Funny people : critiques
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Les critiques de Premiere
(2) 3- Stéphanie Lamôme4(...) Funny People s’apparente au génial Man on the Moon de Milos Forman. Certes, Adam Sandler n’a pas la folie de Jim Carrey, mais justement. Son absence totale de charme et son laisser-aller général l’impliquent physiquement dans un rôle gras du bide kamikaze et bouleversant. C’est parce que Judd Apatow aime ses personnages qu’il ne les rachète pas.
- Isabelle Danel1Au-delà du prétexte d’une radiographie de la célébrité, le vrai sujet est : « C’est fichtrement long de devenir un type bien. » Et, de fait, sans mise en scène ni montage digne de ce nom, les deux heures vingt de projection sont interminables.
Les autres avis de la presse
(17) 2- StudioCiné Live (Emmanuel Cirodde) 3(...) une comédie d'auteur, qui alterne avec bonheur les irrévérences binaires et toute une gamme de chaude nuances. Funny People ressemble en l'état à un film-manifeste, qui rassemble le meilleur d'Apatow et qui, en dépit d'une longueur un peu déstabilisante, gagne en universalité grâce à une réflexion sur la vie en générale plutôt que sur les accidents qui la jalonnent.
- Journal du dimanche (Mathilde Lorit) 3Passionnant dans sa description des coulisses du stand-up et génialement incarnée par les fidèles du réalisateur -auxquels se joignent le délirant Jason Schwartzman et le surprenant Eric bana - le film prouve que la folie Apatow ne saurait se résumer à un éphémère phénomène de mode.
- Télé 7 jours (Julien Barcilon) 3Apatow, nouveau tycoon de l'humour US, n'a rien cédé de son inclinaison pour le trash-potache qu'il dilue cette fois dans l'émotion et la nostalgie. Adam Sandler, son ancien coloc des années de vaches maigres, forme avec Seth Rogen un sacré duo de nice people.
- Positif (Christian Viviani) 1Funny People est un film ambitieux et indubitablement ressenti. En fait, ce n'est pas un film, mais deux : et c'est bien là le problème. Le premier est brillant et superbement joué (...) Puis commence un second film (...) on regrette l'impression finale de ratage, et on attend le sympathique réalisateur eu tournant de son prochain film.
- Le Figaro (Eric Neuhoff) On devrait s'esclaffer; on reste de marbre. Deux heures vingt qui s'écoulent mollement sur les affres d'un comique atteint de leucémie. Adam Sandler veut soudain devenir un type bien. Il va avoir du mal.[...] Complaisance et scatologie sont les deux mamelles de ce pensum.
- Les Inrocks (Axelle Ropert) 3Embarras du comique, ingénuité de l’émotion, découverte de la nuance, comme si le comique devait se débarrasser du fameux esprit de dérision qui déconsidère toute chose pour retrouver une faculté d’étonnement. Aucune moralisation là-dedans, mais peut-être plus profondément le récit d’une inspiration : comment un comique la perd et la retrouve.(...) L’étincelle manque, et le monde grimace à vide. La solitude du comique, que teste Sandler dans ces scènes où l’établissement d’un rapport humain échoue mollement contre l’égoïsme couard de tout un chacun, se fissure lorsque la possibilité d’un partenaire surgit.
- Libération (Olivier Seguret) 2Malgré la fadeur probablement volontaire de l'image, sa platitude délavée et parfois ouvertement moche, on palpe bien au fil de Funny People l'idéal cinéphile qui se forme à l'horizon de l'ambitieux Apatow et que toute la critique repéré : ce goût des comédies au tempo déphasé dont Blake Edwards -surtout en fin de carrière - s'est fait le spécialiste, mais aussi une forme de film mieux tapie, déléguée, de nombrilisme charmant à la Woody Allen.
- 20 Minutes (Caroline Vié) 4Adam Sandler, épatant en star comique capable de s'auto-parodier, n'avait pas été aussi touchant depuis Punch-Drunk Love [...] Judd Apatow a pris le parti de rendre ses personnages attachants sans les angéliser pour autant.[...] De leurs faiblesses naît la force d'une réflexion passionnante et drôle sur la vis comica (la force comique), la célébrité et ses petits tracas.
- Fluctuat.net (Jérôme Dittmar) 3Funny People se veut donc plus grave (toute la première partie tourne autour de la mort, la seconde sur un échec) et mûr que les précédents films d'Apatow. La comédie, bien que toujours présente, se teinte d'une humeur sombre. (...)Tout se recoupant dans un vertigineux récit personnel qui hélas ne tient pas complètement sur la durée et se perd sans toujours atteindre son but.
