Titre original Fuchi ni tatsu
Date de sortie 11 janvier 2017
Durée 118 mn
Réalisé par Koji Fukada
Avec Tadanobu Asano , Kanji Furutachi , Mariko Tsutsui
Année de production 2016
Pays de production Japon
Genre Drame
Couleur Couleur

Synopsis

Toshio, son épouse Akié et leur ravissante petite fille Hotaru vivent dans une petite ville de banlieue. Leur existence paisible est bientôt troublée par l'irruption de Yasaka, tout juste sorti de prison. L'homme, un ami de longue date de Toshio, vient de lui demander du travail dans son atelier. Toshio, qui a une mystérieuse dette envers lui, a aussitôt accepté. Tout comme il accepte que l'ancien détenu vienne vivre chez eux, à la grande surprise d'Akié, mise devant le fait accompli. Calme et apaisant, Yasaka se rapproche vite d'Akié et de la petite Hotaru...

Offres VOD

Pas d'offres actuellement.

Dernières News

Tadanobu Asano : "il fallait que mon personnage soit difficile à appréhender"

Rencontre express avec l'une des plus grades stars asiatiques.

Critiques

  1. Première
    par Gérard Delorme

    Derrière l’intrigue presque banale (l’irruption d’un étranger remue le passé d’une famille tranquille), Harmonium, prix du jury Un certain regard lors du dernier Festival de Cannes, dévoile progressivement une multitude de niveaux de lecture. Certes, on découvre qu’entre le prisonnier récemment libéré et le père de famille, il existe un secret qui explique en partie la sollicitude dont bénéficie le nouvel arrivant et justifie le lent travail de sape qu’il opère en séduisant la mère (à moins que ce ne soit l’inverse) et en s’attirant la confiance de la fille de 10 ans à qui il donne des leçons d’harmonium. La vengeance peut alors servir de justification à la destruction de cette famille. Mais celle-ci n’était-elle pas disjointe avant même la venue de l’étranger ? C’est le fond de la thèse défendue par le cinéaste, pour lequel la famille n’est qu’une illusion destinée à masquer la solitude fondamentale de l’être humain. Dans le rôle de l’intrus dont les motivations vont au-delà du bien et du mal, Tadanobu Asano (également à l’affiche de Silence, de Martin Scorsese) est le centre de gravité du film. Il exprime le chaud et le froid, le calme et la violence avec une égale économie de moyens. Le titre original, qui signifie « au bord du gouffre », reflète la philosophie du cinéaste qui consiste à s’approcher au plus près de son sujet, en évitant de tomber dedans. Sans l’ombre d’un doute, le résultat donne le vertige.