Affiche Happy Feet 2

Happy Feet 2 : critiques

La critique de Premiere

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    Plombé par un script qui part dans tous les sens et sacrifie ses personnages, saboté par une réalisation asthmatique et une bande-son crispante, le film est dépourvu de l’évidence du premier épisode. Disruptif et déceptif, bâti sur la frustration (les promesses d’aventure ou de voyage constamment avortées), HF2 met en crise les obsessions de Miller. Cinéaste de la quête, l’Australien coince ses pingouins dans un cimetière de glace. Héraut critique de la collectivité, il dialectise le rapport entre le troupeau et l’individu. Quant à cette crevette bouffonne et nietzschéenne doublée par Brad Pitt, elle en dit long sur la volonté quasi suicidaire qui agite le film.

Les autres avis de la presse

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  • Pariscope () 3
    George Miller reprend la recette à succès éprouvée dans « Happy feet » avec un personnage en quête d’identité, un message sur la différence, de magnifiques numéros musicaux, une animation superbe. Beaucoup d’humour aussi notamment avec l’arrivée de deux personnages hilarants, deux krills, Will et Bill, dont l’un, refusant d’être au bas de la chaîne alimentaire, décide de devenir prédateur ! Si l’histoire sent un peu le déjà vu et manque de corps, le rythme du film et l’animation emportent l’adhésion
  • Elle () 3
    Nul doute que parents et enfants retrouveront beaucoup d'eux-mêmes chez ces ovipares aux pieds glacés !
  • 20 Minutes () 3
    Ce deuxième opus d'Happy Feet offre aussi de belles scènes d'action et son compte de poursuites vertigineuses rappelant que c'est bien le réalisateur de Mad Max qui est aux commandes.
  • Le Figaro () 3
    Outre le fait que le film parle clairement de la relation père-fils, le secret d'Happy Feet II réside dans une succession de numéros musicaux chantés tous plus entraînants les uns que les autres
  • Le Parisien () 2
    A plusieurs reprises, ce film, qui peine au début à trouver sa route, alerte ainsi la jeune génération avec une finesse d’éléphant de mer. Le scénario n’est pas sans en pâtir et les deux crevettes en quête d’aventure font diversion.
  • Le Monde () 2
    Malgré des images spectaculaires et quelques passages touchants, Happy Feet 2 peine à surprendre ou même à séduire.
  • Fluctuat.net () 1
    George Miller ressuscite ses amis pingouins fans de karaoke pour un nouvel épisode d'Happy Feet. Malgré ses quelques images hallucinées qui tranchent, le film tourne à vide et s'enfonce dans un lourd pamphlet collectiviste.
  • A voir à lire () 2
    Une comédie musicale qui privilégie un peu trop le chant au détriment de l’intrigue, mais qui est marquée par l’animation la plus somptueuse jamais vue à l’écran.
  • Télérama () 2
    George Miller joue sur des valeurs fédératrices, et le film a une certaine majesté : si on nous avait dit qu'un jour on serait ému par un petit manchot revisitant E lucevan le stelle, le grand air du ténor de Tosca...
  • Télé 7 jours () 1
    Vous avez adoré le premier opus, où l'humour swinguait à chaque scènes, vous serez forcément déçu, ici tant l'ambiance sur la banquise s'est refroidie. Faute de scénario, on se consolera avec le graphisme, toujours aussi beau, et les bébés pingouins 100% craquants.
  • Public () 2
    Trop choupinet, les bébés manchots qui se trémoussent! Après avoir reçu l'Oscar du meilleur film d'animation en 2007, George Miller récidive et nous enchante.
  • Fluctuat ()
    George Miller ressuscite ses amis pingouins fans de karaoke pour un nouvel épisode d'Happy Feet. Malgré ses quelques images hallucinées qui tranchent, le film tourne à vide et s'enfonce dans un lourd pamphlet collectiviste.  Réussite mineure qu'une scène sublimait, Happy Feet avait fait entrer George Miller dans le cinéma d'animation après un premier pas dans le film familial avec Babe. En apparence loin des terres surchauffées de Mad Max, le cinéaste australien chevauchait alors le revival international du musical et la fable écolo sur un air de Marche de l'empereur revisitée. Pile dans l'air du temps de Pop Idol et compagnie avec ses pingouins chanteurs de variété, il annonçait le nouveau rêve contemporain d'un corps social et multiculturel appelé toujours plus à se reconstituer par le chant et la danse quand il se désagrègerait ailleurs. S'il devait avoir un message dans Happy Feet, et sa suite, ce serait : nul n'échappe à sa communauté même celui qui en diffère ; et à chacun sa place dans un monde préservé, du moment qu'on sait swinguer ensemble sur une planète propre.Happy Feet 2 ne change rien et s'entête à chanter péniblement les louanges d'une grande fédération polaire luttant pour la solidarité et contre les différences. Depuis cinq ans (c'est long pour le genre), Miller n'a pas changé ses vues et s'est même un peu aggravé: si un pas de danse peut sauver le monde, il est plus que jamais exécuté au son d'une pop de merde et dans un esprit festif biffant la rare noirceur qui émaille le film. Parce qu'il préfère un optimisme niais ou assumer son idéologie collectiviste -renforcée par le destin parallèle d'une crevette libérale quittant son ban pour révolutionner la chaîne alimentaire-, Miller renverse les rares moments forts et intéressants d'Happy Feet 2. De pures visions, tantôt cosmiques ou cauchemardesques (la trajectoire tumultueuse de deux manchots recueillis sur un chalutier), qui tranchent et font croire un moment que le film surpassera la nullité de son intrigue. Miller ne retrouve pas la scène bouleversante du premier épisode, lorsque Mumble (son jeune héros désormais père de famille) se découvre enfermé dans un zoo, sous le regard d'une fillette, mais fait jaillir quelques images inquiétantes ou illuminées réveillant les premiers amours apocalyptiques d'un cinéaste obsédé par la post-humanité.Les quelques fulgurances du film, étonnantes dans un genre plutôt calibré, sont peu de choses devant son impressionnante incapacité à nouer une quelconque ligne de force. Construit autour d'un vague enjeu de scénario laborieusement mis en place, le film se soumet à sa seule envie d'agréger des motifs, sans se soucier de tenir un récit. Moins troublant que bancal, Happy Feet 2 tient du medley à thème, sans cesse dans la référence selon la méthode Dreamworks (en plus crypté encore). Tourné sans avoir quelque chose à raconter ou à filmer, sinon l'envie de relancer son lourd message oecuménique et une comédie lourdingue, le film se dilue autour de rien, incapable même de parvenir à faire exister une mythologie que son statut de suite suppose. Si on ajoute son mauvais goût pour la soupe R'n'B, l'eurodance et le rap neuneu, ça fait beaucoup à supporter pour les rares moments où Miller relève la barre de son navire. Prototype de film sans nécessité, comme perdu sur sa banquise, ne sachant trop vers quel horizon regarder, Happy Feet 2 est l'échec qui pèse déjà sur Mad Max 4.Jérôme Dittmar Happy Feet 2De George MillerAvec (voix) : Elijah Wood, Matt Damon, Brad Pitt, Robin WilliamsSortie en salles le 7 décembre 2011
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