédibilité du monde fantastique de Rowling. Les effets spéciaux et les créatures fabriquées pour l'occasion sont aussi impressionnants. Particulièrement les sombrales qui traduisent à la fois l'horreur et la tendresse telles qu'elles transparaissent dans les livres.David Yates a certes su choisir les moments les plus importants du livre. Mais tout va tellement vite qu'on a du mal à suivre. On passe de chez les Dursley au Square Grimmaud en cinq minutes et ne parlons pas de l'audience disciplinaire d'Harry au ministère, elle est si rapide qu'on l'oublie dans la seconde. La scène finale, sans dévoiler l'histoire, est légèrement décevante. Dans un brouhaha incompréhensible, on aperçoit vaguement des éclairs, on entend des stupefix et là : moment d'émotion intense noyé sous la réalisation brouillonne de Yates. C'est la musique qui indique que l'on doit pleurer. Quel dommage !En tant que livre, L'Ordre du Phénix, a connu quelques polémiques, et des reproches de la part des fans de Rowling. On le disait agaçant et ennuyeux. Yates s'est donc retrouvé avec la plus difficile des adaptations. Malgré quelques ratés et des scènes confuses, Harry Potter et l'ordre du Phénix est un film divertissant qui ne sera critiqué que par les fans puristes. Hélas, nous en faisons partie. Harry Potter et l'Ordre du Phénix
    De David Yates
    Avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson, Imelda Staunton, George Harris, Helena Bonham Carter
    Sortie en salles le 11 Juillet 2007.[Illustrations : DR Warner Bros]
    Sur Flu :
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  9. Fluctuat

    On le sait depuis maintenant cinq films : il est extrêmement difficile d'adapter les livres de JK Rowling. La densité de chacun de ses romans est telle qu'il est pratiquement impossible de se décider dans les choix narratifs. Quel personnage faut-il mettre en avant ? Quelle intrigue faut-il développer au détriment d'une autre ?
    Les deux premiers opus n'avaient pas convaincu les foules. Chris Columbus avait eu du mal à faire émerger la magie dans son film. Le troisième avait été remarqué par les remarquables choix esthétiques d'Alfonso Cuaron qui avait misé sur une atmosphère sombre aux couleurs bleutées. Les ellipses choisies par le réalisateur étaient passées inaperçues grâce à ses choix artistiques. La Coupe de feu de Mike Newell avait fait l'impasse sur des personnages principaux comme Ron et Hermione ce qui avait grandement affecté l'intrigue et l'implication du spectateur dans le film. C'était une longue suite d'images que le néophyte (celui qui ne connaît pas les livres) a du avoir du mal à saisir. L'Ordre du Phénix était donc un grand défi pour David Yates. Non seulement, c'est le livre plus gros mais l'aspect psychologique devait transparaître autant que la magie. Et c'est réussi...en apparence.Harry interprété par Daniel Radcliffe est exaspérant, la crise de l'adolescence l'ayant frappé de plein fouet. Mais ce n'est pas uniquement son rôle qui le rend désagréable, c'est aussi son jeu. Après cinq ans à jouer les apprentis magiciens, on est dans le droit de s'attendre à un jeu impeccable de la part des trois acteurs principaux. Mais Radcliffe, même s'il s'est amélioré, manque de sincérité. Il impressionne un peu plus dans le registre de l'émotion mais ça dure quelques minutes à peine. Emma Watson, quant à elle est in-sup-por-ta-ble, son jeu n'est ni crédible ni intéressant. Rupert Grint aurait pu relever le jeu, puisque c'est sans conteste le plus doué de tous, mais les scénaristes ne lui ont pas taillé la meilleure part du lion.Car en dehors de la réalisation, Harry Potter c'est un sacré boulot. Cette année, il ne fallait pas se rater en recrutant, la plus timbrée et la plus attachante des personnages de Rowling : Luna Lovegood. Et c'est Evanna Lynch qui a été gagné le gros lot parmis 15 000 postulantes. Avec ses longs cheveux blonds, sa voix éthérée et son regard étrange, la jeune actrice est tout simplement parfaite. Elle sonne juste et même si on l'avait imaginé autrement en lisant le livre, notre première image d'elle s'efface vite pour devenir le minois d'Evanna. Cho Chang, la jeune fille qui va donner son premier baiser à Harry, remplit aussi son rôle à la perfection. A la fois midinette et jeune fille éplorée, elle mène une drôle de vie à Harry. Ceci dit à part la scène du baiser et la scène de la trahison, elle est quasiment inexistante. Reste Neville avec son air badaud, parfait dans son rôle de jeune homme sans assurance. Le casting des personnages secondaires est le plus réussi.Pour cet opus David Yates a vraiment su choisir ses scènes et ses actions. Mais tout va tellement vite qu'on a du mal à suivre. On passe de chez les Dursley au Square Grimmaud en cinq minutes et ne parlons pas de l'audience disciplinaire d'Harry au ministère, je ne suis même pas sure de l'avoir vu. La scène finale, sans dévoiler l'histoire, est décevante. Dans un brouhaha incompréhensible, on aperçoit vaguement des éclairs, on entend des stupefix et là : moment d'émotion intense noyé sous la réalisation brouillonne de Yates. C'est la musique qui indique que l'on doit pleurer. Quel dommage !L'Ordre du Phénix, en tant que livre, a connu quelques polémiques, quelques reproches de la part des fans de Rowling. On le trouvait assez agaçant en raison du comportement d'Harry. Yates s'est donc retrouvé avec la plus difficile des adaptations et malgré quelques ratés et quelques scènes confuses, Harry Potter et l'ordre du Phénix est un film divertissant qui ne sera critiqué que par les fans puristes. Hélas, j'en fais partie.