Date de sortie 28 mars 2018
Réalisé par Sharunas Bartas
Avec Andrzej Chyra , Mantas Janciauskas , Lyja Maknaviciute
Scénariste(s) Anna Cohen-Yanay, Sarunas Bartas
Distributeur Rezo Films
Année de production 2017
Pays de production Lituanie, France
Genre Drame
Couleur Couleur

Synopsis

Rokas et Inga, un couple de jeunes lituaniens, conduisent un van d’aide humanitaire depuis Vilnius jusqu’en Ukraine. Au fur et à mesure de leur voyage et au gré des rencontres, ils se retrouvent livrés à eux-mêmes, traversant les vastes terres enneigées de la région de Donbass, à la dérive entre des vies déchirées et les débris des combats. En s’approchant de la ligne de front, ils se découvrent l’un l’autre et appréhendent peu à peu la vie en temps de guerre...

Critiques

  1. Première
    par Thierry Chèze

    Sharunas Bartas appartient à cette catégorie de cinéastes qui aiment entretenir le flou autour de ses récits, donnant au spectateur un rôle actif. En l’occurrence que raconte Frost ? Le portrait d’un couple de jeunes Lituaniens en route pour une mission humanitaire en Ukraine ? Ou la chronique du conflit sanglant qui oppose depuis 2014 l’armée ukrainienne et les forces séparatistes pro-russes ? Sans doute, l’un et l’autre à la fois. Ou peut-être encore autre chose qui nous a échappé. Dès le départ, très peu d’infos sont données et jusqu’au bout la motivation des personnages restera mystérieuse tout comme les ressorts des liens qui les unissent. Dans Frost comme toujours chez Bartas, il faut s’abandonner, ne pas chercher des réponses à des questions qui seront à peine esquissées. La mise en scène et le sens du cadre y invitent. Sa direction d’acteurs aussi, y compris à travers la courte présence de Vanessa Paradis en journaliste de guerre, aussi à l’aise dans cet exercice que dans ses récents passages marquants chez Guillaume Gallienne (Maryline) et Samuel Benchetrit (Chien). Mais il y a aussi un côté poseur assez pénible dans cette démarche et une difficulté à ne pas sombrer peu à peu dans l’ennui. Jusqu’à la dernière ligne droite, enfin vraiment prenante et envoûtante. Dommage que l’heure et demie qui précède paraisse souvent interminable.