Affiche Gone Baby Gone

Gone Baby Gone : critiques

La critique de Premiere

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  • 3
    Pour un coup d'essai, Gone Baby Gone se révèle un coup de maître. En moins de 2h, Affleck établit un diagnostique sans appel du libéralisme sauvage, rue dans les consciences, met en balance des concepts. Sans dogmatisme, l'ex de JLo défend un humanisme éclairé digne du tandem Clint Eastwood-Paul Haggis. Mais plus qu'un film à message, Gone Baby Gone se présente d'abord comme un thriller à la structure archiclassique, une trame linéaire saupoudrée de flash-back et pimentée de scènes spectaculaires, dont la grande réussiter formelle doit beaucoup à la photographie de John Toll.

Les autres avis de la presse

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  • Télé 7 jours () 2
    Une affaire à double fond, viscérale et dérangeante, dont il ne sortira pas indemne. Nous non plus ! Mêlant suspense et réfelxion sur le bien et le mal, la justice et la loi, ce thriller poisseux teinte en bout de course son noir profond d'une ambiguïté douteuse.
  • Pariscope () 2
    Tiré d’un roman de Dennis Lehane, l’auteur de « Mystic river », «Gone baby gone» est le premier long métrage de Ben Affleck, qui tente un pari audacieux,celui de raconter cette douloureuse histoire de rapt d’enfant. Il le réussit haut la main, aidé par un remarquable scénario et un magnifique casting. Ed Harris et Morgan Freeman apportent au film leurs extraordinaires présences. Quant à Casey Affleck qui fut il y a quelques semaines le lâche Robert Ford face à Brad Pitt, c’est un jeune acteur à la belle et troublante énergie avec lequel le cinéma américain doit désormais compter. Il apporte à cette histoire sombre, grave, tout le poids de son talent. On souhaite à Ben Affleck un deuxième long métrage aussi beau.
  • Elle () 3
    Comme les enquêteurs, on est leurré, comme eux on a la pression.
  • Journal du dimanche () 3
    En adaptant le best-seller de Dennis Lehane, Ben Affleck décrit sans complaisance un monde rongé par les faux-semblants, la corruption, les secrets. Il fait preuve dune belle maîtrise, ménageant une tension incroyable, soulignant l'humanité de ses personnages complexes et dirigeant avec précision ses comédiens.
  • Télérama () 3
    Affleck filme des trognes qu'il contemple, fasciné. Un univers de bouffis et d'abrutis divers qu'il parvient presque à rendre attachants. Il fait la part belle aux seconds rôles : cette drôle de mère à la cervelle en pois chiche, par exemple, qu'interprète Amy Ryan avec une maîtrise toute théâtrale. Ou ce flic qu'incarne Ed Harris, une fois de plus génial. Notamment lors de cette scène magnifique où, en révélant au privé sa philosophie et sa morale, il lui donne, sans le vouloir, une piste pour deviner la vérité. On pourra trouver un rien trop appuyé - plus que dans le livre, en tout cas - ce classique affrontement du Bien et du Mal, avec épilogue démonstratif style Dossiers de l'écran. D'autant que c'est lorsqu'il peint, au contraire, le flou des actes et des sentiments que Ben Affleck convainc le plus. Grâce, surtout, à ce curieux privé candide et flottant, que son propre frère rend bizarrement attachant et difficilement oubliable.
  • Le Monde () 4
    Plus que de la philosophie à la petite semaine, c'est un principe de construction dramatique fécond qui permet au film de maintenir le spectateur sur le bord de son siège. D'autant qu'il est guidé dans ce labyrinthe meurtrier par un jeune acteur très étonnant. Enfin, jeune... (...) Entre son apparition remarquée, il y a dix ans, en tant que coscénariste interprète de Good Will Hunting, de Gus Van Sant, et cette première tentative comme réalisateur, Ben Affleck s'est employé à faire oublier tout le bien qu'on avait pu penser de lui. Figure récurrente de la chronique mondaine, interprète de films aussi oubliables que Daredevil ou Jersey Girl, le beau gosse a beaucoup à se faire pardonner.