- Nouvel Obs (Nicolas Schaller) 3Plus autobiographique que jamais, « Funny People », avec son regard sans fard sur la célébrité et sur le bonheur familial, son humour au ras de la braguette, sa tendre crudité et son insidieuse amertume, impose l’épatant Apatow comme le meilleur portraitiste actuel des mœurs californiennes. Et si, dans son dernier tiers, le film tire à la ligne et flotte un peu, à l’image de ses personnages, c’est aussi ce qui fait son charme et participe de sa franchise, aujourd’hui unique à Hollywood
- L'Express (Julien Welter) 2A partir de ce postulat à l'ironie grinçante, le réalisateur [...] livre une oeuvre très personnelle.[...] il parle de ce métier étrange qui consiste à amuser les gens et situe son film à mi-chemin entre Lenny, de Bob Fosse, pour le portrait acerbe de la célébrité, et la série Seinfeld, pour les petites discussions désopilantes. Mais, poussé par l'envie d'être considéré comme un vrai auteur, il s'enlise ensuite dans une comédie familiale sans intérêt qui plombe l'ensemble. Les blagues les plus courtes ne sont-elles pas les meilleures ?
- Le Parisien (Marie Sauvion) 3Décidément hilarant lorsqu'il croque des groupes de copains ou des couples, Judd Apatow regarde la mort en face et signe, de fait, un long métrage plus grave que les précédents. Dans une première partie, passionnante, le réalisateur décrit le travail quotidien d'une bande de comiques [...]La seconde moitié de «Funny People», moins originale de prime abord, s'interroge : que faire d'une deuxième chance ? [...] Il y avait sans doute matière à deux films, mais l'ensemble, malgré des longueurs, pétille d'intelligence et réunit des acteurs absolument formidables.
- Télérama (Jacques Morice) 4On attendait une comédie et c'est un objet déconcertant qui déboule. Un drame sardonique mâtiné de farce, qui passe sans prévenir de sketchs délirants sur le pénis à des moments de souffrance muette. [...] Il se révèle ici un scénariste original, qui alterne les registres, enchaîne des séquences rapides avec d'autres nettement plus longues [...] Apatow surprend par sa capacité à insuffler à l'intérieur de la comédie de réelles interrogations.
- Télérama (Blottière Mathilde) Tous aux abris : Judd Apatow s'est mis en tête de penser ! Le résultat de sa gamberge ? Un film d'un mortel ennui dont on ressort, au bout de deux heures et vingt-six minutes, avec les zygomatiques en berne. [...] Funny People réussit la gageure d'échouer sur tous les fronts, le rire comme l'émotion. De gros beaufs qui, entre deux pets, réfléchissent sur le sens de la vie, le tout sur un rythme aussi mou que le ventre d'Adam Sandler : on a connu plus excitant...
- Le Monde (Thomas Sotinel) 1Funny People est un film très drôle. C'est au moment où la camarde s'éloigne que passe l'envie de rire. Ce très long film marque le passage de son cinéma (celui d'Appatow) à l'âge adulte, et à cette occasion on se dit, comme lors d'une réunion d'anciens élèves, qu'on le préférait avec son acné juvénile.
- Paris Match (Alain Spira) 3Satire cynique du show-biz, cette comédie sentimentale est saupoudrée de répliques graveleuses. Dommage que tout à son sujet, le réalisateur ne se soit pas aperçu que l'heure tournait. Deux heures vingt, c'est trop long.
- Fluctuat () 3Avec Funny People, Judd Apatow signe un retour très attendu en demi-teinte. Un film bilan et de crise, drôle mais surtout grave, où l'auteur ne tient pas jusqu'au bout son sujet mais révèle une oeuvre à la dimension théorique inédite. En cinq ans, Judd Apatow a modifié le paysage de la comédie américaine. Succès inattendu de 40 ans, toujours puceau, carton outre-Atlantique d'En cloque, mode d'emploi, productions en pagailles (SuperGrave, Délire Express, Sans Sarah, rien ne va, Frangins malgré eux), il est devenu en quelques années la nouvelle coqueluche d'Hollywood. Installant avec lui une bande d'acteurs, scénaristes, réalisateurs qui passa en un éclair de l'anonymat au rang de stars. Rien ne semblait alors pouvoir arrêter l'ascension fulgurante de celui qui réussit à transformer la comédie potache en modèle de sensibilité. Rien sauf peut-être son très attendu Funny People, annoncé comme un tournant dans la carrière du réalisateur. Chez lui, le film a déçu ou dérouté. Ici, même ses plus ardents défenseurs risquent d'être sceptiques. Avec Funny People, Apatow signe une sorte de film bilan, à la fois très autobiographique, inégal, monstre, boiteux, presque crépusculaire et mélancolique. Une oeuvre étrange, longue (2h26), s'étalant comme pour ressasser ses obsessions, prendre du recul, faire une analyse, sans savoir franchement tirer une conclusion nette.Opening DayProche du film malade, Funny People c'est un peu la midlife crisis d'Apatow. L'auteur doute, interroge les fondements de son cinéma, ses convictions, qu'il relaie tout au long d'une intrigue où la durée étire les situations pour mieux tirer des conclusions. C'est presque son Opening Night : une oeuvre tout en abîme, réflexive, plongeant dans le monde du stand up, ses coulisses, ses stars, ici incarnées par Adam Sandler (vieil