Date de sortie 14 mars 2018
Réalisé par Pascal Laugier
Avec Crystal Reed , Taylor Hickson , Rob Archer
Scénariste(s) Pascal Laugier
Distributeur Mars Films
Année de production 2018
Pays de production Canada, France
Genre Film d'horreur
Couleur Couleur

Synopsis

Suite au décès de sa tante, Pauline et ses deux filles héritent d’une maison. Mais dès la première nuit, des meurtriers pénètrent dans la demeure et Pauline doit se battre pour sauver ses filles. Un drame qui va traumatiser toute la famille mais surtout affecter différemment chacune des jeunes filles dont les personnalités vont diverger davantage à la suite de cette nuit cauchemardesque...

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Pascal Laugier : "Avec Mylène Farmer, il y a eu une rencontre humaine"

A l’occasion de la sortie de Ghostland, le 14 mars, Première a pu rencontrer Pascal Laugier, le réalisateur du film

Critiques

  1. Première
    par Gael Golhen

    Comme toujours chez Pascal Laugier, moins vous en saurez, « mieux » vous vous porterez. On met ça entre guillemets parce que Ghostland est une expérience éprouvante, dans tous les sens du terme… Tout commence par un chromo rural à la Stephen King. Un enfant qui court dans les champs de maïs, un patelin américain, une maison abandonnée, et trois femmes qui sortent d’une buick et s’y engouffrent. La mère (Mylène Farmer fascinante) et ses deux ados vont y vivre leurs pires cauchemars, mais ça elles ne le savent pas encore. Nous non plus et, à partir de l’apparition d’un croquemitaine, tout ce qu’on pourrait révéler de l’intrigue de Ghostland n’est que fausses routes et diversions.

    Cinoche à l’ancienne
    On dira juste que le film est une claque, qu’il s’interroge constamment sur le rapport au réel, à l’écriture et à l’imaginaire (la plus jeune des filles est obsédée par Lovecraft et veut être écrivain, ce qu’elle devient), qu’il ménage son lot de scènes (vraiment) chocs et qu’il cache en son cœur un mélo familial déchirant qui amène à l’une des plus belles scènes vues récemment au cinéma. Il y a surtout dans ce film, une envie folle de faire un cinéma de genre à l’ancienne, libertaire, idéologique, fécond et farouchement « anti ». Depuis Martyrs, Laugier réalise des expériences qui cherchent à provoquer le vertige, fouillent les spirales inconscientes pour mieux se dérober à toute appréhension. On pourra reprocher au film ses (trop) nombreux twists, ses effets parfois faciles et son jusqu’au-boutisme, mais, agréable ou pas, Ghostland est un ride que le grand écran ne procure plus que trop rarement.