  • Le Monde () 2
    Assez réussie, cette enquête sur un kidnapping d’enfant menée par les frères Affleck compte tout de même quelques longueurs. A mettre sur le compte du lymphatique Casey ? Il n’en reste pas moins que sous ses airs endormis, il donne vie à son personnage de privé dur à cuire avec beaucoup de justesse ; sa partenaire Michelle Monaghan un peu moins. Difficile dans ces conditions de s’attacher aux protagonistes. Et si la révélation finale s’avère un peu tarabiscotée, elle fait malgré tout son petit effet. En somme, Gone Baby Gone est un premier film un peu maladroit mais qui laisse présager un bel avenir à Ben le réalisateur.
  • Paris Match () 3
    Sulfureuse et palpitante, l'intrigue captive par son authenticité, surtout dans la description d'une communauté touchée par la violence et la pauvreté.
  • Fluctuat ()
    Nouvelle adaptation d'un roman de Dennis Lehane, Gone Baby Gone marque les débuts à la réalisation de Ben Affleck. Sous un air de Mystic River, le film pose de belles questions, mais peine à nous envoûter pleinement.
    - Exprimez-vous sur le forum cinémaSans même avoir lu un seul roman de Lehane, l'ambiance qui réunit Mystic River et Gone Baby Gone suffit à pointer la cohérence de l'oeuvre écrite. Même façon de situer le drame dans un quartier précis (de Boston ici), dont les familles se connaissent et où une histoire commune se dessine, même approche irrémédiable du crime, même crise à retardement des consciences. Une vision à la fois sombre et humaniste, ancrée dans un quotidien d'une classique middle-class. Le lac a remplacé la rivière, mais la transmission de la culpabilité demeure. Encore une fois, une petite fille est au coeur du drame. Dans Gone Baby Gone, il s'agit d'une enfant enlevée, dont les parents, pas convaincus par les efforts de la police, engagent un jeune détective privé ayant grandi dans le quartier. Patrick (Casey Affleck) et son amie Angie travaillent en tandem, mais sont plutôt habitués à rechercher des fugueurs, et n'inspirent que du mépris à la police, en particulier au détective Bressant (Ed Harris).Classicisme et sobriétéEncore une fois, les premiers suspects et les évidences se révèlent rapidement trompeurs, et Patrick sent progressivement la vérité se dérober alors que l'affaire semble se clore. Outre la trame narrative, la comparaison avec Mystic River est particulièrement difficile à éviter tant Ben Affleck se réfère par sa mise en scène à un classicisme et une sobriété chers au grand clint eastwood. Les intentions et l'ambition du jeune réalisateur, plongeant avec rigueur dans ce climat noir et déliquescent, sont ainsi des plus nobles. Aucun effet de style tape à l'oeil, aucun « truc » de scénario, tout participe d'une retenue qui prend le temps de la réflexion et du questionnement, et accompagne le parcours de son personnage vers la solitude et le retrait du monde. Pour autant, le film ne parvient jamais vraiment à créer ce trouble et ce malaise ambiants que le récit appelle. La faute sans doute à un casting imparfait, avec toujours ces rôles féminins peu convaincants (Michelle Monaghan dans le rôle d'Angie) ou dans l'hystérie fatigante (Amy Ryan, la mère de la petite fille).Mais on ressent surtout le manque d'un style personnel et des prises de risque qui auraient pu donner au film une autre dimension. Ben Affleck, peut-être intimidé par la profondeur de son récit, reste souvent attaché à une forme minimale, aucune scène ne venant vraiment se détacher ou déclencher d'étincelle. Seul Casey Affleck, et le duo ami-ennemi qu'il forme avec Ed Harris, parviennent à mettre en branle cette lourde machinerie. Après sa performance mémorable dans Jesse James, le « frère de » semble sur le point d'inverser les rôles, tant sa présence à l'écran produit une énergie et un trouble qui suffisent à faire tenir certaines scènes plutôt bancales. Avec cette voix nasillarde, sa nonchalance et la force de son regard, il incarne un parfait pion qui prend un jour conscience de sa situation et se donne les moyens de la changer. Un parfait « super héros » du quotidien, soit un homme qui s'interroge et qui s'engage. La plus belle réussite de Gone Baby Gone , c'est lui. Gone Baby Gone
    De Ben Affleck
    Avec Casey Affleck, Ed Harris, Michelle Monaghan, Amy Ryan
    Sortie en salles le 26 novembre 2007
    Illus. © Buena Vista International
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