ami d'Apatow, ils étaient colocataires à la fac) et Seth Rogen, son poulain, qu'il a découvert sur scène. Le scénario part ainsi sur leur rencontre fictive. Le premier est une vedette aux cachets exorbitants, jouant dans pléthores de navets rappelant les pires films de l'acteur. Le second, d'une autre génération, cherche à se faire une place dans le milieu, rêvant d'accéder à une carrière à l'image de son modèle. Apprenant un jour qu'il est atteint d'une maladie prétendue incurable, Sandler fait de Rogen son homme à tout faire. Il l'aide à remonter sur scène en écrivant ses sketchs, l'accompagne dans son quotidien, devient son confident. Chacun trouvant dans l'autre un intérêt.Travail et familleFunny People pourrait être vu comme un documentaire sur le milieu du stand up, avec en marge l'obsession de la starification : des seconds rôles (Jonah Hill, Jason Schwartzman) aux premiers, tous rêvent d'accéder à une certaine popularité. Mais il est davantage une remise en question d'Apatow doublé d'un portrait de ses comédiens. La promesse de cette mort à venir pour le personnage de Sandler sert ainsi de prétexte narratif au cinéaste. Elle lui permet de distinguer une voie professionnelle dans laquelle chacun essaie de se concrétiser - terrain où l'auteur a posé son empreinte. Et une voie sentimentale et traditionnelle où se rejoue l'importance du modèle familial que ses précédents films ont promu. Au travers du scénario, le cinéma d'Apatow est donc complètement théorisé : son héros malade, ayant raté sa vie amoureuse mais réussi sa carrière, devient le reflet angoissé d'un auteur soulignant soudainement ses thèmes avec inquiétude. La famille, que Sandler n'a pu construire et qu'il est incapable de forger, est presque mise en péril devant sa nécessité à se maintenir en dépit de ses malaises. Là où autrefois elle apparaissait comme un idéal, un modèle, un pas vers le monde adulte, elle peut désormais vaciller, incertaine.Sandler / RogenFilm vortex à la dimension biographique multiple, Funny People joue aussi avec la destinée commune de ses acteurs. Des images ouvrant le film (une vidéo d'Adam Sandler qu'on imagine tournée par Apatow lorsqu'ils étaient à la fac) à l'évolution de Rogen dans l'intrigue, le cinéaste réécrit leurs parcours respectifs. Il mélange fiction et réalité, imagine la rencontre impossible alors entre la star et son fan, leur invente une histoire pour raconter leurs trajectoires - s'amusant au passage des nanars familiaux de Sandler qui ne font rire personne ou presque. Cette étrange recette entre le vrai et le faux (le film multipliant par ailleurs les guests stars méconnus chez nous), approfondit une oeuvre qui pourtant s'égare un peu au second tiers. Quand en effet il ne s'agit plus que de ciseler à l'excès cette problématique de la famille, le film s'enlise jusque dans sa mise en scène d'une platitude alors absente. Tout cela n'est pas vain, bien sûr, puisqu'il participe à l'évolution des personnages et la déconstruction du cinéma d'Apatow. Mais les scènes patinent tandis que les enjeux se répètent, en dépit d'un Eric Bana dont on découvre enfin les talents comiques.Tendres passionsFunny People se veut donc plus grave (toute la première partie tourne autour de la mort, la seconde sur un échec) et mûr que les précédents films d'Apatow. La comédie, bien que toujours présente, se teinte d'une humeur sombre. En filmant la vie des professionnels du rire, le cinéaste montre un monde pas toujours drôle où ceux qui amusent le public sur scène ou à l'écran bataillent pour des carrières parfois un peu minables. Une oeuvre donc en forme de constat quadruple, sur Hollywood (et le stand-up), Apatow, Rogen, Sandler. L'ensemble entremêlé se cherche un ton qui évoque les mélos de James L. Brooks, référence presque avouée au générique. En tant que film d'une probable transition pour son auteur, Funny People semble déjà se retourner sur ses années de succès en se demandant, et après ? S'il n'a pas su trouver toutes les réponses, voire parfois su les poser, il en revient à cette conclusion : comme Sandler, seul et pathétique en bout de course, il faut continuer et se tourner vers ceux qui, sincères (Rogen), sont à fond dans leur job. Les deux acteurs incarnent ainsi le passé et le présent d'Apatow, ils sont ses miroirs, ses doubles. Tout se recoupant dans un vertigineux récit personnel qui hélas ne tient pas complètement sur la durée et se perd sans toujours atteindre son but.Funny People De Judd ApatowAvec : Adam Sandler, Seth Rogen, Jason Schwartzman, Jonah Hill, Eric BanaSortie en salles le 07 octobre 2009[mediabox id_media="108901" align="null" width="500" height="333"][/mediabox]Illus © Universal Pictures International France Jérôme Dittmar - Exprimez-vous sur le forum cinéma- Suivez le fil comédie sur le blog cinéma- Judd Apatow and co sur Fluctuat : lisez les critiques de En cloque, mode d'emploi (2007) plus SuperGrave, Délire Express, Sans Sarah, rien ne va, Frangins malgré eux- Judd Apatow connection : une galaxie en expansion
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