Fighter : critiques
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Les critiques de Premiere
(2) 4-
Mathieu
Carratier
3
Simple, direct, fondé sur une histoire vraie, Fighter est un concentré de cinéma working class, une success story populaire à l'ancienne sur un outsider qui cherche la lumière alors que son entourage le tire inlassablement vers l'abîme. Dans le rôle juteux du frangin autodestructeur, Bale est une nouvelle fois dément, tandis que Melissa Leo, en matriarche white trash régnant sur un gang de soeurs permanentées particulièrement flippantes, et Amy Adams, en serveuse dure à cuire, livrent chacune une performance à ranger parmi les meilleures de leurs carrières. Héros du film, Mark Wahlberg se retrouve paradoxalement avec le rôle le moins tape-à-l'oeil. mais ne vous faites pas avoir par son apparente discrétion : il est le ciment de ce drame humain qui a déjà des allures de petit classique.
-
Emilie
Lefort
4
Il y avait Raging Bull et Rocky, à présent il faudra aussi compter avec Fighter ! David O’Russell retrace ici la vie de deux frangins boxeurs loosers (Bale/Wahlberg) dans un drame mêlant scènes de vies de famille et scènes de combats. Ces premières décochent bon nombre d’uppercut grâce aux prestations enragées et magistrales de Melissa Leo et Amy Adams. Et si les deux femmes n’arrivent pas à vous mettre au tapis, le duo Wahlberg/Bale vous y poussera sans vergogne. Le cinéaste offre un biopic sobre, beau et énergique, qui finira par vous mettre K.O. !
Les autres avis de la presse
(17) 3-
StudioCiné Live (Véronique Trouillet) 4Un film sur la boxe et la famille dans la belle lignée de Raging Bull et Rocky. Mark Walberg trouve ici l'un de ses rôles les plus complexes et il s'en sort bien (...) Mais Christian Bale lui vole toute ses scènes. Encore une fois méconnaissable avec sa maigreur, ses dents pourries et ses yeux fous de drogué, il disparaît dans son rôle, et nous met K.O.
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Geek (Virgile Iscan) 4En remplissant son contrat sans pour autant corrompre la singularité et l'énergie qui fait son ciné, David O.Russell entre dans la cour des grands, signe un Raging Bull libre et engagé de tous les côtés.
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Positif (Pierre Eisenreich) 2... Malgré l'exploit de Walberg et Bale, on perçoit aussitôt que la réalité surpasse la légende!
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Nouvel Obs (Olivier Bonnard) 3Si le film déroule un peu trop de fils narratifs à la fois pour ne pas se prendre les pieds dedans, il bénéficie d’une interprétation poids lourd : Bale et Melissa Leo, les deux oscarisés, sont formidables, et Wahlberg, tout en sobriété, ne démérite pas. Les scènes de boxe sont bien filmées, mais les vrais uppercuts, ici, ont lieu sur le ring de l’émotion.
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Le Figaro (Olivier Delcroix) 3Le film s'appuie sur un solide casting et l'extraordinaire prestation de Christian Bale. Filmés de manière viscérale, les combats sont proprement stupéfiants, à la fois bruts et authentiques.
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Technik'art (Benjamin Rozovas) 3Fighter se déporte vers la comédie, s'aère, bouillonne, pulse au tythme des escarmouches de jardin et des conversations de bar. Christian Bale est fantastique.
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Elle (Françoise Delbecq) 3Dans ce décorum d’une Amérique white trash filmée d’une façon très crue, voire cruelle, les matchs de boxe prennent une résonance de lutte pour la vie
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20 Minutes (Caroline Vié) 3Sans caricature, tout en empathie, Fighter trouve sa place au panthéon des films du genre entre Rocky et Raging Bull. Il balance un uppercut en pleine face avec une rage d’enfer. (…) En sortant de ce film on a l’impression de mieux comprendre ce qui anime les gladiateurs du ring.
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Le Parisien (Marie Sauvion) 3Chute et rédemption, misère et ascension sociale, « Fighter » réunit les ingrédients attendus du film de boxe type. (…) Le résultat ? Punchy et émouvant. On n’est pas passé loin du KO.
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Libération (Didier Péron) 3Même si Wahlberg est, comme d’habitude, très bon dans le rôle du gentil Mickey, l’inquiétant Christian Bale lui arrache la vedette en Dick le cinglé
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Les Cahiers du cinéma (Joachim Lepastier) 3Voilà un film qui (…) travaille à nous convaincre de sa sincérité et de son engagement, mais emporte l’adhésion sans grande flamboyance, simplement par la paradoxale séduction de sa propre grimace.
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Télérama (Louis Guichard) 3David O. Russell met en scène ce monde rétréci avec un prosaïsme frontal, une simplicité réaliste qu’on le lui connaissait pas. […] L’accès direct des acteurs aux modèles vivants de leurs personnages a engendré un délire de perfectionnisme mimétique qui assure le spectacle
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Télérama (Louis Guichard) 3David O. Russell met en scène ce monde rétréci avec un prosaïsme frontal, une simplicité réaliste qu’on le lui connaissait pas. […] L’accès direct des acteurs aux modèles vivants de leurs personnages a engendré un délire de perfectionnisme mimétique qui assure le spectacle
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Brazil (Sylvain Blanchard) 1Les premières minutes du film étaient pourtant prometteuses, posant des personnages que l'on voudrait aimer, mais hélas rapidement noyés dans un délire guimauve du plus mauvais effet. (...) Fighter s'impose alors comme un film profondément indispensable, et qui ne vaut que par la prestation d'un Bale nouveau (...) maigre consolation.
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A voir à lire (Sébastien Schreurs) 3
Grâce à la poigne de Mark Wahlberg, The fighter voit finalement le jour. Les "rois du ring" vont vous mettre KO. Et c’est tant mieux car, avec sa distribution irréprochable, ce drame familial teinté d’humour est une pure réussite. -
Chronic'art (Yal Sadat) 3À trop tirer sur le fil du réalisme cassavetien, certes profitable aux acteurs, le tableau de famille frôle la caricature psychodramatique. Il faudra attendre la remontée de Ward sur le ring pour que tombent les masques de sensiblerie ; la boxe, filmée comme un spectacle libérateur, revient alors comme le mode d'expression le plus éloquent et adéquat. Fighter finit donc heureusement par redevenir ce qu'il aurait du être de bout en bout, à savoir un film viscéralement physique, et non évasivement psychologique.
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Fluctuat ()Depuis J'adore Huckabees, on avait perdu de vue David O Russell. En attendant un florilège de films à venir, il revient avec Fighter, histoire vraie de boxeurs en famille dans l'Amérique des 90's. Surfait et surjoué, ce retour est un KO technique.Christian Bale en toxico allumé suffirait presque à plier Fighter en dix minutes et demander la sortie. En roue libre, l'acteur est si grotesque, excessif, hystérique, qu'il en est pitoyable de maniérisme outrancier, de performance performative, d'Actors Studio dégénéré et incontrôlé. Si Mark Wahlberg ne lui donnait pas le change en rééquilibrant les choses, Fighter serait un long et pénible chemin de croix, un Bale show gonflant et impossible, ceci malgré l'Oscar pour son rôle - preuve d'un malentendu récurrent de la part de l'Académie, ou du mauvais goût ambiant de l'époque. Si le film est heureusement un peu plus que ça, il est toutefois au diapason de cet acting cauchemardesque dans sa première heure. Portrait de deux frères boxeurs, l'ainé et son cadet, l'un ex petite gloire tombée dans la dope (Bale), l'autre tentant de faire son trou (Wahlberg) dans l'ombre du premier, Fighter est avant tout une histoire de famille, sur laquelle règne une mère possessive et barrée (Melissa Leo, complice de Bale en plus soft), avec ses innombrables filles allumées au look infernal. Une famille un peu tuyau de poil qui, devant la camera de Russell, a des airs de bande de ploucs filmée par un bourgeois (un mélange de complaisance et de distance mal orchestré par une reconstitution très apprêtée). Ce qui est un peu tout le problème de cette première partie où rien n'est drôle, attachant, intriguant, juste débile, forcé, péteux, déplacé, faux, et surjoué.Chichiteux, un peu creux, Fighter ennuie pendant une bonne heure. De par son naturalisme en préfabriqué, tout dans la fausse spontanéité d'un filmage au poing qui brasse de l'air ; son coté trop réfléchi et sursignifiant qui en découle, incapable de rendre crédible cette Amérique populaire du Massachusetts ; son style télévisuel, que son tour de force esthétique (filmer les scènes de boxe avec la même image vidéo qu'à l'époque) ne rend pas plus passionnant, mais renforce sa posture artificielle, plus vintage qu'attaché à ressusciter la réalité du passé. Les choses s'améliorent enfin lorsque Wahlberg se reprend en mains, fuyant frangin (incarcéré momentanément) et famille pour construire sa carrière. Se rebâtissant sur la mythologie du genre, de Newman à Stallone, le film devient plus fréquentable. Moins arrogant, Russell se cale derrière un Wahlberg précis, joli personnage cherchant simultanément l'émancipation et la réconciliation familiale. Une double quête redonnant rythme et enjeux à un film cherchant son point de gravité sans complètement le trouver, comme la seconde partie de The Wrestler errait avant de sacrifier Mickey Rourke. La parenté avec Aronofsky n'est pas gratuite puisque, un temps sur le projet, son nom est toujours au générique. Mais ici aucune déchéance ni héros supplicié par un cinéaste sadique. Russell préfère la lumière, la parole, il croit à une authentique entente entre les êtres, malgré toute sa condescendance. Autant dire que ça change tout. FighterDe David O RussellAvec : Mark Wahlbergh, Christian Bale, Melissa LeoSortie en salles le 9 mars 2011 Illus © Paramount Pictures Jérôme Dittmar
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